DE L'ESTOMAC, EMPLOI DES CAUSTIQUES SUR LA TUMEUR EXTERNE, RÉCIDIVE
Mm0 de N., cinquante-sept ans, demeurant à Tournai, de constitution faible, maladive; souffre de l'estomac depuis plus de vingt-cinq ans, migraine violente deux fois par semaine, avec vomissements. Depuis quatre mois elle ne vomit plus, appétit suffisant, pouls normal.
Il y a dix mois une tumeur cancéreuse s'est développée au côté gauche, sous le bras au niveau du sein. Cette tumeur a 10 à 12 centimètres de diamètre et 5 à 6 d'épaisseur, il y a de fréquentes douleurs lancinantes. Le milieu plus saillant est ulcéré, il y a eu quelques hémorrhagies, la tumeur est circonscrite, mais il n'est pas probable qu'elle soit restée localisée.
Le 22 septembre 1869, application des caustiques, douze applications, parce que la malade faisait ôter le caustique deux ou trois heures après l'application.
La plaie ne se cicatrisa pas complètement, il resta un petit ulcère.
L'estomac devint de plus en plus malade, en janvier 1870 le cancer se développa rapidement, l'impossibilité de digérer épuisa la malade, elle succomba le 1 1 mai 1870.
OBSERVATION XXXII. — Cancer de la glande sous-maxillaire, opéré
PAR LE BISTOURI, RÉCIDIVE, EMPLOI DES CAUSTIQUES DANS LE BUT DE PRO- LONGER LA VIE.
M. B., soixante-quinze ans, fermier propriétaire à Saint-Aubin, est atteint, depuis deux ans, de cancer de la glande sous-maxillaire. Il y a trois mois il fut opéré par le bistouri, récidive immédiate. A son arrivée : large ulcère cancéreux de la glande sous-maxillaire, il a eu plusieurs hémorrhagies.
Il ne reste aucune chance de guérison, mais j'applique le caustique dans le but d'améliorer son état, d'empêcher les hémorrhagies et de prolonger la vie.
Le 10 novembre 1869, application de la pâte caustique et continuation les jours suivants jusqu'à destruction de la plus grande partie des tissus malades : huit applications.
Après la chute de l'eschare la plaie se cicatrisa rapidement, le centre seul ne put se fermer, et il est impossible de porter plus loin la cautérisation sans s'exposer à pénétrer dans la cavité buccale.
Néanmoins l'état du malade est considérablement amélioré. Cet homme a encore vécu un an et demi.
OBSERVATION XXXIII. — Cancer de la mamelle droite, deuxième