‹ Au bord du TageChapitre 27 sur 49 · L'ETOILE DU POETE · texte numérisé non relu

L'ETOILE DU POETE

Ainsi que l'aiguille aimantée se tourne vers le pôle qui l'attire , ainsi mes regards mélancoliques se tournent vers l'étoile que j'aime. C'est la plus belle des étoiles qui brillent aux deux.

Etincelante , majestueuse , elle s'avance dans l'azur. Mes yeux s'ouvrirent pour l'admirer. A travers un voile de pleurs, ils suivent encore sa marche lumineuse , ils la contemplent avec amour ! . . .

Mais, hélas! étoile chérie! quand tu t'élèves dans les cieux, moi, pâle et débile roseau, je penche ma tête aux orages , je m'incline sur une terre mugissante et volcanisée

Bientôt , au bout de ta carrière , au lieu le plus élevé du firmament, tu brilleras de tout l'éclat que tu possèdes et de tout celui qui t'est promis.

Mais alors j'aurai disparu sous les sables mobiles ! . . . Oui , tes rayons , astre adoré , luiront bientôt sur mon tombeau !

Belem.

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