SCENE IV
MÉROVÉE, MARGOMIR.
UEKOVÉE.
Que veux-^tu? me voici.
MARCOMIR
Son audace une fois connaît l'obéissance.
MÉROVIÉ^
Quel accueil , juste Ciel , après d^ux ans d'absence l
MARCOMIR
D'absence? dis d'exil. Mais qui Ta supporté?
MÉROVÉE
Je ne t'ai point banni , prince , tu m'as quitté. Nos nœuds fuient toujours présens à ma mémoire, il me souvient encot de notre hymen de gloire. Des feux , de monts en monts , rapides messagers , D'une attaque imprévue annoncent les dangers. Nous nous levons tous deux ^ à ce signal d'alarlnés : La pierre du serment voit échanger nos armes ;
L'uQ à l'autre enlacés, nous marchons, et le «ort Par un double succès courQupe un double effort, 11 t'en soutient aussi ; yoUà sous quels auspices. Nos deux pœurs à la gloire offrirent leurs prémices»
• Ces liens fortunés devaient être éternels,
» PartouJ on célébrait nps exploits fraternels ; y> £t les Bardes , en chœur, sur la harpe soqore ,
• Chantaient les deux amis : il t'^n ;souyiept lencore \ Clocjion lueurt, hélas! et le peuple indécis,
!En pleurant notre père hérite entras les fils.
J)e quelques jours de plus respectant l'avantage ^
fj'appplle sur tes droits ses vœux et son suffrage ;
C'est vainement. Choisi d'une commune voix ^
3e sentis sous mes pieds s'élever le pavois ;
£t d'innombrables crispour mon règne prospère^
M'apprirent quel f^rd^au j'héritais de mon père.
A tes désirs trompés je (|eyins odieux ;
Cep<endant du pavois je %e cherchais des yeux ,
Je te tendais la main : mon cœur ne pouvait croire ,
Que le tien m'enviât cette triste victoire.
J'étais toujours foa frère , et uqu pàjs %on rivai ^
Tp^ çJtef peut-être, , . ,
HÂRCOMIt,
Toi ! pas même mon égal^ Dès qu^un peuple abusé cessa d'être fidèle, Que le pavois frémit sous le poids d'un rebelle ^ Je ne connus plus rien, si ce jxest moft péril. C'est à top repentir d'expier mon exil, 3uis-moir Pu peuple Frauc désarme le courage ^ Âpprendsrlui sop devoir, ep jfno rendant hommage^ Enfin , que ta /i^rté cpp^niçppio à m'obéir ^
h ces3ef ai peut-étrç aJor3 dp %^ haïr»