‹ Au cœur de l'histoire [microforme]Chapitre 39 sur 56 · D EPS PEN EN PER TU · texte numérisé non relu

D EPS PEN EN PER TU

Ce

nuit; car j'en ai long à vous écrire, touchant l'héroïque missionnaire et ses travaux.

Et voici maintenant que je commence son histoire. ©

Lorsque le Père Jogues aborda en la Nouvelle- France, pour la première fois, en l'an 1636, il n'était âgé que de 29 ans: étant néen 1607, à Orléans. Il fut dès lors envoyé par son supérieur, au Pays des Hurons; d'où il revint à Québec, six ans après, soit en 1642.

Vous vous souvenez sans doute, Arthénice, que cette année-là, Ville-Marie fut fondée, par Monsieur de Maisonneuve, envoyé à cette fin, par la compagnie de Notre-Dame de Montréal, dont je suis l'une des associées. Mais ceci n'a r'>n à faire avec mon sujet...

Or, pour en revenir au: Père Jogues, il y avait à peine quinze jours qu'il était arrivé à Québec, qu'il dut se remettre en route, notamment le premier jour d'août 1642, pour retourner au Pays des

ee LU ES

cm

em see done gnée Re 4,

PR EP pr + À

LT a nn eng EEE rem

an

EE

Hurons, avec les provisions et autres nécessités qu'il était venu quérir.

Malheureusement, dès le début du voyage, (le deuxième jour après avoir quitté les Trois-Rivières, qui est une place sur le chemin qu'il suivait) le parti, en douze canots, composé de quarante hommes, dont quatre Français et le reste Hurons, est rencontré par les Iroquois et attaqué. Dès le premier choc, les Hurons affolés de terreur se dispersent, à part douze à quatorze, qui soutiennent courageusement le combat; mais qui sont bientôt pris, avec un des Français, à savoir:un donné de la Compagnie de Jésus, nommé Goupil. 7

Le Père Jogues cependant, se tenait caché dans l'épaisseur des roseaux du bord de la rivière, mais à la vue des infortunés Hurons et de son malheureux compagnon Goupil réduits à l'esclavage, il sort de sa retraite, s'en va partager leurs détresses et prodiguer ses consolations.

Enfin, un troisième Français, Guillaume Couture, ® (c'est là son nom, en autant que je me le rappelle) bien que hors d'atteinte, mais ne voulant

pas abandonner les siens, vint grossir le nombre des prisonniers.

La chasse aux hommes et la lutte terminées, les Iroquois avaient fait captifs dix-neuf Hurons et trois Français: soit en tout, vingt-deux. Les dix-huit autres, (j'ai déjà écrit qu'ils étaient quarante) étaient ou morts ou enfuis.

Les Français eurent alors les ongles arrachés, les doigts écrasés, furent battus et subirent force autres traitements barbares, qu'il seraitoiseux de décrire. Puis, les vainqueurs avec proie et butin, se mettent en route, pour leur pays des Cinq-Cantons, où ils habitent ;° ce qui ne fut pas cependant, sans qu'ils assommassent un vieillard de quatre-vingts ans, qui s'estimait trop vieux pour pérégriner...

Quelle horreur, ma fille !

Ils voguaient depuis huit jours, sur ia KRivièreaux-[roquois, (que d'aucuns appellent Richelieu) lorsqu'ils firent la rencontre d'une autre Lande de deux cents guerriers de leur Pays des Cinq-Cantons. Après les réjouissances avec les nouveaux rencontrés, pour célébrer leur victoire, les sauvages se remettent à torturer les prisonniers. Munis de

agite

gégpishpiter +" ET"

nee qi D'OR Tr ÉD SE dr

Page 1