Y, ‘O SO (2 4 K
n2 AU CANADA ET CHEZ LES PEAUX-ROUGES
la salle des armures, la basilique, dont Fintérieur est tout en bois et ressemble en plus petit à celui de li cathédrale de Montréal. Le maîtreautel est finement sculpté; la voûte est peinte en bleu avec étoiles d'argent, mais les grands piliers de bois et les boiseries voisines sont couverts de peintures multicolores de mauvais goût, Le frêne est très employé dans ces constructions et tient la place du noyer auquel il ressemble beaucoup. C'est aussi en bois de frêne qu'est bâtie la bibliothèque du Parlement.
A l’autre extrémité de la ville se trouve la magnifique cascade de la Chaudière, Après une série de rapides. l'Outaouais se précipite, en forme de demi-cercle et par degrés. dans un entonnoir profond où l'eau bouillonne avee furie. Le coup d'œil est malheureusement un peu resserré et le pittoresque du lieu est fortement gâté par les billes de bois, que lon aperçoit un peu partout sur les rives, et par les usines qui entourent la chute et lui dérobent, par des prises d’eau nombreuses, une partie de son élément. C'est là que s'élève la grande scierie de M, Eddy, qui fonctionne sans relâche, la nuit comme le jour, grâce à son éclairage électrique. Les billots de bois sont harponués par un manœuvre qui les accroche à une chaîne sans fin. Celle-ci les dépose devant les appareils de sciage à vapeur, et le débitage du billot, sa transformation en planches, qui s'empilent d’'elles-mêmes à un endroit désigné, s’opèrent automatiquement en un rien de temps. Avec les bouts de planches on fait des allumettes.
Min de permettre aux trains de bois venant du nord d'arriver à Ottawa malgré la chute, on à construit d’étroits canaux en pente rapide qui permettent de tourner la Chaudière et dans lesquels l'eau se précipite à toute vitesse en formant des remous, C'est ce qu'on appelle les glissoires. Les radeaux de bois s'engagent dans les glissoires et sautent assez fortement dans les remous. L'eau jullit et se déverse sur le radcau qu'elle couvre en grande partie, éclaboussant tous ceux qui, par nécessité où par plaisir, exécutent cette descente tout à fait originale et sans danger. C'est à une des distractions les plus recherchées par les étrangers à Ottawa.
Du pont suspendu. qui se trouve près de li Chaudière et des glissoirées. on jouit d’une vue des plus pittoresques sur la capitale et principalement sur les édifices ofliciels, juchés en haut d'une colline
Lo Qu He d'O (NITR not nat A Uréc SOUX la bi de L piss(
Le li
[ITR
dans
ont [l
Sont
lepas Malo de di devail point Manit arriva
room
Sinago
ç en bois tt . Le maîtreavec étoiles roisines sont rône est très er auquel il est bâtie la
e cascade de précipite, en e profond où cusement uit par les billes »s, et par les s prises d’eau lève la grande uit comme le s sont harponns fin. Celle-ci e débitage du elles-mêmes à en de temps.
wd d'arriver à n pente rapide s l'eau se préon appelle les jres et sautent déverse sur le $ ceux qui, pau fait originale recherchées par
re et des glisla capitale el d'une colline
OTTAWA s3
dont les flanes boisés ont 66 transformés en jardin anglais, Le point de vue ne laisserait rien à désirer Si lon n'apercevait en même temps a da surface de POutaouais, qui forme en cel endroit une large dépression, d'énormes taches formées par la <ciure de bois. Au pied de la ville et surtout à Hull, faubourg d'Ottawa pour ainsi dire, se dressent à l'infini des piles de bois qui nuisent Singulièrement au parsasee
Hull nest séparé de la capitale que par l'Outaouais, mais se Louve, Dar suite de celle circonstance, dépendre de la provinee de Québec, Sa population forte de T à 8.000 âmes est presque entière ment de race française, Hull possède un journal français : la Vallée d'Olava, Lout comme Ottawa où se publie : le Canada. Ce ne sont encore que des feuilles de petit format, qui, par la pénurie de leurs nouvelles, ont peine à lutter contre les trois où quatre grands journaux anglais de la capitale.
A üitre de ville nouvelle, Ottawa renferme tout un ensemble de rues ürées au cordeau; elles sont larges, non pavées, bordées 1e plus souvent de trottoirs en bois, et d'une monotonie désespérante. Quand la bise souffle à travers ces grands couloirs, on éprouve un sentiment de tristesse indéfinissable, Je n'oublicrai jamais certain dimanche passé à Ottawa, à notre retour du Nord-Ouest, au mois d'octobre 1885. Le temps était sombre, les boutiques fermées et les rues désertes, On ne sait vraiment pas ce que deviennent les habitants le dimanche, dans les villes protestantes, Les bars, Tieux de réunion par excellence, ont porte close, — au moins sur le devant, Afin de laisser au personnel servant le temps d'aller aux ollices, — si cela fui plait — es iepas sont réduits à deux; le lunch ete thé du soir sont supprimés. Malsré cola la salle à manger esCà moitié vide, Tout ce qui est lieu de distraction est fermé, comme st dans la Bible, le jour du repos devait être un jour d'ennui. La passion de la fermeture est à un tel point poussée que, dans üne grande ville protestante anglaise du Manitoba — pourquoi ne pas la nommer? — à Winnipeg, il nous arriva, un après-midi, de trouver close là porte menant au washroom et à certain petit établissement de nécessité situé dans le voisinage, Était-ce à cause du dimanche ?
\ l'hôtel Russell, où nous étions descendus à Ottawa, le hall, ordi-
pr CSSS
LES PFEAUX-ROUGES
nairement st fréquenté, éluitsans animation, les escaliers et les couloirs ol silencieux el déserts, Au salon se trouvaient un piano et deux dames ra anglaises. A peine harmonieux instrument eut fait entendre quelques de accords, qui pour m'être pas bibliques, n'appartenaient cependant pas IT au répertoire d'Offenbach, que les deux puritaines filles d'Abion se ni levérent d'un ur shocking et se replièrent en bon ordre vers leurs de appartements, Par une condescendance exagérée, le plane se tut. Nous mélions que deux à ce moment; nous nous mimes à la fenêtre du Qu grand salon qui donne sur le pont du canal Rideau. C'était au beau , tro milieu de li journée, Au bout d'un quart d'heure, nous n'avions vu fait passer que quelques éhiens en rupture de taisse. Tout à coup une fac forme humaine apparait à Pangle d'une rue, Ces un policeman qui boi savane à pas lents et d'un air morne, lève li tète vers Fhôtel, ouvre i: sin une large bouche, laisse échapper un formidable bâillement, qu'aucun 3 ass obstacle n'eût pu retenir, eU disparait au tournant de la rue. {né
Pour se rendre d'Ottawa à Toronto il faut pénétrer au cœur de la N province d'Ontario, le rempart de la nationalité anglaise au Canada. : S'ip Le pays est assez peuplé, cultivé en beaucoup dendroits, bien que lon À com aperçoive encore des champs en friche, des forêts inexploitées et une sent infinité de petits étangs. Ni lon établit une comparaison entre les 2 pari
deux provinces de Québec et d'Ontarie. on remarque que. toutes pro- les 1 portions gardées. la première est plus commerçante et a deuxième de B
| plus industrielle et plus agricole. Ontario exporte du grain non seule- énig | ment à l'étranger, mais encore à Québec, Sa supériorité lient surtout cn ( | aux procédés de culture et à Poutillage, car le sol des deux provinces dom Î est le mème, dont
Lai province d'Ontario est la plus riche, li plus prospère et la plus Li peuplée de la Confédération. Elle possédaiten effet. en 1881, 1,923,000 Lis habitants, de race anglaise pour la plupart), sur un total de #4,32#4,006 aussi
que renferme le Canada, Aussi a-t-elle avec 1e nombre et li richesse, bout influence et la domination, Toronto, sa capitale, fondée eu 41795, met
el dont la population dépasse aujourd'hui 100,000 âmes. est assise Sie sur les bords du lac Ontario. Centre d'un commerce très important 8 Yon avec les États-Unis, elle est, après Montréal, la seconde ville du Domi- mai nion. Ses rues sont tracées en damier: à l'inverse de celles d'Ottawa. à U
zonn
qe ne onremen
(1) La population française n'était que de 102,743 habitants
ar a
et les couloirs deux dames ndre quelques cependant pas ; d'Albion se re vers leurs ,\ se tut. Nous la fenôtre du ’élait au beau s n'avions vu t à coup une policeman qui s Fhôtel, ouvre nent, qu'aucun rue.
u cœur de la ise au Canada.
, bien que lon ploitécs et une aison entre les ue. toutes proet la deuxième ‘rain non seuleté tient surtout deux provinces
père et la plus ASS1, 1,923.000 al de 4,32#.000 et [a richesse, ndée eu 179, mes. est assise très important ville du Domicelles d'Ottawit.
OTTAWA NS
elles sont propres 60 bordées, dans la partie centrale. de magnifiques habitations, de riches magasins devant lesquels arrête une affluence de curieux, La rue la plus fréquentée est la Yonge street, qui ou du lac Ontario et se prolonge à Pintint. Les grandes voies de COMHIUnication, que Silonnent de nombreux tranways, sont garnies de pavés de bois; c'est la ville la mieux entretenue de tout le Dominion.
Cest à Toronto que la race noire commence à entrer en ligne, Au Queens hotel, qui, soit dit en passant, est le meilleur que nous Von trouvé au Canada au point de vue de la table, le service de houchie est fait exclusivement par des nègres. Ceux-er ont tête rasée aussi est-il facile d'observer lai variété en même temps que la difformité de leurs boîtes osseuses qui semblent justifier la parenté de homme avec le singe, L'hôtel est rempli de serviteurs couleur ehocolat. et Fun d'eux assis sur une chaise, froisse avec gravité certains petits papiers die tinés à rejoindre le sonnet d'Oronte,
Non loin de Fhôtel se trouve la Queens street. qui pourrait bien s'appeler rue aux Fruits, tant on en voit dans les boutiques. Un commerce assez bizarre est celui des cercueils. Des magasins en expo sent dans leurs vitrines, de toute forme et de tout bois I y en à qui paraissent fort coquets et doivent sans doute tenter le passant, Nur les murs et les clôtures en planches <'étalent les gigantesques affiches de Barnum, dont le cirque est dans la ville, A côté, on Hit cette enseigne énigmatique : Polilesse el propreté sur le Pacifique canadien, Cela donne à croire qu'il n'en est pas de même sur les autres Tignes. Enfin dominant le tout, apparaît Sozodont, l'homme à la poudre entrées dont le nom seul doit suflire à toute explication. |
Le soir les principales rues sont éclairées à la Tumiôre électrique L< autres doivent se contenter de becs de gaz fortement ro aussi ces rues sont-elles passablement noires, d'autant plus que les boutiques sont fermées après le diner. Beaucoup de magasins ne mettent pas de volets devant leurs vitrines, ayant conlarce dans la sagesse de tous, Jusque vers 9 heures du soir on circule dans la Yonge street; mais, à ee moment, on dirait qu'une machine pneumatique a fait le vide,
Une longue avenue plantée conduit au Pare. vaste superticie ga zonnée el couverte d'arbres par-er pars A l'entrée. un carré
PAT EEE RÉ RPPRELPR DE SEEN
e pe a pre EP 6 en MP NE PART Mere ques 6 à
entouré de grilles et couvert de fleurs (ce qu'il y a de mieux dans tout le Parc) sert de cadre à deux pièces de canon prises à Sébastopol et données par la reine Victoria à la ville de Toronto, Plus loin se dresse un beau monument élevé à lai mémoire des volontaires tués lors de l'invasion féniane de 866, À côté s'élève la statue peu artistique de George Brown; celui-ci à Fair d'être habillé avec des lamelles de zinc.
Le long du Parc se dressent Observatoire, grand bâtimenten briques rouges, sans cachet, et l'Université, Cette massive construction, qui date de 41857, semble n'avoir que deux côtés et être construite en forme d'angle, Sur la façade s'élève au centre une grosse four carrée, dont les ailes sont inégalement construites. Les hauteurs sont diférentes et aucune des fenêtres de Paile droite n'est au niveau de celles de l'aile gauche, Bien plus. le côté qui touche à la bibliothèque semble fait de pièces et de morceaux, La bibliothèque à la forme d'une roonde. La pierre de construction est grisètre et jaunâtre, Tout cela est original, mais manque totalement d'harmonie (D, Cestun peu sur ce modèle qu'ont été construits les palais officiels d'Ottawa. Devant “Université S'étend une belle pelouse verte sur laquelle les étudiants S'adonnent avec ardeur au jeu de la crosse,
Comme dans toutes les villes canadiennes anglaises, les églises sont fort nombreuses; iv en a bien une cinquantaine.
Le Parlement est un grand bâtiment sombre donnant sur un jardin. Quelques colonnades le distinguent seules du reste des habitations. La province d'Ontario est une des trois qui ne possèdent pas de Conseil législatif. Son assemblée unique se compose de quatre-vingt douze membres, dont un seulest de race francaise,
Les environs de Toronto sont bien cultivés et affectés plus spécialement à la culture maraichère. Cette région est très peuplée et les chemins de fer commencent à y abonder, La ligne du Grand-Trenc que nous prenons à Toronto, va jusqu'à la ville américaine de Détroit traversant l'Ontario dans toute sa longueur, A Fextrémité de cette province se trouve le comté d'Essex, où habite une colonie de plus de 30,000 Canadiens-Français. avant la majorité, sinon dans le comte. du moins dans plusieurs centres importants. Un journal français. le
(D) Le feu s'est chargé de rétablir Funité en détruisant totalement FUÜniversité (4890)
een
son s'en) de ( Paill le pa Arr
ville var déer môên appe avoi celle sup!
spéei fleuv
eux dans tout Sébastopol el loin se dresse tués lors de artistique de s lumelles de
enten briques struetion. qui construite en e tour carrée, rs sont diftéveau de celles {hèque semble me d'une rotre. Tout cela est un peu sur Hawa. Devant ‘les étudiants
es églises sont
sur un jardin.
s habitations.
édent pas de quatre-vingt
plus spéciileeuplée et les Grand-Troenc ine de Détroit.
hnité de cette ie de plus de ans le comte.
al français. le
Université (1890)
OTTAWA
Courrier de FOuest, qui se publie à Windsor chaque semaine, est le eut organe de cette colonie de plus en plus prospère, Le climat du comté d'Essex est fort doux, les fruits v abondent et la culture de fa vigne ya pris une grande extension, Cest là que se trouve la Pointe Pelée, près de laquelle on récolte les bons petits vins blanes de Diana et Catawba avec lesquels nous avions fait connaissance à Toronto,
Détroit, dont la fondation remonte au chevalier de Cadillac. n'est séparé du Canada que par la rivière qui unit le lac Erié au lac Saint- Clair et au lac Huron, Après li conquête anglaise, Détroit et la région environnante ont été un foyer de résistance contre les conquérants. Cest sur ee sol que le célèbre chef sauvage Pontiac souleva les Indiens contre la domination anglaise et, soutenu par quelques Français, résisi pendant plus de deux années aux forces supérieures que le gouvernement britannique lança contre lui,
Aujourd'hui encore les descendants des colons français ont su conserver parmi eux la langue de leurs pèôres et forment un sixième environ de la population de la ville, Afin de donner un point d'appui à la langue française. quarante dames de Détroit ont fondé tout récemment une académie dont les membres se réunissent toutes les semaines, Ces daries ont surnommé leur assemblée /e Monde où l'on s'ennuie, el leur présidente, la baronne Salvador, a fait part à Pauteur de cette charmante comédie de la naissance de la Société, M Edouard Pailleron, dans une lettre fort spirituelle, à accepté avec empressement le parrainage d'une académie dont il ne soupçonnail guère lheureuse arrivée en ce monde,
Cest entre Toronto et Détroit que Fon prend, non loin de la ville déjà importante d'Hunillon, la bifurealion qui conduit à Niasara Suspension-Bridge (Pont-Suspendu). Je n'ai pas Fintention de décrire ici cette incomparable merveille que tout le monde connait, même sans lavoir vue, etque les Sauvages, dans leur langage imagé. appellent le «& Tonnerre des eaux. » Qu'il suflise de dire que, pour avoir une idée de la puissance de la chute. dont la hauteur égale celle des tours Notre-Dame et dont le volume d'eau est douze fois supérieur à celui de la Seine, il faut descendre couvert d'un vêtement spécial, peu poétique mais fort commode, dans le Hit escarpé du fleuve et pénétrer, jusqu'en dessous de Ha cataracte. Là seulement,
au milieu d'une pluie de poussière d'eau et d'un vacarme infernal. on peut avoir une idée complète de la réalité,
Le Niagara sert de frontière entre le Canada et les États-Unis, Les deux rives sont réunies par un magnifique pont suspendu dont les touristes sont invités à assurer Pentretien par une petite souscription out involontaire, Mais, chose bizarre. tandis que lon ne paie que 20 cents sur la rive canadienne. il faut en débourser 25 sur Ha rive américaine, Le gouvernement des États-Unis à racheté dernièrement les droits de passage perçus le long du fleuve. mis le gouvernement canadien n'a pas encore suivi ee born exemple,
Après sa chute, le Niagara écoute majestueusement entre deux parois de rochers à pie sur lesquels se dressent de temps à autre de erandes usines aux affreuses murailles et des annonces-réclones d'un format gigantesque. Plus bas. au Whirlpool (tourbillon), au point où le fleuve tourne brusquement à angle droit, un petit chemin de fer à ficelle conduit jusqu'au bord des rapides, où le capitaine Webbs à perdu la vie à la suite d'un pari imprudent. Cest au même endroit que tout dérmérementun tonnelier, nommé Graham. à par deux fois franchi ee dangereux passage dans un tonneau construit par lui pour la cireonstance,
Le Niagara étant un obstacle insurmontable à toute navigation, on à creusé. pour le tourner, Le canal Welland. qui met en communication les lacs Érié et Ontario, C'est par lt que passent les navires qui vont Samarrer aux quais de Chicago pour v charger les grains qu'ils lransportent en Europe sans transbordement.
De l'embouchure du Niagara nous nous rendons en bateau à vapeur à Toronto où nous prenons le steamer à deux étages Corinthian. de Ki Compagnie Richelieu et Ontario. qui doit nous ramener à Montréal. ne faut pas moins de quinze heures pour traverser le ae Ontario de Toronto à Kingston. et presque autant de temps pour descendre de cette dernière ville à Montréal, Près de Kingston, bâti sur Femplacement du fort Frontenac, et où se trouve une école militaire, prend naissance le Saint-Laurent. qui forme à partir de ee point'une multitude d'îles. petites et grandes. qu'on appelle à juste Utre les Mille es. Pendant près de trois heures le steamer navigue capricieusement au milieu de bouquets de verdure où de rochers arides
de
det frôl
cap)
lp à fi sur et kr le {
A de nl préc LT part leve met
Lo
la pi
aux |
d'un celle
bénig sibles Oues avale bien
indiq
rime infernal.
Llats=-Unis, Les ndu dont les o souscription one paie que 5 sur da rive F dernièrement DOUVOENOMEN
it entre deux ps à autre de -réchunes d'un on), au point chemin de fer aime Webbs à môme endroil
par deux fois U par lui pour
wigation, on à ommunication vires qui vont
grains qu'ils
ALGAU à Vapeur “inthian. de la v à Montréal.
& lac Ontario ur descendre ti sur l'emole militaire.
‘ce point une juste titre les aviguce capri- “ochers arides
OTTAWA #9
ner enenmete - : PRESS Re TTL RES .
émergeant du fond des eaux, Tantôt cest une jolie villa qui se dresse, avee sa ceinture de fleurs, sur une de ces Îles, tantôt c'est une simple cabane en bois, entourée de frais pâturages, tantôt enfin c'est un campement de Sauvages dont on aperçoit les tentes faites d'écorces ou de peaux, Ces Indiens, bien qu'ayant conservé leur teint euivré, sont à demi civilisés; ils S'adonnent principalement à la pêche dans leurs frèles canots d'écorce, Un rayon de soleil levant éclaire ce riant paysage, caplivant surtout dans les parages d'Alexandria.
A peine a-t-on dépassé les Mille Tes qu'on rencontre les premiers rapides, Nous connaissons déjà celui de Lachine, en reste septautres à franchir, fort inégalement espacés, depuis Prescott jusqu'à Montréal, sur une navigation de huit heures, Deux de ces rapides, le Long-Sault et le rapide des Cédres, sont dignes d'attention, Les autres, il faut bien le dire, n'offrent qu'un médiocre intérêt,
A notre arrivée à Montréal, la délégation se désagrège, Quelques-uns de nos compagnons, qui ont conservé par trop mauvais souvenir de leur précédente traversée, S'en vont New-York. avec l'intention d'y prendre le premier transatlantique en partance pour le Havre, Li majeure partie se rend à Québec, pour remonter à bord du Damara. qui doit lever l'ancre le 4 septembre, Le même jour, dix d'entre nous se mettent en route pour Le Nord-Ouest et la Colombie,
Lors de notre retour du Niagara.
Un mal qui répand la terreur
la picotte (petite vérole). puisqu'il faut appeler par son nom, faisait aux Montréalais la guerre.
Is ne mouraient pas tous,
Mais tous étaient frappés d'une de ces terreurs bleues qu'on ne saurait trop comparer qu'à celle inspirée par le choléra dans nos pays d'Europe, L'épidémie, bénigne lors de notre premier passage. avait fait des progrès sen sibles à notre retour, Cinq semaines plus tard, en revenant du Nord- Ouest, c'était pis encore. Certains quartiers étaient peu fréquentés et avaient un air Jugubre, Plus d'une habitation était fermée et sur bien des portes pendait un petit écrileau avec la mention € Small pox » indiquant que la maison était contaminée, En présence de cette recru-
TS
descence de maladie, la vaccination ccompulsoire » avait été ordonnée ù tous les habitants, Ce fut une cause de troubles, un certain nombre d'habitants, excités par les adversaires de ta vaceination, refusant d'obéir à Parrèté du maire, Pendant deux jours des bandes parcoururent les rues en réclamant de retrait de Farrêté y eut des vitres cassées, des personnes blessées et lon fut obligé. pour calmer leflervescence et rétablir Pordre, de mettre lcmiliee sur pied,
Tous ceux qui quitiaient Montréal élaient quelque peu suspects aux veux des populations environnantes, La fraveur était poussée un el point qu'un cas de picotte Sétant déclaré dans la demeure du chef de gare d'un petit village, la Compagnie du chemin de fer décida que les trains ne Sarrêteraient plus à cette station jusqu'à ce que le mal eût disparu, Sur la frontière des Etats-Unis et sur la limite l'Ontario, nubne pouvait passer S'ils n'exhibait un certificat de médecin constatant qu'il avait été fraîchement vacciné, Faute de ce certificat, on procédait aussitôt à opération, et si te patient refusait de Sy sou mettre, on le réembarquait illico,
Cest dans ces cireonstances que je quittai Montréal pour me rendre à l'exposition agricole de Sherbrooke, Je n'avais point le certificat que lon disait réglementaire, mais je savais que dans la provinee de Québec on élit moins rigoureux, et de plus je complais sur ma bonne mine pour née pas être considéré comme un picotieux, Dans la crande gare de Bonaventure, brillamment éclairée, on ne voit guère que quelques policemen et des employés oisifs, Le voyageur fait défaut, et Fon en est à regretter amérement celui que les Compagnies considérent comme «le plus désagréable des colis ». Montréal, en effet élant regardé comme lieu infecté, on v vient peu et on en sort peu. Je m'installe dans un de ces grands wagons à quarante huit places où nous ne sommes pas plus de six, A chaque instant je nr'attends à voir apparaitre le médecin chargé de me vacciner où de me déposer à li premicre station venue. Mais rien ne vient et j'arrive sans encombre au but de mon voyage,
La cité de Sherbrooke est bâlie à flanes de coteau sur les deux rives escarpécs et piloresques du Magog, au confluent de cette rivière avec le Saint-François, De la ville haute où se trouvent Févêché, la cathédrale, le séminaire, on jouit d'un joli coup d'ail sur la contrée envi-
ro
pay du 1 tant quel parts Slot aprè exelt cette A.
chez col puva bien iess d'ubre un à en cl bles ( reche Shi l'ÉLIOI mont.
sur le line st 200 ti leu abond r'amin plusie rable, cngrai Enfin M. (
crudit
lé ordonnée un certain vaccination, s des bandes 6, 1 y eut des pour calmer | pied.
SUSpOCls aux poussée ù ui ueure du chel de fer décida ua ce que le sur da limite cat de médecin e ce certificat,
ait de S'y sou-
ur me rendre LU le certilical a province de sur ma bonne eux, Dans li ne voit guère ur fait défaut.
hpagnies conréal, en efret.
en sort peu.
te huit places je nr'attends à
me déposer à
ans encombre
les deux rives e rivière avec hé, la cathécontrée envi-
OTTAWA M
ronnante, Le sol est accidenté et les collines sont boisées, C'est un pays gras et fertile, plus favorable au pâturage qu'à la culture, Lors du recensement de TSST, Sherbrooke possédut plus de 7,000 habitants dont 4,000 de race francaise. À l'inverse de ee qui existe dans quelques villes d'Ontario, les deux races vivent sur le pied de la plus parfaite harmonie, se regardant comme indispensables lune à Fantre, Sherbrooke est au cœur de ces cantons de FEst qui furent peuplés, après la guerre d'indépendance des Etats-Unis, par une population exclusivement anglaise, On voit done quel-ehemin a été fait depuis cette époque par la race française,
Aurivé à Sherbrooke à une heure op matinale pour me présenter chez les hôtes qui m'attendent, je pérégrine à travers la ville, 1 à gelé pendant la nuit, mais le soleil brille à l'horizon et tout en nrape puyant sur une balustrade pour admirer le paysage, je prends soin de bien mr'exposer aux rayons de Pastre réchauffant. C'est alors que deux messieurs nrabordent en me demandant Si je suis étranger. Fhésite d'abord à répondre, car je me crois en présence de médecins flairant un Montréalos en rupture de picotte, et déjà je me vois réexpédié en chemin de fer, manu militari. Heureusement c'étaient deux notables de la ville, MM, Chicoyne et Nouel, qui battaient la ville à ma recherche, La glace fat bientôt rompue eines alarmes disparurent,
Sherbrooke présente un air de fête, provoqué par l'exposition régionale agricole, Cette exposition esUinstallée hors de la ville sur un monticule que Fon atteint en passant sur le grand pont couvert jeté sur le Saint-François, Parmi les animaux, les races bovine et cheva line sont au premier rang par le nombre (chacune d'elles ayant 150 à 200 têtes), mais la race poreine tient la corde comme qualité, Les légumes, les fruits sont aussi nombreux que variés, La pomme v est abondante et cette région du Canada est la seule où lon boive couramment du cidre, Les machines agricoles sont rares. mais il y à plusieurs appareils destinés à la fabrication du sucre et du sirop d'érable, fort godtés dans ces parages, [y aussi des phosphates. des engrais, car la terre n'est pas assez riche pour se passer de leur secours, Enfin un pavillon, beaucoup trop étroit, abrite exposition industrielle,
M. Chicoyne, qui toute la journée n'a servi de bienveillant et très érudit cicérone, est un des homimes les plus distingués de Sherbrooke,
Président de la Société de colonisation française du comté. il sos | voué avec ardeur à l'extension de la race française dans les cantons de | l'Est, payant toujours de sa personne et ayant la bonne fortune de voir ses efforts couronnés de succès,
8 De tels hommes ne peuvent qu'honorer le pays oût ils se produisent { et qu'ils servent avec un si intelligent patriotisme,
L'Oues
du n [D Mari