‹ Attila: tragédie en cinq actesChapitre 9 sur 59 · ACTE I, SCÈNE III. g · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE III. g

La Gaule ét&it l^ir bien; mais l't^ïit-ils comenée? Est-ce de leur aveu qu'y r:ègne MérOTée?

D'Orléans à Cambrai, de Gcrfogne à Paris, Sa bannière est debout sur votre aigle en débris. D^une errante tribu la Gaule est la conquête : Et quand le déshonneur pèse sur votre tête , Quand le Franc vous dépouille, au lieu de Je punir, Avec lui , contre moi , vous allez vous unir? Pourvous,Roïnains, l'opprobre estdonc le bieli suprême. Mais moi je défendrai Rome contre elle-même,

VIGILIUS,

Byzance, en ce$ débat», garde un profond «repos; Vainement Mérovée appela nos drapeaux.

Que ce soldat d'un joui* a de 4roits à ma haine ! Il m'attend^ il me brave en hardi capitaine; Et pour avoir vu fuir quelques lâches Romains, Il croit le sort du monde, et le mien, dans ses mainS. Je briserai bientôt son sceptre et son audace.

VlGlLltJS.

Mais' ce .sceptre est promis à l'aîné de ^a race , Au fougueux Marcomîr, qui, des Francs d^aîgnê, Tomba du rang des rois sans même avoir régné ; Et qui , dans vos états , traînant son fanpxnssance , Contre Rome et Lutèce arma votre vaillance.

Ennemi de l'Empire, il marche dans vos rangs; Et non content , seigneur, d'être un jour roi des Francs ^ Au trône des Césars il ose aussi prétendre.

Qu'oui ^ craindre les ifois ^e]e daigne défendre?^

»o . ATTILA.

Ya.^.ce digne artisan de complots ténébreux Perd son frère, son peuple, et se perd ayec çux.

YIGILIUS.

Rome adopta les Francs; fiers comme nos ancêtres, Ils semblaient nous offrir des appuis

ATTIIA.

Dis des maître a« .Ou Français, oi) Gaulois, les soldats de Brennus» Jusqu'au Tibre étonné jadis sont parvenug; Et peut-être plus tard , leurs neveux intrépides Iraient graver leur gloire au front des Pyramides. Sans lendemain pour eux, ce jour, à leurs fureurs Arrachera l'empire et les deux empereurs.

Reporte en Orient ce que ma voix t'annonce.

VIGIUUS.

Seigneur;.... mais si la guerre était notre réponse?

ATTXLA,

ta guerre!

VIGIUUS,

Si Byzance, en prévenant vos coups, Avec Rome et Paris s'unissait contre vous , Peut-être votre front perdrait quelques couronnes, Pardonnez-^moi si j'ose.,...

En effet, tu m'élonnes; Je t'entends , et tu vis !

VIGIUUS,

Quoi! vous menacez !,.,.«

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