‹ Études sur le cancer [electronic resource]Chapitre 116 sur 158 · DES CAUSTIQUES, INFECTION GENERALE · texte numérisé non relu

DES CAUSTIQUES, INFECTION GENERALE

M'»« V., de Montaigu, cinquante ans, ménagère, est de forte constitution. 11 y a un an et demi, de petites tumeurs indurées se développèrent à la tempe gauche, au sourcil, à la partie externe des paupières, avec cuisson, puis douleurs lancinantes. Ces indurations augmentèrent de volume, puis s'ulcérèrent; ces ulcérations s'étendirent, se réunirent et formèrent un véritable cancer avec indurations des bords. Son médecin y appliqua une poudre caustique, l'ulcération continua et s'étendit quand même.

A mon tour, j'appliquai le caustique de Vienne sur les bords de l'ulcère, puis la pâte caustique sur le tout, dans le but de détruire tout le tissu malade.

C'était le i5 décembre 1871 ; je cautérisai à fond, tout le tissu malade apparent fut détruit, mais à la chute de l'eschare l'ulcération reparut.

Voyant que la pâte caustique n'arrêtait pas les progrès du mal, j'appliquai partiellement le caustique du frère Côme qui ne réussit pas mieux, les caustiques étaient impuissants, l'ulcération continua sa marche envahissante. Voilà le noli me ta» gère des anciens.

En juillet 1872, l'ulcération envahit l'œil, la santé s'altéra, la malade dépérit et succomba à la fin de novembre.

OBSERVATION LVIII. — Cysto-sarcome, emploi des caustiques,

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