‹ Au cœur de l'Afrique, 1868-1871Chapitre 182 sur 251 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Préparatifs de voyage. — Générosité cTAbd-es-Sâmate. — Organisation de la caravane. — Cérémonies du départ. — Forêt de terminalias. — Caamas inabordables. — Flore nouvelle. — Terreur du cannibalisme. — Perspective du Mbala-Nguia. — Au bord du Lehsi. — L'Ibba. — Première rencontre des Niams-Niams. — Herbe de dix-huit pieds de haut. — Extermination des éléphants. — Dandys. — Visite à Nganyé. — Réception. — Goumba.

— Provisions de colocase. — Un ménestrel. — Pays cultivé. — Beauté du zahoua. — Découverte d'un encephalartos. — Isolement des habitations.

— Dévastation du district de Bendo. — Discussion avec les soldats. — Identité du Soué et du Diour. — Loi du drainage. — Passage du Manzilli.

— Première ^foxêLjrier-ge. — Pays désert. — Géographie botanique. — Importance de la pintade pour le voyageur. — Alimentation de la caravane.

Nourriture des indigènes.

Je rentrais à Sabbi après trois mois d'excursions presque ininterrompues, mais je n'avais pas le temps de me reposer. On allait partir pour le pays des Niams-Niams, où je devais me rendre sous la protection de mon hôte. Il fallait me préparer en toute hâte : ficeler vingt-cinq ballots, et les coudre; remplir mes caisses, remettre en état mes armes, mes outils, ma garde-robe ; me pourvoir de munitions pour un voyage de six mois en pays hostile; transcrire mes notes; faire ma correspondance, expédier en Europe le fruit de mes recherches; et pour tout cela je n'avais que quinze jours ; sans parler des soins du ménage, qui ne pouvaient être négligés, mon personnel ayant grand besoin de surveillance. Pour la lessive, par exemple, que je faisais tous les deux mois, il fallut se rendre à la rivière, c'est-à-dire à une dislance d'une heure et demie; puis, faire sécher, plier, etc.

La veille de notre départ, dans la soirée, ma garde à quatre pattes se trouva subitement accrue de huit charmants toutous de belle race cliillouke. Hussein, le plus âgé et le plus expérimenté de mes Nubiens, auquel avait été confié le transport de mes collections et de mes lettres jusqu'à la zèriba de Ghattas,

— je regardais toujours celle-ci comme mon quartier général,

— reçut en outre la haute mission d'y porter les nouveau-

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