‹ Études sur le cancer [electronic resource]Chapitre 134 sur 158 · DE LA PATE CAUSTIQUE, AMÉLIORATION, PUIS RÉCIDIVE · texte numérisé non relu

DE LA PATE CAUSTIQUE, AMÉLIORATION, PUIS RÉCIDIVE

M. D., cinquante ans, fermier, demeurant à Laer, petit, fort, sanguin, est atteint d'un large ulcère cancéreux à la joue gauche, s'étendant de l'oreille à la paupière inférieure et au nez, 8 centimètres de largeur. La paupière inférieure est presque entièrement rongée.

Le 17 décembre 187b, application de la pâte caustique, bien que le cas fût désespéré, j'ai voulu faire une tentative dans le but d'arrêter les progrès de cette plaie rongeante.

En effet, après quatre applications l'ulcération fut arrêtée, et la plaie se cicatrisa en partie, mais au mois de mars 1876, l'ulcération recommença sur certains points. Il revint à Bruxelles, je fis de nouveau deux applications, le mal s'arrêta encore, mais pour reprendre ensuite, seulement le malade ne revint plus et il succomba au mois d'octobre suivant.

OBSERVATION CIII. — Cancer du sein gauche, deuxième période,

EMPLOI DES CAUSTIQUES, RÉCIDIVE

MIle D., quarante-neuf ans, cabaretière, demeurant à Bruxelles, de bonne constitution, maigre, nerveuse, porte depuis sept ans, un cancer du sein gauche.

Le 23 décembre 1875, emploi des caustiques, sept applications avec le concours de M. le docteur Hanon. Après la chute de l'eschare la plaie est nette, réunion autant que possible, sans parvenir à mettre en contact les bords de la plaie. La cicatrisation s'effectue lentement.

Récidive inévitable, elle eut lieu en septembre 1876, la malade succomba en 1877.

ORSKRV AXIONS.

OBSERVATION CIV. — Cancer de la lèvre supérieure,

EMPLOI DES CAUSTIQUES, RÉCIDIVE

M. D., soixante-six ans, de Houdcng-Gœgnies, homme très robuste, mais saturé d'alcool, est atteint de cancer à la lèvre s':,jerieure gauche, l'ulcère est situé à l'intérieur au niveau des petites molaires à 1 centimètre du bord de la lèvre; il a l'étendue d'une pièce de deux francs. Les bords sont taillés à pic et indurés, il y a de légères douleurs lancinantes.

J'ai soigné ce malade avec MM. les docteurs Masy, Gravez et Pourbaix.

Le mal ne paraissait pas au-dessus des ressources de l'art, cependant j'augurai mal de l'issue de l'opération, et je l'ai dit à plusieurs reprises aux honorables confrères qui m'ont prêté leur concours, non que le mal fût trop avancé, bien qu'il fût impossible d'assigner une date même approximative au début de l'affection, elle varie entre dix et quinze mois, mais parce que ce malade était imprégné de genièvre; depuis un grand nombre d'années il prend tous les jours un grand nombre de petits verres, sans jamais s'enivrer cependant; or, il est d'observation que chez les personnes qui ont fait trop bonne chère ou qui ont fait un abus prolongé de boissons alcooliques, les opérations pratiquées aussi bien par le bistouri que par le caustique, réussissent rarement ou présentent des complications auxquelles on ne s'attend pas.

En mars 1876, application de la pâte caustique et continuation les jours suivants, sept applications. Dans le cas présent, nous avons cru que nous avions enlevé tout le néoplasme et cependant quelques mois après l'opération, il y eut récidive à côté et à la partie supérieure de la cicatrice. Nous opérons cette petite induration par quelques applications de pâte caustique.

La cicatrisation eut lieu ; mais trois mois après il y avait une nouvelle récidive en bas et en dehors près de la commissure. Cette fois le malade ne voulut plus du caustique, il se ht opérer par le bistouri au mois de septembre, la plaie ne se cicatrisa pas entièrement, récidive immédiate.

A la suite des opérations par le caustique, le malade conservait ses forces, son bon état de santé, son appétit. Mais l'opération par le bistouri l'affaiblit considérablement, il perdit l'appétit et dépérit visiblement. Enfin il s'éteignit à la fin de décembre de la même année.

OBSERVATION CV. — Encéphaloïde du cou et de la joue, emploi

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