DES CAUSTIQUES, RÉSULTAT INCONNU
Mme M., rentière, soixante ans, lympathique, beaucoup d'embonpoint, demeurant à Schaerbeek, croit avoir reçu un coup sur le sein il y a deux ans. Il y a onze mois, elle s'est aperçue qu'il existait une tumeur, elle n'y prit pas garde, elle est assez indifférente de sa nature. Mais lorsqu'elle vit que la tumeur acquérait un volume considérable et que des douleurs lancinantes suffisaient sentir, elle eut peur et s'adressa tantôt à l'allopathie, tantôt à l'homccopathie et même à l'empirisme. Rien n'y fit, la maladie suivit son cours et la tumeur acquit un volume considérable.
Le 6 novembre 1871, emploi des caustiques.
Quinze applications.
ORSERVATIONS.
L'intérieur de la tumeur présente plusieurs cellules ou kystes, les plus grandes de 1 centimètre et demi à 2 centimètres de diamètre, contenant un liquide sanguinolent; après l'expulsion de ce liquide, un sang pur coule abondamment au point que je fus obligé de tamponner pour continuer l'opération. Les petites poches contiennent un liquide citrin. Les tissus qui entourent ces cellules sont ramollis et saignent facilement.
Chute de l'eschare le 3o novembre; réunion le ior décembre. La cicatrisation fut très belle, linéaire. La malade paraissait parfaitement guérie ; en raison de l'ancienneté de l'affection, la récidive est fort à craindre. Je n'ai pas retrouvé cette dame.
OBSERVATION LIV. — Cancroïde a la lèvre inférieure, deuxiÈiMe