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dans quelques jours, elle aura quitté Paris pour la Bretagne, adressez votre lettre, au château des Rochers, proche Vitré. Vous savez combien divine est sa plume. Vous ne pouvez manquer d'en recevoir, en réponse, un petit chef-d'œuvre.
Votre frère Adhémar que je vis au collège de Clermont, !? l'autre semaine, se porte bien, étant toujours grasset, et je ne crois pas que ni Horace ni Virgile ne le fassent maigrir. Ceci pour vous dire, que je le voudrais aussi diligent que vous, ma toute belle Arthénice.
Au demeurant, je ne saurais mieux terminer cet écrit, qu'en vous exhortant, à vous bien conformer à l'esprit des règlements de l'auguste baronne Jeanne de Chantal et du vénérable évêque de Genève, Monsieur François de Sales, les fondateurs de votre couvent.
A bientôt.
Votre père vous embrasse sur les deux joues, ma très chère et très douce, comme je le fais moi-même.
Votre Mère,
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NOTES ET PIÈCES JUSTIFICATIVES
1 Fameux monastère, le premier de l'ordre des Visitandines. fondé en 1610, par saint François de Sales et la sainte baronne Jeanne de Chantal, à Annecy, en Haute-Savoie. On sait que sainte Jeanne de Chantal, fut la grand'mère de madame de Sévigné.
? Louise d'Orléans, duchesse de Montpensier, dite la Grande Mademoiselle, était fille de Gaston d'Orléans, frère de Louis XIII. Elle était donc cousine germaine de Louis XIV, qui avait en 1647, neuf ans, alors que la Grande Mademoiselle en avait vingt, étant née en 1627. C'était une habituée de l'Hôtel de Rambouillet. Nous extrayons à ce propos, ces passages de La jeunesse de la Grande Mademoiselle par Arvède BARINE, p. 107. 4 La reconstruction de l'Hôtel de Rambouillet date de 1618... Il fallut une dizaine d'années à la maîtresse de maison, pour former son salon... Elle le conserva ensuite dans tout son éclat jusqu'à la Fronde... La belle période de l'Hôtel de Rambouillet coïncide donc exactement avec la première jeunesse de la Grande Mademoiselle, qui était née en 1627 »...
4 Mademoiselle de La Grange-Trianon, que nous mettons ici en scène, n'est autre que celle, qui devait l'année suivante (1648), épouser le comte de Frontenac, qui par la suite (1672), devint gouverneur de la Nouvelle-France. Nous nous autorisons du fait, que lors des troubles de la Fronde (1648- 1653), maciame de Frontenac était devenue et désignéc maréchale de camp de la Grande Mademoiselle, pour présumer que, si jeune fille elle n'était pas déjà son amie, elle devait tout au moins, être une connaissance.
Voir : BARINE, ouvrage cité, pp. 310 et 311.
4 « Le cardinal Mazarin avait voulu le premier donner aux Français un essai de ce genre de spectacle essentiellement italien, en faisant représenter devant la cour, en 1645, les « Festes teatrali », par des chanteurs venus d'Italie exprès