ACTE I, SCÈNE III. . ij
toi!
Vous voyez derant vous Tainbà&sadeur d'un roi,
***Ces obscurs souveraias qu'un coin du monde encenso
Revendiqueraient-ils les droits de la puissance;
Eux, qui n'ont usurpé ses nobles attributs
Que pour me fi^tiguer à fopce de tributs?
Ce Valentinîen, perdu dans la mollesse,
Aux combats a toujours dérobé sa faiblesse.
Son peuple, dans un caoïp, ne l'aperçut jamais.
Vil captif d'une femme, esclave en son palais,
De l'Empire, à sa mère il a jeté les rênes ;
Ce fardeau l'accablait; il se plaît dans ses chaînes'.
Et ces Romains, jadis forcenés citoyens,
Au lieu de secouer, de briser leurs liens.
Adorant en silence un si honteux servage ,
Semblent dégénérer même de l'esclavage.
L'empereur Théodose, en son abaissement,
A su trouver un joug encor plus infamant.
A la honte des rois, des peuples de l'aurore,
Un Eunuque préside aux destins du Bosphore ,
Crysaphe, que la terre, en son mâle dédain,
Comme un monstre odieux, met hors du genre huniain,
Ce même'Thébdose, en son aveugle rage.
Par des assassinats entretint son courage;
Jaloux de ses guerriers, de ses amis jaloux,
Il frappa comme maître , et frappa comme époux ;
fit toujours par le meurtre il obtinl^ la victoire
Sur ses rivaux d'amour, et ses rivaux de gloire.
Voilà, voîlà tes chefs daas toute leur grandeur^ Juge alors de quel prix est leur ambassadeur?
VIGILILS.
Ainsi, vous les perdrez?
Peut-être le derrais-je; Mais qu'ils ne craignent rien , mon mépris les protège^ D'ailleurs , le peuple-roi mérite des tyrans ; Je les oublie, et vais exterminer les Francs. Toi, pars!
TÏGILILS.
J'obéirai, seigneur.....
A l'instant même.
( Ici entrent Ardaric ^t Mjirooiaûr. }
iflCIUTJS.
Je ne puis que fléchir sous votre ordre suprême ^ Mais pourquoi refuser un seul jour à m^s vœux?
Téméraire! pouiKiuoi? Je te l'ai dit ; Je veux. L'ambassadeur, soldats^ neus quitte avant une heures Il ne Test plus» s'il reste.
{ A. part.)