CX VI
cxxin
M'ne J.
Mm0 R.
Mme G.
Mmc D.
Mm0 L.
Mmo J. M. F.
Mmo B.
MmeV. B.
Mme B.
Mme L.
Mmfi D.
Schacrbeek. 5o ans.
Ixelles. 40 ans.
Ixelles.
Saint - Josseten-Noode.
Lobbes.
Schaerbeek, Paris.
Mons.
Mons.
Cureghcm.
Forchies.
Namur.
Jemeppe.
Anvers.
Amsterdam, Jambes.
Laeken.
Pommerœul
Bruxelles.
Bruxelles.
Bruxelles.
Bruxelles.
52 ans.
54 ans.
65 ans.
70 ans.
70 ans.
70 ans.
44 ans.
40 ans.
5o ans.
45 ans.
58 ans.
45 ans.
49 ans.
50 ans.
65 ans.
51 ans.
54 ans.
48 ans.
47 ans.
I an */3 8 mois.
I I mois.
16 ans.
6 mois.
5 ans.
1 an.
1 an x/2
1 5 mois.
14 mois.
1 an.
15 mois.
14 mois.
12 mois.
16 mois.
16 mois.
15 mois.
1 2 ans.
4 ans.
i5 mois.
Squirrhe, sein
Cancer du seinfl
Cancer du seii^H
Encéphaloïde <H droit. ■
Cancroï !e de lait infeiieu^B
Cancer du sei^| Cancer du seinH
Cancer du sei^H
Cancer de sei^| Squirrhe. sein gaœ Cancroïde. lèvre in Squirrhe. s-ein gau< Cancer du n^H
Cancer du seindn
Cancer du se^H
Cancer d u .-.ingaa
Encéphaloïd^H gauct^H
Encéphalolfl
gauch^H
Cancer du ?ein dn
Cancer du se
Cancer du seiH
Cancroïde de hP« lèvre droite
STATISTIQUE
RÉCIDIVE
DATE de
DURÉE
CAUSK et DATE
TION :s
ues.
OU NON
l'OPÉKATION de la
de
la guérison.
du décès.
OBSERVATIONS
Récidive.
Fin déc.
Récidive.
Juin 1877
Récidive.
Mars 1S77
Avril 1878
Récidive.
Fév. 1877
Av 111 1 Oyy
A été opéré déjà par le bistouri.
Récidive.
Juill. 1877
Fin nov. ] 877
Récidive.
Fin 1877
Perdu de vue.
IvCClUIVC.
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Récidive.
Innncré
Pprdn dp viif*
Récidive.
Août 1878
Mars 1879
Récidive.
Juin. 187g
Inopéré.
Perdu de vue.
Fév. 1880
Refus de laisser opérer la récidive.
Récidive.
Oct 1 878
Hémoptysie.
Récidive.
ïnnv 1 Nto
Mai 1 Rnr\
Récidive.
T 1 1 1 n 1 SPn
Récidive.
Août 1879
Plusieurs récidives opérées.
Récidive.
Nov. 1880
2 ans.
Mars 1881
Les dernières récid. étaient inopérables.
Récidive.
Sept. 1879
Nov. 1880
Opération palliative.
Récidive.
Sept. 1879
Récidive.
Fin 1880
Femme indocile, n"a pas laissé achever l'opération.
Cette troisième et longue série d'observations paraîtra peut-être fastidieuse, vu qu'elle ne représente que des revers, ou plutôt des cas où il n'était guère possible d'espérer un succès durable; cependant ces cas, tels qu'ils sont, constituent un enseignement dont personne ne contestera l'importance pratique.
En effet, si les succès nous montrent ce qu'il faut faire dans certaines circonstances, les insuccès nous indiquent ce qu'il faut éviter pour arriver à de meilleurs résultats; les uns sont donc aussi instructifs que les autres.
Les succès donnent la preuve que le cancer est primitivement localisé et par conséquent guérissable ; ils prouvent aussi que l'on peut encore arriver à une guérison durable, en opérant dans la période de propagation, lorsque le mal n'a pas pris trop d'extension et qu'il est encore possible de le détruire entièrement.
D'autre part, les insuccès démontrent combien il est dangereux de laisser marcher une affection cancéreuse jusqu à ce qu'il devienne impossible d'en arrêter le développement. Puisse cette longue suite de catastrophes faire comprendre, à ceux qui doutent encore, qu'il arrive un moment dans le cours de l'affection cancéreuse, où il n'est plus possible d'en arrêter la marche fatale. Laisser passer la première période de la maladie ou période de localisation, sans agir activement, laisser se développer ensuite la seconde période ou période d'extension, d'envahissement, c'est tout simplement conduire les malades à la mort. Quelle terrible responsabilité! Je le répète pour la dixième fois, peut-être, si l'on veut obtenir des succès, si l'on veut détourner la terrible catastrophe dont est menacé le cancéreux qui réclame des secours efficaces, si l'on veut mettre sa responsabilité à couvert, sa conscience à l'abri de tout reproche, il faut opérer au moment opportun, il faut opérer dans le cours de la première période de la maladie, c'est-à-dire pendant que la tumeur est encore parfaitement circonscrite et localisée. Selon moi, il faut opérer au moyen des caustiques, car depuis un siècle, les chirurgiens les plus éminents ont suffisamment prouvé que l'instrument tranchant n'est pas le moyen qui convient au cancer, d'abord parce qu'il est dangereux (un quart ou un cinquième
de décès occasionnés par l'opération même), ensuite parce qu'il n'empêche pas la récidive et que l'insuccès est la règle. S'il n'y avait pas d'autre moyen de débarrasser les cancéreux de l'affection maligne qui doit les conduire au tombeau, on admettrait qu'on eût recours à ce procédé, mais quand on possède un mode opératoire qui ne présente aucun danger et qui est beaucoup plus efficace que l'instrument tranchant, on ne comprend plus comment on ose encore exposer ses malades à tous les périls du traumatisme. Je ne sais pas même jusqu'à quel point, dans le cas dont il s'agit, il est permis à un chirurgien systématique ou routinier d'employer, sans nécessité aucune, des moyens qui exposent la vie des malades.
On a sans doute remarqué que beaucoup de patients qui font partie de la troisième série avaient déjà subi une ou deux opérations par le bistouri; or, dans cette occurrence, les chances de succès sont très minimes.
Presque toutes les autres malades de cette troisième série se trouvaient à une époque avancée de la seconde période, le principe cancéreux avait donc pénétré dans les tissus à une profondeur qu'on ne peut plus apprécier. On opère encore, parce que, même dans les grands périls, on abandonne difficilement toute espérance, mais très souvent la récidive a lieu après un espace de temps plus ou moins long, temps qui peut varier, il est vrai, de quelques mois à plusieurs années.
J'ai opéré un certain nombre de malades de cette troisième série dans le seul but de prolonger leur existence, soit en tarissant les sources de la sanie qui les empoisonnait, soit en arrêtant les hémorrhagies qui les épuisaient, ou bien pour les soustraire aux douleurs violentes des derniers mois de l'existence, car, comme je l'ai déjà dit, les personnes qui ont été opérées par les caustiques souffrent relativement peu aux approches du terme fatal.
Nous avons vu, dans la première série d'observations, des opérés qui ont eu deux, trois et quatre récidives, après des opérations par l'instrument tranchant, et qui ont été radicalement guéris par les caustiques; il ne faut donc pas abandonner trop légèrement cette catégorie de malades à leur triste sort.
OBSERVATIONS
Nous avons également vu des malades chez lesquels le mal a récidivé après une opération par les caustiques; quelquesuns d'entre eux ont ensuite été opérés par le bistouri, mais aucun de ceux-ci n'a été définitivement guéri et la plupart de ces opérés ont succombé deux ou trois mois après l'opération sanglante.
Ceux qui liront avec attention mes observations de la première série verront que les cancéreux que j'ai opérés dans la première période de la maladie ont tous été radicalement guéris. Du moment qu'il est prouvé qu'on peut conjurer la récidive du cancer en opérant dans la première période de la maladie, c'est-à-dire, lorsque le mal est encore parfaitement limité, circonscrit, localisé, la grande question de la curabilité du cancer est résolue. Aucun des malades que j'ai opérés, au moyen des caustiques, dans la première période de la maladie, n'a présenté de récidive (voir les observations). Voilà donc les conditions dans lesquelles il faut opérer pour obtenir une guérison radicale : ceci est de la plus haute importance au point de vue de la pratique chirurgicale, c'est la solution du grand problème posé depuis des siècles dans la sciencj. et cette solution jette un jour nouveau et éclatant sur tout ce qui concerne les affections cancéreuses.
Quant aux opérations que j'ai pratiquées dans la seconde période de la maladie, j'ai encore obtenu des guèrisons, mais en nombre moindre que celui des insuccès. Quel que soit le mode de propagation qu'on adopte, il est certain qu'il y a des degrés dans cette propagation et que le succès ou l'insuccès de l'opération dépend du degré de l'infection cancéreuse, de son étendue ou de la profondeur à laquelle elle a pénétré au moment de l'intervention chirurgicale; en général, ce degré d'infection est en raison directe de la malignité et de l'ancienneté de l'affection, de la rapidité de sa marche et aussi de la bonne ou de la mauvaise constitution du sujet.
Dans l'opération des tumeurs carcinomateuses parvenues à la seconde période, plus ou moins avancée de la maladie, il se présente un phénomène qui réclame les méditations des chirurgiens, c'est qu'après l'extirpation par l'instrument tranchant, il arrive fréquemment que la récidive se produit dans la plaie même avant sa complète cicatrisation; tandis
OBSERVATIONS
qu'après l'opération pratiquée au moyen des caustiques, on obtient presque toujours la cicatrisation entière de la plaie et si la récidive doit avoir lieu, ce n'est qu'après un espace de temps assez long, six mois, un an, deux ans et plus. Je ne puis en dire autant pour les ulcères cancéreux et épithéliaux, surtout lorsqu'ils sont anciens; ici il arrive quelquefois, après la cautérisation, que la récidive se manifeste avant la complète cicatrisation de la plaie, mais dans de minimes proportions, et dans ces cas l'opération par le bistouri n'a aucune chance de réussir.
Il est inutile de parler de la période de généralisation ; un chirurgien consciencieux n'entreprend pas une opération, lorsqu'il ne lui reste aucun espoir de guérison, à moins d'indications spéciales : telles que la nécessité d'arrêter des hémorrhagies qui se produisent fréquemment dans cette période, ou de tarir la source de la sécrétion sanieuse abondante qui empoisonne le malade.
OBSERVATIONS
OBSERVATIONS