‹ Au berceau de l'autre France [microforme]Chapitre 5 sur 90 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

A cette époque, le Canada était définitivement devenu ls

È do français. Cartier l'avait donné à la mère-patrie, comme un | Pe joyau de prix, et, grâce à Champlain, depuis une vingtaine ## ch d'années environ, les flots majestueux du grand fleuve M red

reflétaient les royales couleurs de France. Cependant ces 5 C’e couleurs ne flottaient que le long du Saint-Laurent et elles SF pri n’y abritaient guère que des établissements naissants. #0 de

Cartier et Champlain n’appartenaient pas à la race aven turière et cupide des Fernand Cortez et des Pizarre: ils | étaient plutôt de celle des Colomb. C’est en descendant du petit couvent franciscain de la Rabida, où pendant plu- #4

sieurs jours il avait médité et prié, qu’à l’aube du 3 août 1492 l’immortel Génois avait donné, ue la dunette de la Santa Maria, l’ordre de larguer les voiles « au nom de Jésus- | Christ ». En touchant terre deux mois après, le 12 oc tobre, il avait imposé à l’île qu’il venait de découvrir le !

nom de Saint-Sauveur. Son preinier soin, le procès-verbal de la prise de possession rédigé par le notaire royal, avait 4 été de faire préparer par les charpentiers du bord une M grande croix, qu’on dressa immédiatement au chant du | Vexilla Regis. Il indiquait ainsi qu’il ne se considérait pas seulement comme le grand amiral des rois de Castille, 4 mais encore et surtout comme le mandataire du Rédemp- È teur des hommes, Jésus-Christ !. À

2ctq

Lorsque, après sa première expédition, Jacques Cartier 3 pas fut sur le point de repartir de Saint-Malo pour le Canada, #

il voulut que tous ses compagnons de route communias- M bi

sent à la cathédrale. Le jour de la Pentecôte 1535, on put #4 2

dé preuv

1. Comte Roselly de Lorgues, Christophe Colomb, 1. I, ch. v, $ 7, ch. vi, Se toujo:

S ra L' récita

ent devenu M donc voir les trois équipages de la Grande-Hermine, de la Ù Petite-Hermine et de l'Émérillon, agenouillés dans le chœur de cette église pour implorer les secours du ciel et recevoir la bénédiction épiscopale de Mgr Denis Briconnet!. C’est par une plantation de croix que le vaillant Malouin prit possession, lui aussi, des terres qu’il eut le bonheur de découvrir. Celle qu'il dressa sur les rives solitaires du } Saint-Laurent avait trente pieds de haut. « L'ayant élevée,

comme un M ne vingtaine 4 rand fleuve pendant ces rent et elles M issants.

Pizarre : ils scendant du endant plu-

| 5 août 1492 LITE le la Santam de Jésuss, le 12 oc-

découvrir le “ss

Saint-Malo : la plage.

rapporte Cartier luimême, nous nous agenouillâmes tous, ayant les mains jointes, l’adorant à la vue de ces sauvages, et nous leur faisions signe, en regardant et en leur montrant le ciel, que d’elle | dépend notre rédemption. » Il en planta de semblables

sur divers autres noints où successivement il atterrit, affir-

mant de cette facon que s’il avait en son cœur l’amour de

la patrie, il y portait aussi celui du Sauveur du monde, ‘0 ct que soucieux des intérêts de la première, il n’en oubliait

ques Cartier M bas pour cela la gloire de son Dieu?. r le Canada,

rocès-verbal

royal, avait É u bord une M u chant du É sidérait pas À de Castille, du Rédemp

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