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I. C'est l'Auvergne ; nous y sommes

ao AU CŒUK DE L AUVERGNE

Ab Valen tir ces me Vaire Quen sent venir de Proenza.

(Avec l'haleine, j'attire à moi Fair que je sens venir de Provence.)

Aux forêts de TAsie paradisiaque, j*ai respiré les essences triomphales, après quoi nos fleurettes des champs ne devraient plus rien sentir ?

Dès Eygurande, à travers les stores baissés et les vitres closes, quand le train roule à travers le vent cantalien, j'ai toujours été réveillé par l'odeur distincte du pays, les poumons soudain dilatés d'une avidité d'absorber l'espace ! Ce ne sont plus les parfums qui violentent, les arômes qui étourdissent, rien que l'air net et pur avec le goût de l'eau vaporisée aux cascades, et de Therbe fauve sur le basalte et, près des villages, quelque fumée au toit matinal, des bouffées de l'é table qui s*ouvre, le pain sortant du four, qui ne sont pas du même bois, des mêmes bêtes, de la même pâte qu'ailleurs et dont nous démêlerions la saveur à travers le bouleversement d'une fin du monde et d'une nouvelle création :

C'est l'Auvergne, nous y sommes !

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