PASSAGE CHOIÎEUL, ÎJ-^Î
aO ëôrd des Terrasses
Toi dans ta robe blanche, et moi de noir vêtue, Image de nos jours, unis mais différents, !7^ous avons écouté cette voix qui s'est tue Et laissa dans nos cœurs de longs échos vibrants.
C^ous avons accoudé nos rêves aux terrasses; Je regardais mourir le flot après le flot, Tu suivais les oiseaux dans les profonds espaces. Si f abaissais mes yeux, les tiens regardaient haut;
Et notre marche, aussi, montrait en différence L'élan de ta jeunesse et mes pas ralentis; Tu refaisais deux fois la pareille distance, o4llant et revenant, écartant les taillis.
Souviens-toi de Fêté qui pose sa guirlande Sur les murs gris : prodigue et longue Fête-Dieu; T>e F allée où, petite enfant, tu devins grande, Sous les chênes en dàme^ à peine un peu plus vieux;