‹ Au bord du TageChapitre 23 sur 49 · IMITE DE L. W · texte numérisé non relu

IMITE DE L. W

« Come , pray with me , roy seraph— love ' <. My an£el— Lord , come pray with me ! THOMAS MOORE.

L'heure a sonné , l'heure mystérieuse Qui chaque soir te rendait à mes vœux Déploie au vent ton aile radieuse , Doux séraphin , apparais à mes yeux f

Si tu n'es point l'enfant d'un vain délire , Descends vers moi de ton brillant séjour ! Viens m'inspirer ! viens animer ma lyre r Descends vers moi , descends , esprit d'amour l

Par toi ce feu qui sommeille en mon âme Doit éclater en chants mélodieux.

Mes yeux noyés dans une humide flamme Suivent tes pas dans le vague des cieux.

Si tu n'es point l'enfant d'un vain délire , Descends vers moi de ton brillant séjour ! Mon cœur t'attend, il t'appelle , il soupire, Descends des cieux , descends , esprit d'amour !

Révèle-toi comme une étoile aimée , Comme un rayon qui scintille au matin Comme une brise enivrante , embaumée , Ou réponds-moi comme un écho lointain !

Oh ! réponds-moi ! car mon âme brisée Renaît heureuse à tes accens d'amour, Comme le lys s'entr'ouvre à la rosée Et se ranime aux rayons d'un beau jour

L'air m'a porté l'écho de ta parole Comme l'encens d'une immortelle fleur.

Ta chevelure, éclatante auréole, C'est mon étoile et l'astre du bonheur.

Si tu n'es point l'enfant d'un vain délire , Entends ma voix de ton brillant séjour , Entends Zelda qui t'appelle et soupire , Descends vers moi , descends, esprit d'amour

Ouvre au zéphyr ton aile diaphane , Des vastes deux sillonne au loin l'azur , Viens pour moi seule ; à tout regard profane Qu'un voile ami dérobe ton front pur.

C'est toi ! je vois ta beauté sans rivale , Doux habitans des parvis étoiles !

Sous un nuage et de pourpre et d'opale , Beau, tu parais à mes yeux consolés.

Non tu n'es point l'enfant d'un vain délire , Tu reviendras de ton brillant séjour ; Mon cœur t'attend, il t'appelle, il soupire.... Descends des cieux , descends , esprit d'amour !

Page 1