‹ Au berceau de l'autre France [microforme]Chapitre 44 sur 90 · PR RE TE · texte numérisé non relu

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pour cloître une palissade de pieux d’une bien mince étendue; &t comme « ces pauvres reclus n’avaient pas tous le don d’oraison, ils ne prenaient pas un plaisir bien vif en un si petit monastère, » raconte le P. Vimond 1.

Comme on le voit, les Iroquois ne tombaient plus la face contre terre au bruit d’une arquebusade. Ils y avaient fait leurs oreilles, depuis que les Hollandais protestants les fournissaient de vieilles armes de rebut. Ils s’étaient mêmé tellement familiarisés avec la poudre qu'ils attaquaient nos petites garnisons jusque dans les retranchements, et qu'on en voyait alors lâcher leur coup de mousquet dans ces redoutes, par les meurtrières elles-mêmes. Aussi nos soldats louaient-ils la vaillance de ces adversaires, « ne pensant pas que des hommes qui portent le nom de sauvages eussent les armes si bien en la main°». Conscients de l’estime qu’on faisait de leur témérité, les Iroquois redoublaient d’audace. Ils en vinrent jusqu’à piller le fort Richelieu , qui avait dû être abandonné par M. de Montmagny, et à le brûler ensuite pour effacer les traces de leur pillage. Ce dernier coup mit le comble à l'angoisse universelle, et la consternation prit de telles proportions que les chrétiens indigènes de Sillery ne se croyaient plus en sûreté aux portes de Québec et sous les canons mêmes de son fort.

Le P. Lalemant et ses compagn le route purent

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