‹ Études sur le cancer [electronic resource]Chapitre 149 sur 158 · AVI · texte numérisé non relu

AVI

Mlle O

65 cins

M'ie R.

Bruxelles.

28 ans.

3 ans.

M'ie A.

Wavre.

22 ans.

5 ans.

Bruxelles.

17 ans.

4 ans.

Ixelles.

1 2 ans.

MUe V.

Ixelles.

2 5 ans.

10 ans.

Bruxelles.

55 ans.

6 ans.

Bruxelles.

5 mois.

GENRE D'AFFEC

Tumeur érect

Lipome.

Lipome.

Lupus.

Tumeur érecti Kyste du genc Tumeur érecti Kyste.

Kyste.

Lipome.

Lipome.

Kyste.

Tum. hémorrhoB Kyste.

Kéloïde.

Lipome.

Kyste.

Cicatrice diftbrBj Cicatrice vicicu!

Naevus. I à la j

Fâche jaune Kystes du cuir ch&t Tumeur ërecti'<

OBSERVATIONS

at ion s diverses.

ATE de

ÎRATtON ir les

stiques.

OU NON

DATE de

TOPÉRATION

de la récidive.

DURÉE de

la guérison.

CAUSE et DATE du décès.

OBSERVATIONS

i3 ans.

1 2 ans.

tt 1870

1 1 ans.

12 ans.

12 ans.

1 1 ans.

10 ans.

10 ans.

10 ans.

10 ans.

10 ans.

9 ans.

Mars 1874

Sept. 1874

Vit avec la récidive.

8 ans.

6 ans.

8 ans.

8 ans.

6 ans.

Mai 1878

4 ans.

6 ans.

OBSERVATIONS

J'ai consigné ici quelques-unes des observations que j'ai recueillies concernant le traitement de certaines affections bénignes dont l'opération par l'instrument tranchant est souvent entourée de difficultés et de dangers, tandis que la môme opération, pratiquée au moyen des caustiques, est simple, facile et d'une innocuité absolue.

Prenons pour exemple le lipome, et il en est de même pour toutes les tumeurs enkystées, s'il est volumineux, que de difficultés présente la dissection de cette vaste surface, et que de dangers pendant et après l'opération, tandis que l'opération par les caustiques est d'une grande simplicité, elle ne nécessite aucune dissection et, ce qui est mieux encore, elle ne recèle aucun danger (voir le procédé opératoire, p. 761).

Chacun sait que l'opération des kystes du cuir chevelu, par l'instrument tranchant, est souvent suivie d'accidents graves, tandis que l'opération par les caustiques ne présente aucun danger.

Le grand nombre de procédés imaginés pour détruire les tumeurs érectiles prouve leur peu d'efficacité. Les caustiques coagulants, comme on vient de le voir par les quelques observations que j'ai relatées, présentent des avantages marqués, surtout pour les tumeurs qui ont une certaine épaisseur, soit 2, 4, 6 millimètres. Pour ces dernières aucun procédé ne peut remplacer les caustiques. Il en est de même pour les taches de toute espèce qui affectent les parties voyantes et particulièrement le visage. Ces affections ou difformités réclament les caustiques.

Que dirons-nous des tumeurs hémorrhoïdales? L'opération de ces tumeurs, par les procédés ordinaires, provoque souvent de graves complications; eh bien, au moyen des caustiques, on peut les opérer en toute sécurité.

RÉSUMÉ

Comme on a pu le remarquer, je n'ai pas voulu faire un ouvrage didactique; selon moi le besoin ne s'en faisait nullement sentir, et quand même, j'abandonne volontiers ce soin aux savants professeurs de nos facultés. Je me suis donc uniquement attaché aux questions pratiques et expérimentales ; non que je conteste l'importance des considérations théoriques, mais je ne leur accorde qu'une valeur relative, attendu qu'il n'arrive que trop souvent que la théorie se trouve en désaccord avec la pratique; il faut bien l'avouer, dans le domaine de la théorie, les erreurs abondent en ce qui concerne la question du cancer. Cependant la connexion qui existe nécessairement entre la théorie et la pratique, me faisait une obligation d'examiner et de discuter les opinions des auteurs sur les doctrines contestées, et je l'ai fait, non en opposant des théories nouvelles aux théories anciennes, mais en appuyant ma manière de voir sur les faits que j'ai observés. Si, dans cet examen rapide il s'est glissé quelques redites, c'est que je les ai crues nécessaires ; je désire que le lecteur trouve une compensation dans le moyen que je lui offre de guérir une maladie généralement réputée incurable.

J'ai donc pensé que dans l'état actuel de nos connaissances, il serait plus utile à l'humanité, à la science et à la pratique, de discuter les théories, les dogmes, les doctrines, les opinions, les méthodes, que de décrire des tumeurs déjà suffisamment dépeintes.

Je me suis en outre attaché à exposer ma méthode, mon procédé opératoire, si différent de ceux de nos prédécesseurs, et à consigner les observations que j'ai recueillies dans ma pratique privée pendant une période de quinze années; je les

RÉSUMÉ

ai exposées dans toute leur exactitude, les insuccès comme les succès, les revers comme les triomphes, car je n'ai rien à cacher, rien à omettre, rien à dissimuler; c'est la relation fidèle de toutes les opérations que j'ai pratiquées au moyen des caustiques, depuis le commencement de 1867 jusqu'à 1879, en réservant les trois dernières années, afin de donner aux cas de guérison que je relate la consécration du temps, les trois années nécessaires pour qu'on soit autorisé à considérer la guérison comme définitive.

L'exposé de ma méthode et les faits que je rapporte constituent donc la partie essentielle de mon ouvrage. C'est à l'aide de ces faits que je crois avoir prouvé :

i° Que la diathèse cancéreuse préexistante des auteurs français est une conception purement imaginaire et chimérique qui peut être placée, comme cause du cancer, sur la même ligne que l'oxyde de carbone, que l'hydrogène sulfuré, que l'alcalin âcre, que la lymphe croupissante, que l'atrabile des anciens, causes que personne n'a jamais pu découvrir ni constater, pas plus que la diathèse préexistante des modernes.

20 Que le cancer est une maladie primitivement locale et non le produit ou la manifestation d'un état diathésique général.

La plupart des chirurgiens modernes : Virchow, Billroth, Fischer, Esmarch, Nussbaum, Volkmann, Kocher, Hutchinson, Gross de New- York, etc., ont adopté cette manière de voir.

Lorsque le cancer externe se présente accompagné de symptômes diathésiques, c'est qu'il existe un cancer interne qui a échappé aux investigations et qui a déterminé cet état ; ou, en d'autres termes, la diathèse est toujours consécutive au développement de l'affection cancéreuse.

3° Que le cancer opéré au moyen des caustiques et par mon procédé, dans la première période de la maladie, ce que le professeur Hutchinson du London Hospital, appelle stade précancéreux, c'est-à-dire, lorsque l'affection est encore parfaitement circonscrite et limitée, dans ce cas, dis-je, le cancer est guérissable dans de très larges proportions; et dans ces conditions la guérison est la règle, la récidive l'exception.

40 Que l'opération des tumeurs cancéreuses, par ma mé-

RÉSUMÉ

thode, est d'une innocuité absolue. Sur trois cents cas, je n'ai pas eu à déplorer un seul accident grave des suites immédiates de l'opération, sauf quelques petites hémorrhagies insignifiantes au moment de l'élimination de l'eschare.

5° Que l'opération par l'instrument tranchant ne convient pas au cancer, parce qu'elle est dangereuse et qu'elle est presque toujours suivie de récidive : d'où l'opinion généralement admise que le cancer est incurable.

6° Que la pâte caustique que je préconise est, selon moi, le caustique le plus facile, le plus sûr, le plus efficace et le plus innocent des caustiques connus. Elle n'a pas les inconvénients des caustiques acides, ni ceux des caustiques alcalins; elle est de beaucoup supérieure à la pâte de Canquoin.

7° Que le procédé opératoire que j'emploie est simple, facile, expéditif, efficace et d'une précision mathématique.

8° Enfin, que la méthode cautérisante que j'ai exposée et que je conseille est, jusqu'ici, le mode de traitement qui a donné les plus beaux résultats, le plus grand nombre de guérisons et le moins d'accidents.

A en juger par les écrits et la pratique des grands maîtres, nous sommes autorisé à admettre que dans les cas de l'espèce, le bistouri n'obtiendrait pas les mêmes succès.

Mes observations attestent encore qu'après l'opération des tumeurs par les caustiques on obtient plus souvent la réunion par première intention qu'après l'opération par le bistouri.

Les plaies qui succèdent à la chute des eschares ne réclament qu'un pansement simple : ordinairement je n'emploie que la charpie sèche, quelquefois la vaseline ou le baume du Pérou; pour consolider la cicatrice, je me sers souvent d'huile de cade.

Les statistiques comparées que je fournis, celle de M. Billroth et la mienne, les seules qui soient complètes, donnent la mesure réelle de la valeur et de l'efficacité des moyens employés et assurent aux caustiques une supériorité incontestable.

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