‹ Étude sur l'hydrophthalmie ou glaucome infantile [electronic resource]Chapitre 8 sur 28 · MOYENNE 8 CAS · texte numérisé non relu

MOYENNE 8 CAS

Périphérie 0.20 » 0.75 » 0.47 » 1.10 »

Ces chiffres nous apprennent une chose qui n'est pas sans importance au point de vue de certaines opérations pratiquées au niveau du limbe, c'est celle-ci : les bords de la cornée, à l'inverse de ce qui se trouve dans un œil normal, sont beaucoup plus amincis que le centre. Ceci explique la facilité avec laquelle se produisent des staphylômes de cette région, même après de simples ponctions, et nous avertit aussi du danger que présentent ces opérations préconisées dans ces derniers temps, qui consistent à produire de vastes incisions de l'angle irido-cornéen. C'est l'opération de de Vincentiis que nous avons dans l'esprit^ et nous reviendrons sur ce détail quand nous discuterons le tvEtitement.

d) Transparence. — Nous abordons maintenant une question longtemps discutée, car, vu la fréquence des opacités cornéennes dans l'hydrophthalmie congénitale,

beaucoup d'auteurs anciens et modernes ont considéré ces troubles de la cornée comme étant intimement lies au processus hydrophthalmique.

Cette idée, on la trouve dans Ware (1) qui classait les opacités congénitales dans le cadre des hydrophthalmies.

Von Ammon (-2), dans son remarquable travail, ne se départit pas de cette manière de voir, et plus tard on retrouve ces mêmes idées chez la majorité des observateurs.

Wharton Jones (3) prétend distinguer l'hydrophtlialmie acquise del'hydrophthalmie congénitale par l'opacité cornéenne qui accompagne cette dernière.

Enfin von Murait (4) attacha la plus grande importance aux altérations de la cornée, et il leur fit jouer un rôle primordial dans la production de l'hypertonie.

Il est de même dans la thèse de Leclerc (5) et dans le livre de Picqué (6); pour eux Thydrophthalmie n'est qu'un élément secondaire de la maladie.

Cet aperçu historique de la question, nous l'avons cru nécessaire pour démontrer quelle confusion existait autour de ces opacités dans leur rapport avec l'hydrophthalmie. Cette confusion venait, croyons-nous, dece que l'onn apassu distinguer les diiïérentes variétés d'opacités qui peuvent se présenter sur ces cornées, opacités d'origines très différentes selon les cas, qui offrent au point

(1) Warf.. Transactiom of medic. Society of Londo/i, 1810.

(2) Von Ammon. Traité des mal. et vices de conform. du ylobe de l'œil. Berlin, 1838.

(3) Wharton Jones. Traduit par Foucher, 18G2.

(4) Von Muralt. Thèse de Zurich, 1869.

(5) Leclerc. Thèse de Paris, 1880.

((')) Picqué. 3lal. oongénit. de l'œil, 1886.

de vue clinique un très grand intérêt et que nous allons étudier en détail.

Nous proposons la classification suivante qui nous paraît comprendre toutes les opacités qui peuvent accompagner rhydrophlhalmie aussi hien primitive que secondaire .

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