‹ Au cœur de l'histoire [microforme]Chapitre 17 sur 56 · FE Æ · texte numérisé non relu

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femmes et enfants de Québec et de la banlieue sont là, car c'est dimanche.

Il y a mêmement des sauvages à foison, beaucoup de sauvages; la figure peinte et mis à la manière de leur nation, avec parures de porcelaines, de pelleteries et de plumages; quelques-uns venus de très loin peut-être, pour voir le nouvel Onontio au visage pâle, dont ils attendent l'apparition avec curiosité, en fumant leurs pétunoirs.?* Enfin, dans le jardin du collège des Jésuites, le 28 juillet 1658, il y a une belle assemblée.

Voici Monseigneur ! Vive Monseigneur !

Le gros pétard de fonte, que les Pères ont emprunté du fort, les flûtes et les tambours, les mousquets, les acclamations du peuple, les cris des sauvages, font retentir les échos du Cap Diamant, cependant que monsieur d'Argenson se dirige vers le fauteuil d'honneur, qu'on lui a préparé, au pied d'un érable, qui étend ses branches comme un baldaquin. A l'arbre, au-dessus du trône, on a cloué son blason: où courent des léopards lançant des flammes par la gueuie.

A quelques perches, devant le fauteuil de Monseigneur, imaginons un théâtre rustique. ? 4

Entre deux hêtres altiers, un petit espace carré se voit, jonché de verdure, que traverse au-dessus à la hauteur des premiers rameaux, une banderole où se lit une inscription dorée :

RELISIONI SCIENTIAE ARTIBUS

C'est l'encadrement de l'avant-scène.

A l'arrière-plan, on a fiché en terre maintes branches, formant muraille touffue et verdoyante, avec au centre, une grande fleur-de-lys bleue portant peintes en blanc, les lettres :

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