‹ Au bord du TageChapitre 22 sur 49 · IMPROVISATION · texte numérisé non relu

IMPROVISATION

J'ai vu l'aigle à l'aile puissante !

Je l'ai vu dans sa gloire et pâle de bonheur J'ai senti s'éveiller la lyre frémissante

Qui dormait dans mon cœur.

Un luth , écho divin des harpes séraphiques ,

M'a révélé les cieux Et mon âme , rompant ses chaînes léthargiques

Plane en un monde harmonieux.

Mais dans mon sein frémit ma pensée imparfaite Sur mes lèvres les chants meurent inachevés. . . Les temps , les temps encor ne sont pas arrivés ;

Mais l'avenir me luit. Les chants du grand poète Sont des flots du Cédron au bruit inspirateur, L'ange qui dans les cœurs souffle la poésie.

L'ardent charbon dont le seigneur

Toucha les lèvres d'Isaïe !

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