‹ Étude sur l'apprentissage à ToulouseChapitre 5 sur 50 · Ouvriers en étoffe d'or, déjà cité (xiii · texte numérisé non relu

Ouvriers en étoffe d'or, déjà cité (xiii

avons dëjà vu d'ailleurs, à propos des celliers*, combien celte responsabilité était fondamentale pour la corporation, puisqu'elle existait dès qu'il y avait apprenti, sans même qu'on fût obligé « d'aller chercher aucun contrat ».

Formes du contrat. — Dès lors, la consécration — si l'on peut ainsi dire — de l'apprenti qui, par le contrat oblig-atoire, prend une place déterminée dans l'institution corporative et participe à son esprit, est véritablement officielle. Le contrat d'apprentissag-e est bien, en effet, un contrat solennel, où un écrit est exig'é ad solemnitatem^. Et vu l'importance de cet acte, ces formes extrinsèques sont nécessaires, à raison des difficultés de preuve que soulèvent les contrats verbaux. Le contrat sera donc passé devant notaire, en présence de témoins. (Ce sont, précisément les vieux fonds des anciennes études de Toulouse qui nous fournissent de cette manière les plus sûrs documents sur les conditions de Tapprentissag-e dans cette ville.) « Duquel apprentissag-e sera passé contrat par-devant notaire », disent d'ailleurs les statuts des faiseurs de cordes de luth; et aussi ceux des ouvriers en étoffe d'or : « Les contrats d'apprentissage seront devant notaire et témoins, sous peine de nullité. » De même ceux des maîtres orfèvres. Ensuite, le contrat est déposé aux archives de la corporation : (( Sera le contrat remis par extrait, disent

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