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"Durant un siècle environ, depuis le traité dé Paris du 10, février 4763, qui.cédait le Canada à l'Angleterre, “out, rapport avait à. péu | -près cessé entre la France et le Canada. Ce n’est pas que-les Cana- - . diens eussent perdu le ‘souvenir de la mère patrie ; non, ils-avaient . - -. . conservé pour elle la plus tendre affection, mais la France, élle, dvait pe -. oublié-les. descendants de ceux qui avaient lutté pour sa domination et-: avaient arrosé de leur sang les rives du Saint-Laurent. 7. ©. Cependant les événements de 1814 et 1813, les souffrances du captif 0 de Saint-Hélène avaient trouvé'un douloureux écho dans notre ancienne ‘colonie. Plus tard des Canadiens combattaient côte à côte avec nos sol= - dats sur les champs de bataille de la Crimée, et l'alliance franco- . anglaise, en réconciliant deux nations si longtemps ennemies, rappelait à la France qu’elle avait au delà de.l’Atlantique ‘des enfants ‘dont le cœur battait loujours- pour elle. Aussi lorsqu’en 1856 la Capricieuse, , commandée par M. Belvèze, montta, pour la première fois depuis un siècle, le drapeau français sur les bords du Saint-Laurent, des ma- . ….nifestations enthousiastes accueillirent ce pavillon qu'une foule de . :! Cinadiens-Français vinrent saluer .du fin fond de leurs campagnes. E ‘
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‘2 : -‘AU CAKADA ET CHEZ LES Peaux{Rouces
: lorsque nos. marins mirent pied à terre dans là vieille cité si française, . de Québec, ce ne fut plus de l'enthousiasme, mais du délire. Le dra- : ‘peau Uicolore, “qu flotlait à toutes les fenêtres, n’a pas cessé, depuis
ce jour, d'être arboré par los Canadiens-Français dans louics deurs , : .
" fêtes nationales el ‘dans les cérémonies solennelles.
Ces. faits ne pouvaient passer inaperçus én. France. Aussi le gou- vurnemeñt de Napoléon. UL conçut-il le projet de créer à Québec un . évnsulat général de France. Un décret rendu on 1860 mettait à exécu-
. ion ce projet ct nommait Je premicr titulaire de ce poste. :
Lorsqu'eut lieu l'expédition du Mexique, des Canadiens prirent du. service dans les rangs du corps expéditionnaire français, et lorsqu’en 4870 nos désastres furept connus sur les rivages canadiens, les sympathies douloureuses ne Manquérent pas à à nos "représentants, pas plus que les secours à nos blessés et, plus tard, ‘les souscriptions pour la libération du territoire. D - : |
D'ün autre côté, d'intéressäntes. publications apprenaïent i à la. F Franco y que son souvenir était -pieusement conscrvé sur les rives du.Saini-: Laurent. M. Xavier Marmicr, un des premiers, faisait cette révélation; . M.Edme Rameau de Saint-Père retrouvait, pour ainsi diré, les Acadiens, .. et lus faisait connaitre, non seulement à ses. compalrioles, mais encore Ce aux Canadiens eux-mêmes qui n'avaient point de rapports avec eux
et ne possédaient sur leur compte que. des données fort incomplètes. -
: faisaient part de leurs impressions el de leurs savantes et conscien-
”. que les deux nations ressentaient l’une pour l'autre.
Puis, suivant la voie si bien tracte, MM. H. ‘de Lamothe, Gustave de Molinari, Fr: Gerbié, pour ne citer que les ouvriers de la i première heure,
cicuses recherches sur le Canada.
L'Exposition universelle de 1878 à Paris perncttait à la masse du. püblic de faire connaissance avec les ressources ct lés. produits dus ; Canada et de les faire ‘apprécier à leur, juste valeur. Enfin la création
à Paris, en 1882, d'un commissariat général. du Canada, dont le ë
ütulaire est encore M. Hector F abre, la. fondation d’un journal spécial. : Paris-Canada, ne pouvaient que contribuer à renouer des liens d'amitié “et de commerce trop longtemps détendus entre Français et Canadiens,
Une grande excursion ‘transatlantique devait, ‘une fois de plus, faire éclater au grand jour les sentiments de sympathie. et d'estime mutuelle .
Dans le courant. du mois de janvier 1885, une délégation se formait à Paris dans le but de visiter le Canada, à l’occasion de l'inauguration d’une ligne franco-canadienne de paquebots reliant directement le ° Havre à: Halifax. Cette délégation, forte de 54 membres, se composait
[. principalement de représentants! de la’ presse, de délégués des sociétés savanies, des. chambres syndicales et de commerce, d'ingénieurs, de. négociants, d’industriels, otc. Un certain nombre de dames faisaient