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CHAPITRE IV

CHEMINS DE FER, MARINE MARCHANDE

I. Développement des voies ferrées. — II. Les grandes lignes transbrésiliennes. — III. Transcontinental. — IV. Tableau des lignes ferrées, lignes administrées par l’Union. — V. Lignes affermées. — VI. Lignes jouissant d’une g:arantie d’intérêt. — VIT Distribution des lignes par Etat. — VIIl. Le chemin de fer Central du Brésil, favoritisme. — IX. Trafic, résultats financiers. — X. Projets d’affermage. — XL Question des transports, réunion des voies isolées. — XII. Construction de ports. — XIII. Compagnies de navigation brésilienne, le « Lloyd Brazileiro », ses lignes, résultats financiers. — XIV. Navigation fluviale.

I. — ■ Pendant qu’on effectue à Rio de Janeiro des travaux importants qui vont faire de cette ville un port commercial de tout premier ordre, pourvu d’un outillage moderne, le gouvernement Fédéral, l’IInion comme on dit là bas, produit un effort immense pour développer ses communications et relier entre eux les différents Etats de la Confédération.

En 1854, il y a cinquante-six ans, le Brésil ne possédait que 14 kilomètres 500 de chemin de fer, de Maua, de l’autre côté de la baie, à la base de la serra conduisant à Pétropolis; au 1®‘' janvier 1909, le Brésil avait construit près de 19.000 kilomètres de voies ferrées que nous avons parcourues dans leur presque totalité, ainsi qu’une bonne partie des nouveaux tracés. C’est pendant ces dernières années surtout que les travaux de construction de chemin de fer ont été poussés avec la plus grande activité. En 1908, le Brésil battit son propre record en construisant 1.019 kilomètres de voies ferrées; dans le cours de l’année 1909, il a été inauguré 562 kilomètres de chemin de fer dont 431 construits par l’Union, et 131 par les Etats ou par des Compagnies. A la fin de 1910, il y aura bien près de 20.000 kilomètres de

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chemin de fer en trafic et si le Brésil persiste dans sa politique actuelle de construction, il possédera d’ici quelques années le réseau ferré le plus important de l’Amérique du Sud.

On construit un peu partout, dans nombre d’Etats, mais c'est dans la zone du centre que règne la plus grande activité, celle-ci embrasse un plus grand nombre de lignes et des régions plus vastes, dans Minas Geraes, Bahia, Matto Grosso, Sao Paulo. C’est au centre que l’on construit les embranchements suivants : embranchement à Diamantina ; de Victoria à Diamantina ; de Mar de Hespanha ; de Alfenas ; de Pitangueiras et Ribeirâo- Vermelho ; le prolongement delà Sapucahy; le chemin de fer à Goyaz, la ligation de la ligne de l’Quest à Angrados Reis, etc. L’impulsion est maintenant donnée et il semble que rien ne viendra l’arrêter.

Jusqu’à ces dernières années on pouvait noter le défaut, d’un plan général bien conçu dans la construction des lignes ferrées existantes. En voyant de-ci de-là des tronçons de lignes isolés, on pouvait observer l’abandon de tracés déjà avancés pour entreprendre d’autres travaux sur d’autres points. Les deux derniers Ministres des Travaux publics, MM. Lauro Muller et Miguel Calmon et leur successeur M. Francisco de Sa, apportèrent plus de méthode dans les constructions qui obéirent à une conception unique, le prolongement et le raccordement des lignes existantes.

IL — Ce sont ces Messieurs qui inaugurèrent ces audacieuses poussées vers l’intérieur pour ouvrir des régions immenses au commerce et à la civilisation. On verra prochainement au Brésil un Transcontinental et un Transbrésilien. Les grandes entreprises, en voie d’achèvement ou de construction, sont les suivantes : lignes dites du Nord-Onest joartant de Bauru (Etat de S. Paulo) terminus de la Sorocabana, et allant vers le Matto Grosso et la Bolivie; celle-ci une fois achevée jusqu’à Corumba sur le Paraguay aura près de 1.500 kilomètres de parcours; elle a atteint, depuis le commencement de l’année, le fleuve Parana, au Rebojo de Jupia et les travaux se poursuivent dans l’Etat de Matto Grosso.

La ligne de « Sào Paulo Rio Grande » oeuvre d’importance commerciale et stratégique considérable, qui à la fin de 1910 reliera entre eux six des plus importants Etats brésiliens ; cette

ligne pari d’Itararé frontière de Sâo Paulo et rejoint le Haut- Uruguay à travers les Etats de Parana et de Santa Catbarina. Le prolongement de la ligne « Central du Brésil », vers le nord; cette ligne a atteint le rio San Francisco, à Pirapora, endroit où commence la navigation libre de ce fleuve. La « Great-Western », qui dessert les Etats d’Alagoas, Pernambuco, Parahyba et la capitale du Rio Grande do Norte, construit plusieurs embranchements vers Fintérieur et continue à se prolonger en allant vers le Ceara, Piauhy et Maranhâo ; la « Victoria Minas » qui, très avancée, desservira les plus riches zones des Etats de Minas Geraes et d’Espirito Santo. Enfin le chemin de fer du Madeira au Mamoré, qui, partant de Santo Antonio, point où le Madeira cesse d’étre navigable pour les vapeurs en raison des chutes qui l’obstruent, va aboutir à Guajara Mirim sur le rio Mamoré, se prolongeant sur une très courte distance jusqu’à Villa Bella; cette ligne, d’un avenir immense, donnera un débouché à tous les produits de l’Orient bolivien.

III. — Au 28 août 1909, il restait à achever 217 kilomètres sur la ligne allant de Uniâo da Victoria à l’Uruguay (Sâo Paulo Rio Grande). L’ingénieur en chef nous affirmait qu’il l’atteindrait en juin de cette année, l’établissement delà voie se faisant à raison de 1 kilomètre par jour.

Du côté de Rio Grande il restait à achever 182 kilomètres de Passo Bùmdo au Haut-Uruguay. Le gouvernement a manifesté la volonté d’inaugurer la totalité du trajet de Rio à Porto Alegre et à Uruguayana le 30 septembre 1910. A cette époque, le voyageur pourra venir depuis le Rio San Francisco, chutes de Pirapora, jusqu’aux frontières de l’Uruguay ou de l’Argentine sur une distance de ligne ferrée ininterrompue de 3.975 kilomètres.

De Pirapora à Rio il y a 1.009 kilomètres ;

De Rio à Sâo Paulo, 496 kilomètres;

De Sâo Paulo à Itararé, 436 kilomètres;

D’Itararé à Ponta Grossa, 252 kilomètres ;

De Ponta Grossa à l’Uruguay, 642 kilomètres ;

De l’Uruguay à Santa Maria, 538 kilomètres ;

De Santa Maria à Porto Alegre, 388 kilomètres ;

De Santa Maria à Uruguayana, 374 kilomètres ;

De Santa Maria à Rio Grande, 602 kilomètres;

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Soit 2.652 kilomètres pour aller de Rio de Janeiro à Porto j Alegre, capitale de l’Etat de Rio G-rande do Sul; 1

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