‹ Au Canada et chez les peaux-rouges [microforme]Chapitre 27 sur 36 · AU CHEZ · texte numérisé non relu

AU CHEZ

inission tenue par les jésuites, lorsque les Métis du Nord-Ouest vinrent le chercher pour soutenir leurs griefs,

Les causes de mécontentement des Métis du Nord-Ouest étaient presque identiques à celles de leurs concitoyens du Manitoba, en 169, Dans une assemblée tenue par eux à Saint-Laurent (septembre ASS#), ils formulérent une Déclaration de droits qui fut votée à Funanimité et transmise au gouvernement fédéral (tn.

Pendant tout l'hiver Fagitalion se poursuivit sans sortir de la forme constitutionnelle et légale, Elle S'étendait non seulement chez les Métis de race française placés au nombre de 2,000 environ sur les deux rives de la Saskatchewan, entre Battleford et Batoche, mais aussi chez les Métis de race anglaise et écossaise groupés aux environs de Prince- Albert. Ces derniers ne furent pas les moins ardents à encourager Riel, à le lancer en avant, pour abandonner avec empressement au jour du danger, Sans ee concours, sur lequel Riel croyait pouvoir compter, celui-ci n'eûl peut-être pas poussé les choses à bout, D'un autre côté, le gouvernement aurait pu se débarrasser de lagitateur à prix d'argent, car Riel se serait éloigné moyennant le versement d'une somme de 35,000 piastres, Mais le cabinet fédéral, après avoir hésité, refusa de suivre cette négociation,

A force d'attendre le redressement de leurs griefs, les esprits s'aigrissaient, ya loin. iles vrai, des bords de la Saskatchewan à la capitale du Dominion, mais là construction du chemin de fer du Pacifique, achevée depuis quelque temps jusqu'aux Montagnes Rocheuses, rendait les communications incontestablement plus rapides, et, malgré les en teurs inhérentes à Fadministration dans tous les pays du globe, les Métis avaient peine à comprendre comment leûrs réclamations sommelllaient {toujours à Ottawa (quelques-unes remontaient, en effet, à plusieurs années), et se considéraient, non sans quelque raison, comme

D Celle réclamation, qui récapitulait tous les anciens griefs, portait sur les sept points suivants: 1° Subdivision en provinces des territoires du Nord-Ouest, — 2° Octroi aux Métis de la Saskatchewan des mêmes avantages territoriaux concédès aux Métis du Manitoba, — 3° Délivrance de Üitres de propriété aux colons en état de possession, — #° Vente de 900,000 àcres de terre du gouvernement pour en appliquer le produit à établissement d'écoles, hôpitaux el autres institutions de mème genre pour les Métis, et à l'octroi de semences eUmachines agricoles aux Métis pauvres, — 9° Réserve de 100 cantons de terres à distribuer dans Favenir aux enfants des Métis, — 6° Subvention d'au moins 4,000 piastres pour Fentretien dune école dirigée par des religieuses dans chaque établissement métis, — 7° Amélioration du sort des Sauvages.

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abandonnés à eux-mêmes, victimes de dénis de justice répétés et ne comptant plus aux veux du gouvernement. De lt à un soulévement nv avait qu'un pas. el ee pas fut vite franchi, La patience des Mé: is lait à bout, leur confiance en Riel était immense, et celui-ci, qui passail presque pour prophète, résolut d'user de son ascendant pour lever l'étendard de li révolte, non avee la folle pensée de lutter contre {out le Canada, mais avec l'espoir d'obtenir par la crainte qu'il soit {ait droit à toutes ses demandes.

Cette détermination élit certes condamnable au premier chef, mais le gouvernement fédéral, de son côté, n'avait rien fait pour la pré venir, Et quand il se décida à accorder les premières satisfactions, il ait déjà trop tard, Le 30 mars, une commission de {rois membres était nommée pour s'enquérir, à bref délai, des réclamations des Mé- His, Mais déjà la poudre avait parlé, et la commission ne parvint sur les lieux qu'après à pacitication

La nouvelle de Parrivée de a police montée, seule force publique chargée du maintien de l'ordre au Nord-Ouest, dans les paroisses ha bitées par les Métis, précipita le mouvement. Averti du fait et craienant pour sa sécurité, Riel convoqua en toute hâte ses partisans à Batoche, petit village situé sur la rive droite de la Saskatchewan du sud, et les détermina à la résistance, Pour les armer ef les nourrir, il réquisitionna les armes, munitions et vivres qui se trouvaient dans les magasins des négociants, tout en demandant un élat des Hivraisons qu'il entendait payer, En même temps, 1 laissait profaner église et persécuter les missionnaires, tout en affectant les dehors d'une erode piété. Faisant ensuite emprisonner quelques ôtages anglais, il constitua un gouvernement provisoire, sous la forme d’un conseil de douze membres, dont il fut le chef incontesté et absolu (A8 mars 1885). H prit le titre d’exovide et donna à son conseil celui d'exovidat,

Parmi ces membres on remarquail notamment Gabriel Dumont, Maxime Lépine, Philippe Garnot, Jackson. Ces deux derniers furentles seuls blancs associés par Riel ses entreprises. Jackson, ex-apothicaire à Wingham, converti de la veille au catholicisme, devint secrétaire de Riel, Traduit en jugement, par la suite, 1 fut acquitté comme fou et enfermé comme {el dans une maison daliénés d'oû il parvint à s'échapper. Max, Lépine, ancien député provincial au Manitoba, était

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frère d'Ambroise Lépine, Heutenant de Riel en 1870. Garnot, esprit aventureux, remplit les fonctions de secrétaire du conseil,

Quant à Gabriel Dumont, le chef militaire de Finsurrection, 1 mérite une mention spéciale. Chasseur de bulles à l'époque où ces animaux existent encore, 1 passait dans toute la Prairie pour un intrépide trappeur doublé d'un tireur hors ligne, FPn'avait pas son pareil pour choisir son terrain de combat et dresser une embuscade, joignant la supériorité des blanes à Pinstinet de la race indienne, Un jour il se rendit avec quelques chasseurs blanes et métis dans un camp de Picds-Noirs, Les Sauvages exéculaient la Danse du Poteau, cérémonie dans laquelle les plus braves guerriers racontaient leurs exploits. Dumont entre hardiment dans Ha danse, approche du poteau et x plantant son couteau, S'écrie avec une témérure audace ze Fair tué dix Pieds-Noirs, » Ses compagnons, stupéfaits de cette bravade, se reeardent déjà comme des hommes morts. Mais les grands sachems se vent et expriment à Gabriel Dumont leur admiration. ©Tu es un brave, lui disentsils, Nous avons entendu parler de (a valeur ; elle m'est pas surfaite, Tu resteras avec nous; nous ferons festin avec toi et tes compagnons ». Avec un chef de cette trempe et des tireurs habiles comme les Métis, Hi lutte devait être chaude,

Tant que le sang n'avait pas coulé on pouvait espérer une transaclion, comme en 1870, Mais cel espoir fut vite déçu, Le major Crozicr, de la police montée, avant appris la présence d'une bande de Métis prés du Lac aux Canards, Sy rendit avec 100 de «es hommes el 40 volontaires (26 marsi, IV rencontra 26 Métis à cheval commandés par Gabriel Dumont elles somma de mettre bas les armes, Ceux-ci refusèrent, Un Sauvage avant voulu saisie Parme d'un homme de a police fut jeté à terre et atteint d'un coup de feu, Presque en même temps un Métis étaittué, Les compagnons de Dumont firent alors une décharge sur la troupe du major Crozier, lui furent 4% hommes et en blessérent 9. La fusillade continua quelque temps ; mais le major,

craignant de ne pouvoir déloger, sans de grandes pertes, Les Métis

postés au haut d'une colline, battit en retraite en abandonnant ses

morts, après m'avoir infligé que des pertes légères à ses adversaires (tués el quelques blessés), FE fut rejoint par le colonel Hrvine à Fort Caron; mais les deux officiers, craignant de ne pouvoir résister

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dans cette position mal fortifiée, l'évacuèrent et se retirérent à Prince. Albert. d'où ils ne bougèrent plus de toute li campagne,

La nouvelle du soulèvement des Métis fut annoncée au Parlement d'Ottawa le 25 mars UE Feet d'un violent coup de tonnerre dans un ciel sans nuages, Les esprits troublés voyaient déjà une révolte générale des Peaux-Rouges. Rien n'était préparé pour la répression dune isurrection que Riel avec un coup d'ail remarquable, faisait éclater à cette époque de Fannée où la fonte des neiges, qui dure généralement deux à trois semaines, rend les mouvements de troupes presque impossibles,

Le Canada n'avant pas d'armée permanente. mais seulement des milices. 1 fallut mobiliser en toute hâte quelques bataillons, En v comprenant les armes spéciales. 5,000 hommes furent convoqués el transportés en moins dun mois sur le théâtre des opérations.

Le général Middleton, désigné par le ministre de la milice, sir Adolphe Caron, pour diriger les opérations actives, se met-en route dès le 24 pour Winnipeg, où il arrive le 27, Prenant avec lui le 90 bataillon (carabiniers de Winnipeg, qui avait été appelé sous les armes depuis quelques jours seulement, 1lse transporte aussitôt Fort Qu'Appelle où il établit son quartier général, en attendant la concentration des troupes mobilisées, De ce point, il surveillait Pinsurrection et, par sa présence, maintenait dans l'ordre les Sauvages, assez nombreux, qui avaient leurs réserves dans ces parages.

Le succès des Métis an Lac aux Canards avait été le signal d'un soulèvement des tribus indiennes de Ta Saskatchewan, travaillées depuis longtemps par Riel et ses émissaires, Riel n'ignorait pas qu'en appelant les Sauvages à la révolte, 1 donnait libre cours à tous leurs instincts féroces et sanguinaires ; mais il comptait sur son ascendant pour Les maitriser, n'en fat malheureusement rien, et, dès le début, se produisirent d'affreux massacres, qui enlevèrent à Ja cause des Métis les sympathies qu'elle pouvait avoir dans Fopinion

Apprenant la nouvelle du premier engagement, Je détachement de police à chevai qui se trouvait à 4 colonie du Lac aux Grenouilies se retira au fort Pitt, à 30 milles au sud. sur la demande même des blancs, Ceux-ci se croyaient plus en sûreté de cette facon, mais la ibu de Gros-Ours, dont La réserve était voisins <e chargea de les

désabuser cruellement, Le 31 mars, les Sauvages pillaientles magasins, massacraient de sang-froid plusieurs colons, ainsi que deux mission naires, les PP, oblats Fafard et Marchand, et emmenaient prisonniers COX QUE SUPVIVEHIONE AU massacre,

Gros-Ours marcha ensuite sur Le fort Pit, dont la garnison (22 hommes de la police montée), commandée par le capitaine A4. Dickens, fils du célèbre romancier, repousst tout d'abord une première attaque, Mais Le fort, hors d'état de résister à de nouveaux assauts, ut évacué à nuit et la garnison descendit la Saskatchewan, alors en pleine débâcle, dans un bac qui faisait eau de toutes parts, el, après cinq Jours dune navigation des plus pénibles, arrivait à Battloford (22 avril.

De ee côté, les tribus des Cris et des Stonis qui avaient reçu de Riol du tabae invitation et signal de se soulever. venaient d'entrer dans | le sentier dela guerre, sous le commandement de Poundmaker, secondé par Mosquito et Faisan Rouge. Le 30 mars, Battleford était envahi et pillé. Les colons et la garnison S'élaientomis à Fabri dans l'enceinte du fort Situé au confluent de Ta Saskatchewan et de la rivière Bataitle,

La position était presque inexpugnable, aussi les Cris se contentérent-

ils d'établir un blocus qui dura jusqu'à Farrivée des secours,

En quelques jours le soulèvement des Métis et des Sauvages s'étene a dait des environs d'Edmonton à Prince Albert, sur les deux rives de fl la Saskatchewan, Peu Sen fallut que le théâtre des opérations ne his prit des proportions beaucoup plus vastes. L'influence Loute-puissante

| du P, Lacombe, les distributions de cadeaux et enfin Farrivée des

troupes maintinrent dans li soumission les Peaux-Rouges des environs de Qu'Appelle et de Calgarv. et notamment a turbulente tribu des

| l Pieds-Noirs, la plus puissante de toutes, au Canada, | Le terrain sur lequel allaient opérer les troupes fédérales était des À plus défavorables, La neige ne fondait que lentement, La pluie, qui if allait tomber fréquemment, format une série de marteages. Le s soir, lt température deseendait parfois au-dessous de glace et contri- |

buait encore à aggraver les difficultés de la situation. Le pays qu'il fulait traverser étant à peine peuplé, les troupes en marche devaient rainer à leur suite tout ee qui était nécessaire à leur subsistance, Sans les centaines de charriots et d'attelages fournis principalement

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principalement

par la Compagnie de la baie d'Hudson et la forme du major Bell, les opérations eussent de considérablement. retardées. La concentration des troupes était ausse fort difficile, car le chemin de fer du Pactique n'étant pas encore achevé ur nord du fac Supérieur, les troupes venant de l'est élaientobligées de fournir plusieurs élapes dans des terrains détrempés avant de retrouver Hi voie ferrée à Port-Arthur.

Malgré toutes ces difficultés les opérations commencèrent sans trop de retards. Le plan du général Middleton consistut à former trois colonnes expéditonnares, avant toutes pour base d'opérations Le chemin de fer du Pacilique,

La de colonne, dont le général se résorvait le commandement, était la plus importante et devait avoir pour objectif Batoche, centre de Ja rébellion. La 2°, commandée par le colonel Ofter, avait pour but de dégager Battleford. La 3, dirigée par le général Strange, devait protégor Edmonton et opérer sur a haute Saskatehewan du nord. Les trois colonnes ne se composaient guère que de jeunes miieiens, braves mais inexpérunentés et nullement préparés aux fatigues d'une rude campagne, Elles alltent avoir fort à fure en face des Métis, tireurs émérites, quoique médiocrement armés ef sans artilerie, soldats infaligables et connaissant adnnrablement te terrain oû ils opéraient. Ces avantages permirent à ces derniers de Tutler, méme avec suecès, contre des forces supérieures en nombre elen armement,

De la station de Qu'Appelle à Batoche fa colonne du général Mid: dleton avait à parcourir 230 milles, C'est à Fort Qu'Appelle que se fait la concentration dans les premiers jours d'avril Le 6, Favantgarde se met en marche, Le 15, Humboldt ot se trouvent des magasins milis faires, est occupé sans coup fé. De ee point, Je général Middleton, voulant utiliser, autant que possible, le cours de ta Saskatehewan, se dirige sur Ja Traversée de Clarke (Clarkes Crossing), où il parvient le 7, sans avoir, à son grand étonnement, rencontré Fennenmi, ni ses scouts (écluireurs), qui auraient pu factementt{e harceler et tur enlever ses convois, lesquels, imprudenee grave, ne sont pas escortés,

Les Métis occupant les deux rives de la Saskatchewan, le général Middleton, au Heu de se contenter de garder le gué, résolut de diviser ses forces et de s'avancer en même temps sur les deux rives, Ce plan

Guit fort téméraire, étant données Pabsence de pont et la difficulté des

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110 AU CANADA ET COCHEZ LES LEAEN-HOUGES

” conmmuneatons (on ehotand état te soul moyen de transport entre les deux colonnes Si lennenmt avait ete entreprenant et avt en tes plus élémentures notions de tactique omidture, art, par Pau

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alourdies par loimasse de leurs transports ren fabmen. Les Métis ne hougérent pass paralysés qu'ils etnient par Fatttade radéeise ou contradetoire de Riel dont li eondute, pendant a durée de Piesun

rection, Fat oun mystère. Aussi le général Middleton, après un prenne avertissement, pull attendre son but,

Le 24 ave, le camp de la Traversée de Clarke est levé, et Fon se remet en marche: Pade gauche, forte de près de 400 Hemmes el 2 canons, sous les ordres du Heutenant-colonet Montizambert avec lord Melgund comme chef d'étatamapors Paie droite, forte de 300 honmes et 2 canons, sous les ordres directs de Middleton. Le 2%, en appro chant du ravi de la Rivière aux Poissons (sh Creek). à 10 milles de Batoche, Favantoarde est assaithe par des coups de feu, dans un Lorrain fort accidenté, et forcée de reculer, L'action s'engage ausstôt Los Métis sont ropoussés jusqu'au ravin, mais toutes les tentatives lutes pour les en déloger restent mfraetuenses. TR avaient creusé des tranchées et se tenaient blottis dans des rifle pils, trous profonds où ls se cachent pour rer, offrant de prise à Fennemi que sur une surface très réduite, Emplovant leurs ruses de guerre, ls mettent en évidence un ehapean au bout d'un bâton ou une couverture derrière un buisson, et pendant que les soldats, encore novices sous ee rap port. eribluent de balles ces objets qui figuraient Fennent, eelure profitait ce la cireonstance pour Hirer à coup sûr.

Middleton désespérant malgré le Gr de son artillerie, d'enlever les positions ennemies, doû partune violente fusillade, cesse Te feu et établit son camp à quelque distanee en arrière du ehamp de bataille, après avoir perdu A@iués et 40 blessés, soit 110" de son effectif. Les Métis, que commandait en personne Gabriel Pamont, n'étaient, d'après les papiers trouvés plus tard à Batoche, que 280. Leurs pertes furent de TT tués et EN blessés,

C'était un échec pour les troupes, eCilen aurait été sans doute autre ment si Middleton m'eût pas divisé ses lorees. Pendant toute a durée du combat, la colonne de la rive gauche dut assister l'arme au bras

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au combat, le chaland que oi eût pers de passer da rivière étant resté on arriere, Quand celte area entin, le transbordement com meneca, mais Paction touchait à sa fin et la colonne arriva trop tard pour échanger station.

Le 25, la journée se passe tranquillement, aprés une ut d'angoisses pendant laquelle on avait redouté une attaque furieuse et Fontévement des convois. Le 26, on est tout étonné d'apprendre que Ge Dumont a abandonné ses retranehements Cette retrate aprés une Victoire est restée inexplheable eo ne sarl Pattebuer qu'a tr eonduite mystique de Welt, absorbé par des révélations qu'il prétend recevoir,

\Middleton, aprés avorr évacué ses blessés, complété ses approvisionnements, recu quelques renforts et une mitrattense Gatting, que le steuner ortheote li amene de SANTE Current, ve te camp le 7 mu, prend le 8 le contact de Fennent el commence, Le au matin, l'attaque de Batoche, où Tüel a établi son quartier général et son centre de résistance, Les positions avaneces des Métis, que couvrent Batoche sont enlevées tout d'abord. et Middleton parvient a s'avaneer jusqu'à l'église catholique qu'ibloceupe. Pendant quil exécute ce mouvement, une bande de Peaux-Rouges débouchant subitement dun fourré, se précipitesur Partlere quelle auraitréussticenteversteeltte derniere, qui est restée attelée, avait pu battre en retraite nnmédiatement Le feu de lomtratleuse Gatling arrête les assutlants etes rejette dans le Tourré.

A peine remis de cette alerte Middleton aborde tr cemture de bots qui couvre Batoche et forme Hi elef de li position, Mais tous ses efforts viennent échouer contre la tenace résistunce des Métis qui. protégés par des tranchées etune série dé rifle pits, dirigenteontre les troupes canadiennes un feu aussi nourre que redoutable. Aussi tes colonnes d'allaque hésitentelles à se taneer à fond. Le Northeote, arme er guerre, seconde depuis lomatin Pattaque des troupes mins, assulte par un feu des plus violents des berges élevées qui dominent la Saskatehewan, 1 subit des pertes graves, se trouve presque désemparé et dépasse le théâtre des opérations. La nuit approche lorsque le feu mis aux hautes herbes et l'offensive reprise par les Métis forcent Middleton abandonner église el à se replier un peu en arrière.

La situation est grave, Ni Middleton recule, est perdu, car sa retraite se changera inévitablement en déroute, Redoutant cette éven-

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AU CANADA tualité, Le général en chef fait camper ses soldats sur le terrain, décide à continuer Fattaque le lendemain,

Le 10, la matinée est passée it se lortifier, puis la lutte recommence, Le 10 grenadiers (Foronto) et le 90 carabiniers (Winnipeg) renouvel lent leurs attaques de la veille, mais la journée s'achève sans qu'un pouce de terrain ait été conquis,

Le 11, nouvelle fusillade, Middléton esquisse un mouvement tournant, mais les Métis Pattendent et il se heurte à une série de retran: chements qu'il n'ose aborder,

Le 42, le général en chef, décidé à en finir à tout prix, tente un suprème effort. Une attaque heureuse lui livre le cimetière fortifié el un mouvement tournant prononcé fait tomber la résistance des Métis, Le feu de ceux-ci se ralentit, leurs munitions se font rares et, se voyant débordés, ils battent en retraite de toutes parts, abandonnanties ôtages retenus depuis près de deux mois. et laissant aux vainqueurs leur drapeau blane orné de Pimage de li Sainte-Vierge,

Le triomphe des troupes canadiennes est complet, mais n'a pas fallu moins de quatre jours de combat pour enlever des positions adinirablement choisies et défendues avec un rare courage, Rieln'eut jamais sous la main que 600 honmes environ, parmi lesquels 200 Peaux Rouges, et c'est avec ces faibles forces qu'ilänt en échec les troupes fédérales, Quelle eût été sa résistance si Gros-Ours et Poundimaker avaient opéré leur jonction avec Ti Middleton avait eu à Batoche une soixantaine d'hommes hors dé combat. Les pertes de Riel, quoique mal connues, furent bien plus considérables.

La prise de Batoche ne termine pas la guerre, mais le cour de la résistunee est brisé. Piel a disparu, mais on le sait caché dans le pays. Recherché de tous côtés, est découvert par trois éelaireurs auxquels il<e livre de lui-même (5 mai), Quant à Gabriel Dumont, qui ses battu comme un ion, il gagne fa frontière des États-Unis et se réfugie au Montana, Riel aurait pu suivre son exemple, Mais il a expliqué luiméme qu'il m'avait pas pris la fuite, parce qu'ilavait foi dans la justice de sa cause.

Suivons maintenant les opérations des colonnes Otter et Strante, qui n'eurent pas la même importance que celle de Middleton.

Le colonel Otter, dont le but est de dégager Battleford, quitte

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Swilt-Current, sa base d'opérations, le 4 avril et arrive le lendemain à Saskatchewan-Landing, ne ui faut pas moins de trois jours pour transporter à bac, de Pautre côté de la Saskatehewan, ses 500 honmines, son artillerie (2 canons 64 mitrailleuse Calling) 64 ses nombreux onvois, Le pays qu'il faut traverser est dénué de toute ressource el les soldats sont obligés d'emporter du bois pour se chauffer, La tem pérature est glaciale elle terrain défonce, Le IR a colonne reprend sa marche et arrive le 25 devant Battleford, avant parcourir 202 milles sans avoir rencontré Fennemi, Le fort, où 560 personnes se trouvaient entassées et court de vivres, se trouve débloqué.

Les Sauvages rôodant loujours aux environs, le colonel Otter se dispose à les atteindre. Le Fm, quitte Battleford avec plus de 300 hommes, 2 canons el une mitrailleuse, remontant la rivière Bataille, Le 2, un vif combat s'engage contre fa bande de Poundimaker, à la Montagne du Coup de Couteau. Cachés dans les rifle pits, les bois et les coulées — car le terrain est très mouvementé les Sauvages résistent à plusieurs attaques et, dans un retour offensif, sont sur le point de Semparer de l'artillerie. Cellesci esCdémontée par son propre ir, et le colonel Otler, désespérant alors d'enlever les positions ennemies, bat en retraite sur Battleford, sans être poursuivi par les leaux-Rouges, La petite troupe à eu S tués et 16 blessés, Les pertes de l'ennemi sont presque égales, comme le nombre de ses combattants, Des deux côtés on se dit victorieux,

La nouvelle de la défaite de Riel change bientôt la face des choses, l'oundimaker, conseillé par le P, Cochin, missionnaire qu'il re Gent prisonnier, fait sa soumission pour éviter de grands malheurs à sa tribu et se livre, le 26 mai, au général Middleton arrivé depuis deux jours à Battleford, après avoir visité Prinec-Afbert,

La 93° colonne, commandée par le général Strange, avail pour objectif de dégager Edmonton et Fort Pit, dont la chute fut longtemps iunorée, et de réduire Gros-Ours, Laissant à Calgary et Mac-Leod, le 9 voltigeurs (Québec), pour surveiller les Pieds-\oirs el les Karcis, le général Strange prend avee tuile 69° bataillon de carabiniers (Montréal et le 92% (Winnipeg), plus un détachement de police montée e©de cou boys (bouvicrs à cheval) formés en éclaireurs. Le 19 avril, Pavant garde quitte Calgary et arrive, 6 jours après, à la traverse de la rivière

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de l'Origral-Rouge (Red-Deer), Le 2 mai, elle fait son entrée, sans coup férir, à Edmonton, où 730 hommes se frouvent réunis quelques jours après. Le général Strange fait alors construire des radeaux pour descendrie la Saskatchewan du nord, S'embarque le 14 et arrive à Victoria le 48, Ten repart le 20, le 65° descendant en bateau et le O2 suivant la route de terre pour gagner Fort Pit, où la jonction s'opère le 25, C'est ators, seulement, que le général Strange apprend de quel côté se trouve la bande de Gros-Ours, évaluée à 600 guerriers, Marchant aussitôt à sa rencontre, avec #50 hommes, il la trouve relratichée à la Butte-aux-Français, à 45 milles de Fort-Pitt et à 3 milles de la rive nord de la Saskatchewan. Le combat engage le 28. Les tirailleurs et Fartillerie (E canon) font taire le feu de l'ennemi, mais le général Strange, n'ayant pas toutes ses (troupes sous la main, hésite à se lancer à Fassaut des retranchement. Un mouvement de flane des Sauvages le décide, au contraire, à la retraite, Gros-Ours ne linquiète pas du ‘ ste, et, S'attendant à une nouvelle attaque, se retire vers le nord, L'engagement de la Butte-aux-Français avait été peu sanglant : du côté du général Strange, 4 blessés ; chez les Sauvages, 5 tués et5 blessés,

A la nouvelle de cet insuceès, Middleton accourt à Battleford avec 500 hommes, opère <a jonction, le 2 juin, avec le général Strange et se met à la poursuite de Gros-Ours, le seul chef qui tienne encore la amoagne, Mais celui-ci a une forte avance, Arrivé jusqu'à la riviére Castor, par des sentiers impraticables, Middleton renonce à lutter de vitesse et revient à Fort Pitt le TE juin. Une nouvelle poursuite ne donne pas de meilleurs résultats. Mais la bande du chef sauvage, considérablement réduite, n'est plus à craindre, et les captifs du Lac aux Grenouilles ont été délivrés. Aussi le général Middleton, considérant la campagne comme terminée, ordonne-al le rapatriement des troupes, laissant le pays sous la garde de la police montée qui Sempare, le 3 juillet, de Gros-Ours et de ses derniers compagnons.

L'insurrection est vaineue, Ses chefs et les auteurs du massacre du Lac aux Grenouilles vont avoir à répondre de leurs actes devant la Justice, pendant que la commission, chargée si tardivement de recueillir les plaintes des Métis, procédera enfin à une enquête et à la délivrance de Qitres de propriété. Que de malheurs on eût évité en agissant en lermps opportun! Des centaines d'existences eussent été

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