ACTE Y, SCÈNE VL
» Et la flamme à la main , reaversant les obstacles y » Ils vont de Geneviève accomplir les oracles ; » Te venger , arracher un grand homme au poignard ; » Mais cours , vole , peut-être il est déjà trop tard !
HARGUS.
Tes Francs , )e les ai vus succomber avec gloire. Ce camp a retenti des cris de la victoire ; Dans sa tente , en vainqueur , Attila s'est rendu : J'espérais l'y surprendre.
EIPHSGE.
Enfin tout est perdu !
MARCIJS.
Non, madame. II nous reste encore la vengeance. Du meurtre d'Attila frémit mon innocence ; Mais quand j'aurai porté le trépas dans son sein , Ce fer , ce même fer punira l'assaàsin.
EJLPHiGE.
(Signe de surprise de Mareus. )
Donne ce fer vengeur ! ... Va, moîns il semble à craindre. Plus au cœur du tyran , ce bras est sûr d'atteindre.
(Elle prend le poignard d^ Mareus.)
Donne!... mais mon époux, les Francs que j'ai perdus, Bien que vengés par moi , me seront-ils rendus ? Se ranimeront-ils a mes cris , à mes larmes?
Serai-je moins captive? O précieuses armes »
(On entend du bruit. )
Je puis mourir ! On vient! c'en est fait !
MARCus , l'arrêtant
Qu'osez-vous?
BLPHÈGÊ.
Je veux fuir le vainqueur.
j9 ATTILA,