‹ Études sur le cancer [electronic resource]Chapitre 38 sur 158 · INFÉRIEURE, EMPLOI DES CAUSTIQL'LS, GUÉRISON · texte numérisé non relu

INFÉRIEURE, EMPLOI DES CAUSTIQL'LS, GUÉRISON

M"10 M., trente-cinq ans, d'Anderlues, bonne constitution.

Ulcération cancéreuse à bords durs, irréguliers, suppuration sanieuse. Elle est située au-dessous de la paupière inférieure, à 1 centimètre et demi de l'angle interne de l'œil.

Toutes les tentatives de cautérisation, faites dans son pays, n'ont servi qu'à augmenter l'engorgement des bords et à donner plus d'extension à cet ulcère.

Le 17 avril 1870, application de la pâte caustique; le lendemain nouvelle application, puis la malade retourna chez elle.

Revenue le 1 5 mai parfaitement guérie. La guérison se maintient.

Ces deux observations rentrent dans la catégorie de celles que je viens d'examiner. En apparence, ces ulcères présentent peu de gravité; cependant si l'on n'arrête pas à temps la marche envahissante du mal, il fait infailliblement des progrès, tantôt lents, tantôt rapides, et prend de l'extension, se propage aux tissus voisins et devient parfaitement incurable.

La guérison, au moyen des caustiques méthodiquement appliqués, est facile et rapide ; cependant, on voit par les essais infructueux exécutés avant mon intervention que les méthodes rationnelles de traitement de ces sortes d'affections ne sont pas suffisamment connues, que l'on perd son temps à tâtonner sans aboutir jamais et qu'il est extrêmement préjudiciable à l'humanité de faire traîner en longueur ces sortes de traitements, car pendant ce temps, chaque jour de retard est un pas fait vers l'incurabilité, occasio prœceps.

Pris à temps, les caustiques les guérissent presque à coup sûr, c'est le remède par excellence contre ces ulcères, tandis que les moyens ordinaires échouent presque toujours.

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