‹ Au berceau de l'autre FranceChapitre 28 sur 80 · I. Relation de 1626, p · texte numérisé non relu

I. Relation de 1626, p

LE COMPAGNON DE MARTYRE i35

hormis le haut du front, les parties voisines des oreilles et le bout du menton. Il en est qui n'ont qu'une raie noire, large d'un ruban, tirée d'une oreille à l'autre au travers des yeux, et de très petites raies sur les joues. Leur couleur naturelle est comme celle des gueux de France qui sont demi rôtis au soleil'.»

Les Relations disaient aussi les mœurs vagabondes de ces sauvages, passant « six mois de l'année, qui sont les six mois de l'hiver, à errer çà et là selon la chasse qu'ils trouvent et ne se cabanant que deux ou trois familles ensemble en un endroit, deux ou trois dans l'autre, et les autres de même-. » Elles racontaient comment il fallait alors les suivre à travers la neige, sur les grands lacs glacés, au milieu des épaisses forêts oii ils poursuivaient les élans, les orignacs et les ours, et comment on y campait misérablement sous des huttes d'écorce, à l'abri desquelles on se trouvait souvent en compagnie de la faim. Elles ne taisaient pas non plus les mœurs barbares de ces malheureux qui tuaient leurs père et mère dans la vieillesse, « pensant en cela leur rendre de bons services, car autrement, disent-ils, ils seraient contraints de mourir de faim^». Quant à leur façon de faire la guerre avec leurs ennemis, rapportaient-elles, c'est pour l'ordi-

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