SOURCES ET AUTORITÉS DIVERSES
Jugemenis et délibérations du Conseil Souverain de la Nouvelle- France. Six volumes. Québec, 1885-1891.
Collection de manuscrits, contenant lettres, mémoires et autres documents historiques, relatifs à la Nouvelle-France Quatre volumes. Coté et Cie, Québec, 1883.
Recensements de la Nouvelle-France de 1666 et de 1667, tels que reproduits dans l'Histoire des Canadiens-Français de B. Sulte, ait tome IV, chapitre IV
La réception de Monseigneur le vicomte d'Argenson, bar toutes les nations du bais de Canada, à son entrée au gouverne ment de la Nouvelle-France Ce manuscrit conservé aux archives de la Province de Q ‘bec, a été publié par Pierre Gevrges Roy, à Québec, à l'i vrimerie Léger-Brousseau, en 1890. Nous nous sommes servi d'une copie dactylographiée, donnée par M. P. G. Roy
Paul Lacroix — (bibliophile Jacob) XVIIe siècle Inslitutions, usages et costumes Deuxième édition. Firmin- Didot et Cie, Paris, 1880.
Albert BABEAU — La ville sous l'ancien régime. Didier et Cie, Paris, 1880.
A. GABOURG — Louis XIV et son temps. Mame et Fils, Tours, 1897
Madare DE SÉvINÉ — Lettres de Madame de Sévigné, de sa famille et de ses amis, recueillies et annotées par M. MONMERQUÉ, membre de l'Institut. Quatorze tomes, Librairie L. Hachette et Cie, Paris, 1862-1866
Madame DE Morre : LE — Mémoires. Vol. 24e de Nouvelle collection des Mémoires relatifs à l'Histoire de France, depuis le XIIIe siècle Jusqu'à la fin du XVIIIe. Trentequatre volumes. bidier, Paris, 1854
Frédéric Masson — Autour de l'Académie — Publié dans les Annales Pulitiques et littéraires. Voir les numéros compris entre les 28 juillet et 22 Septembre 1912; ces deux dates inclusivement.
Arvède BARINE — La jeunesse de la Grande Mademoiselle, Hachette, Paris, 1909.
Savinien CYRANO DE BERGERAC — Voyages duns la lune, etc Oeuvres comiques. Deux tomes Librairie de la Bibliothèque Nationale, Paris, 1870
Encyclopédie du XIXe siècle.
La Grande Encyclofiéiie.
Nouveau Larousse illustré.
QUÉBEC
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Noël dolent (1635)
«Le vingt-cinquième Décembre, iour de la naissance de nostre Sauueur en terre, Monsieur de Champlain nostre Gouuerneur, prit vne nouuelle naissance au Ciel »
Relations des Jésuites, année 1636, chapitre XI, page 56.
Depuis deux mois et demi, monsieur de Champlain, le vaillant preux, n'a pas franchi le seuil de ses appartements au fort Saint-Louis; enfoui dans la neige sur le promontoire de Québec, perdu dans l'immensité de la Nouvelle-France. 1
Là, il gît, au déclin de ses jours; après tant de bons et de loyaux Services rendus à son Dieu et à son souverain.
Et c'est pourquoi, le petit bourg est voilé de méiancolique tristesse, en cette journée de Noël de l'an 1635.
En effet, dans la Capitale naissante, cœur de cette autre France lointaine, d'ordinaire si calme et si paisible, la quiétude est encore plus profonde.
On dirait que ce cœur va cesser de battre.
C'est jour férié pourtant, et ce qui plus est, Noël.
Oui, mais monsieur de Champlain est dolent, et partant, plus de plaisirs, plus de liesses.
Les quelques maisons du Cap Diamant, groupées autour du château-fort et celles de ia basse-ville au-dessous de l'escarpement de la falaise, sont mornes et silencieuses. .
Dans les sentiers immaculés, couverts de froidure, les rares passants qui se croiserx, s'abordent pour s'enquérir de l'état douloureux de monsieur le gouverneur.
— Ah ! Monsieur le chirurgien, ? quelles nouvelles apportez-vous du fort ?
— De point bonnes. C'est peine ei chagrin de le voir le noble Sieur. Priez mes amis, priez pour notre gouverneur ! |
Et le chirurgien de s'éloigner, en hochant la tête piteusement.
À la diane et au couvre-feu, plus de sonneries de trompettes éclatantes, plus de roulements de tambours rolongés, plus d'airs de flûtes mélodieuses..… La nuit, les hommes du guet font bien encore leurs
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rondes et patrouilles, mais ils évitent de crier l'heure et le temps qu'il fait: aux citadins qui reposent en leurs logis, portes closes.
Dans la salle d'armes de la petite forteresse, les rires et les chants joyeux des soldats se sont tus: Par tout le fort l'on parle bas, l'on marche à pas Couverts, et les capitaines commandent à Voix sourde la soldatesque, pour ne pas déranger l'illustre patient.
Monsieur Bras-de-Fer de Chastes qui remplace le gouverneur, a ordonné qu'il e fût ainsi; et à plus juste raison, qu'on ne tire pas, aujourd'hui, les deux gros pétards de fonte ni les arquebusades, non plus que les décharges de mousquets coutumières des jours de réjouissances.
Oui, c'est immense détresse par toute la Nouvelle- France ce jour de Noël 1635, car monsieur de Champlain est bien plus faible, bien plus souffrant aujourd'hui, et l'on craint qu'il ne trépasse.
Il semble que la brise même, qui maraude dans les hautes futaies chenues, erre plaintive, comme
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un long sanglot irapaisé. Ah ! que c'est grande pitié !...
Dans la chapelle de Notre-Dame de Recouvrance, que monsieur le gouverneur a fait bâtir il y a deux ans (1633),4 des colons et des sauvages entrent, pour y faire une oraison émue et suppliante. Il y a là, des hommes et des femmes qui prient; les uns aux pieds de l'autel de la Vierge, les autres près de la crèche de sapins verts, où il y a un Enfant-Jésus, probablement de bois, naïvement sculpté, à la | façon d'un primitif, et vêtu à la sauvage. Et de considérer les petits attendris, senchés vers Celui que la Robe-Noire leur a dit être le Fils du Grand | Manitou, fait surgir au regard, un pieux tableau- | vivant, de grâces enfantines.
Quelques femmes indiennes sont aussi venues | offrir à Notre-Dame, pour la guérison du bon Père de Québec, des colliers de wampum, 5 fruit de leur | travail, en guise d'offrandes rédemptrices et d'ex- | voto; qu'elles ont suspendus, auprès de son image.
Sur toute cette scène, rayonne en implorant pour le retour à la santé du fidèle chevalier, une petite lampe d'huile, aux reflets d'or...
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Sans doute, dans leur résidence de Notre-Dame des Anges, proche de la Ville, le Père Le jeune, supérieur des Jésuites et toute sa communauté, ont adressé au Ciel maintes ferventes prières, pour le rétablissement du malade; noble homme et défenseur de la foi.
Dans la cour intérieure du fort, des Hurons, des Algonquins et des Montagnais, amis des Français, causent avec les soldats de Ja garnison. L'un d'eux (ce doit être un Sorcier) exhibe avec force gestes, une bande de peau de Serpent, toute garnie de dents de loup et de griffes d'ours. 11 demande et insiste, pour qu'on en ceigne le chef du gouverneur; moyennant quoi, il assure prompte guérison.
— C'est le Manitou qui m'a dit ce remède en songe;?7 affirme-t-il.
Le Père Charles Lalemant vient d'arriver à l'huis principal de l'enceinte fortifiée, et les deux hommes de garde, la longue pique au poing, se sont respectueusement écartés pour lui livrer passage.
C'est lui qui a assisté monsieur de Champlain depuis qu'il est malade.
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A coup sûr, le Père Le Jeune et ses religieux, de même que messire Gilles Nicolet, le frère du voyageur et messire Le Sueur de Saint-Sauveur, (ces deux derniers, prêtres séculiers) sont tous venus lui prodiguer leurs encouragements et les consolations de l'Eglise, mais c'est le Père Charles Lalemant qui s'est tenu à son chevet. Et durant ces derniers jours surtout, il ne l'a guère quitté.
Dans une pièce basse du fort Saint-Louis, plusieurs personnes attendent d'être introduites auprès de l'auguste malade, qui les a fait appeler.
Monsieur Olivier Le Tardif, les sieurs de Mavie, des Chastelets, monsieur Couillard, sont là.
Tenez, voici monsieur Bourdon qui entre, il est avec monsieur Jean Nicolet, le voyageur... Puis, c'est le Père Lalemant qui franchit le seuil, accompagné du chirurgien Giffard...
Dans sa chambre, git monsieur le gouverneur, couché sur le grand lit de palissandre, dont les quatre montants tordus en spirales, soutiennent
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le ciel, d'où tombent les rideaux de ratine blanche, à fleurs de lys d'azur.
Sa pensée, va des jours présents aux jours passés.
Il songe à sa bonne ville de Brouage en Saintonge, où il naquit... il y a soixante-huit années (1567), * à sa jeunesse évanouie. à son père et à sa mère disparus depuis longtemps... Il se rémémore l'époque troublée de la Ligue, alors que dans l'armée du parti catholique, commandée par le duc de Guise, il luttait contre le huguenot Henri IV, roi de France... Il se rappelle aussi comment, Henri IV ayant abjuré et embrassé la foi catholique (1593), il devint maréchal des logis ; 1° dans les troupes de ce prince qu'il avait combattu: protestant... Puis, il part pour l'Espagne, avec son oncle, et arrive à Cadix. De ce pays, il s embarque et accomplit ses longues pérégrinations aux Indes Occidentales. En imagination, il refait ce voyage autour de la mer des Antilles. 11 touche la Guadeioupe, Porto- Rico Saint-Domingue, Cuba et même Panama. !!
(1599-1601). Il se revoit. le valeureux nautonnier, quelques ans plus tard (1603), foulant pour la première fois le sol de la Nouvelle-France: en
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compagnie du sieur de Pontgravé...!? Ensuite, ce sont les voyages en Acadie et sur les côtes de la Nouvelle-Angleterre avec de Poutrincourt et de Monts. (1604-7)...!3% Enfin, Québec est fondé. (1608) !4... Maintenant, son esprit le fait voguer, l'entraîne en des expéditions guerrières, au lac qui purta dès lors son nom: Champlain. (1609). !5 ...Deux ans se passent... Il défriche Place- Royale. (1611)...!6 Plus tard, anienés par lui, arrivent les ascètes missionnaires de la Nouvelle- France, les moines Récollets (1615),!7 qui tôt
catéchisent, aux régions de Tadoussac, de Québec, du Sault et de la mer Douce... La scène change. Il se fraie à présent un chemin, à travers les solitudes; jusqu'à cette mer Douce, (1615),!% où sont les bourgades huronnes, et où il est contraint de passer l'hiver; parcourant encore plus loin, les parages de la nation du Pétun, des Cheveux-
relevés, des Nipissings et de force autres. (1616).!?
A ce moment de sa rêverie, se dessine, en sa mémoire l'image de sa femme, Hélène Boulé, qui vit en recluse, là-bas, au-delà de l'océan:. .. douce fiancée,
fidèle épouse, que les nécessités de ses travaux et de ses voyages ont tenue éloignée de lui... 20
Une troupe en robes noires défile. Ce sont les Jésuites qui arrivent à Québec. (16:5)...21
Soudain apparaît la flotte de Louis Kertk, qui de Concert avec son frère Thomas, s'empare de Québec. Alors,il lui faut laisser la Nouvelle-france. (1629). 22
Mais le voici de retour depuis deux ans (1633),23 et l'an dernier (1634), il a envoyé monsieur de Ja Violette, fonder le poste des Trois-Rivières 24. et
Il est tiré de sa méditation profonde, par l'entrée d'un domestique qui vient lui annoncer l'arrivée au fort, du Père Lalemant qui demande, si Mon- Seigneur le gouverneur veut bien le recevoir.
— Mais oui, murmure le malade, c'est mon désir constant.
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Et le ministre de Dieu est introduit.
— Ah! mon Père, que je suis aise, que vous soyiez venu.
Le prêtre s'est approché.
— Vous ai-je dit, mon Père, que j'ai institué la Vierge-Marie, mon héritière??5 J'ai donné à Notre-Dame de Recouvrance, tout mon mobilier. Au surplus, je la prie souvent de venir à la rencontre de son serviteur, quand le Bon-Dieu m'appellera.
Je veux que ce soit elle, qui me présente à Lui, dans
son Paradis.
— Soyez assuré de sa protection, mon fils: fait le Père Lalemant.
Changeant de prr,s, le zouverneur dit doucement :
— Îl y a là, dans l'antichambre, capitaines, colons, soldats et sauvages à qui j'ai demandé de venir auprès de mon lit. J'ai tenu à leur faire mes suprêmes adieux.
Le prêtre trouve que monsieur le gouverneur a bien peu de vigueur pour recevoir tout ce monde, mais monsieur de Champlain insiste :
— Faites-moi cette grâce, mon Père, de les appeler, afin que je les voie, une ultime fois.
La porte est ouverte à deux battants, et la vaste Pièce se remplit de Français, avec au milieu, quelques naturels.
— Mon Père, et vous Monsieur le chirurgien, dit le gouverneur, à ce dernier qu'il vient d'apercevoir, Soutenez-moi un peu je vous prie, et m'empêchez de défaillir... Mes enfants, continue-t-il, s'adressant à tous, me voici parvenu au terme du voyage, qu'on appelle la vie, et bientôt je retournerai dans le sein du Seigneur d'où je suis venu... Voilà trente-deux ans, que j'ai abordé, par un clair matin moult ensoleillé, sur cette terre féconde de la Nouvelle-Frarice, que j'ai voulu conquérir à Dieu et au Roy. Lorsque j'aurai quitté cet univers, continuez mon œuvre. Et pour cela, restez fidèles au Seigneur-Dieu, en considération de ses bontés pour VOUS, et au Saint-Père notre pape, Urbain VIII. Soyez toujours féaux à Sa Majesté Louis XIII, notre monarque surnommé : le Juste, si plein de sollicitudes envers cette contrée. Gardez aussi, grande fidélité à Messieurs de la compagnie de la
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Nouvelle-France. ?5 tice, les uns avec les autres. Faites-vous secoura-
Vivez en douce et belle jus-
bles aux indigènes, et onques n'oubliez, qu'ils sont vos frères. Mes enfants, je ne peux vous parler plus à foison. Je suis si faible. Mettez-vous à genoux, je vais vous bénir et le Père avec moi.
Et pendant que le Père Lalemant lui soulève le bras, son pauvre bras paralysé, et lui fait tracer dans l'air le signe de la croix, colons et sauvages prosternés, versent d'abondantes larmes; et les soldats, la tête appuyée sur leurs hallebardes, sanglotent comme des enfants, ..
Oui, c'est immense pitié, c'est grande désolation par toute la Nouvelle-France, ce jourd'huy 25 décembre 1635, car monsieur Samuel de Champlain est très mal, très mal, monsieur de Champlain va trépasser ? 7...
Au dehors, le vent pleure et fait tourbillonner la neige sur la glace «lu fleuve au bas de la falaise. Et la rafale monte à l'assaut du Cap Diamant tout blanc, où se dresse le fort, battu par la bourrasque.
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1 ,..« le Fort de Québec environné de quelques méchantes maifons & de quelques Barraques, deux ou trois Cabannes dans l'Ifle de Montréal, autant peut-être à Tadouffac et en quelques autres endroits fur le Fleuve S. Laurent, pour la commodité de la Pêche & de la Traitte; un commencement d'Habitation aux Trois-Rivières et les ruines du Port-Royal, voilà en quoi consistait la Nouvelle-France... »
CHARLEVOIX — Histoire et description générale de la Nouvelle-France, tome I, p. 176.
Cette description correspond à l'an 1632. Elle ne devait pas sensiblement différer en 1635, à la mort de Champlain.
Nous lisons par ailleurs, (Relations des Jésuites, 1635), que cette année là, les jésuites avaient six résidences dans la contrée, étaient à construire un séminaire, et se préparaient à bâtir un collège à Québec. Rappelons en outre que la chapelle de Notre-Dame de Recouvrance se dressait sur le roc de Québec, depuis 1633. Enfin, le commencement d'habitation des Trois-Rivières, de 1632, que mentionne Charlevoix, était devenu depuis 1634, un établissement fixe et permanent.
2 Sans doute, Champlain eut les services d'un chirurgien. Etait-ce «monsieur Robert Giffard», qui était disciple d'Esculape; établi dans sa seigneurie de Beauport avec sa famille depuis 1634? Peut-être. Ce qui est certain, c'est
u'il exerçait son art, car on lit dans les Relations des Jésuites L 1641, page 14, qu'il guérit une sauvagesse malade, et à la page 28, quil soigna la Mère Sainte-Marie, une sœur hospitalière.
2? Antoine Bras-de-fer de Chasteau-fort, remplit la charge de gouverneur par interim, à la mort de Champlain; et ce, jusqu'à l'arrivée d'un successeur, qui fut Montmagny. Les Relations des Jésuites nous apprennent: que Bras-de-fer de
Chasteau. ‘+ était gouverneur aux Trois-Rivières quand il fut appel ommander à toute la Nouvelle-France. Garneau en .. ie lieutenant de Champlain. Bien que ses pouvoirs de gouverneur général, ne lui furent officiellement conférés, qu'après la cérémonie des derniers devoirs rendus, n'est-il pas permis tout au moins de présumer, qu'il assista et représenta Champlain, son maître, immobilisé par la paralysie, aux heu-es ultimes de sa vie. Ce n'est là, cependant, qu'une supposition.
1 « Dans le temps que Champlain était forcément retenu en France par suite de l'expédition des Kertk, il avait promis que, s'il rentrait à Québec, il érigerait une chapelle, sous le vocable de Notre-Dame de Recouvrance: il accomplit son vœu l'année même de son retour... »
LÉRRARD: — Cours d'Histoire du Canada, première partie, P. 265.
On sait que Québec ayant été pris par les Kertk, en 16129, Champlain quitta la Nouvelle-F rance, et n'y reparut qu'en
5 Le wa: ee était ce que les sauvages possédaient de plus précieux. 1Î consistait en grains de nâcre de coquillages blancs et violets, dont ils faisaient des colliers et des ceintures. Ces objets servaient de monnaies, d'ornements, et remplaçaient même l'écriture, s'ils étaient donnés à l'occasion d'un événement. Aucun traité de paix ne se négociait avec les Sauvages, sans l'échange de plusieurs pièces de wampum, qui devaient perpétuer le souvenir des différentes clauses de la paix conclue. Il en allait de même Pour une alliance entre nations. Les Français traduisaient wampum par porcelaines.
5 ...« on plaça, sur l'autel de cette chapelle, une image en relief de Marie, que l'un des PP. Jésuites qui allait en Canada, avait heurcusement recouvrée d'un nau rage. Cette image fut appelé Notre-Dame de Recouvrance, tant à cause de cette dernière circonstance, que du nom de la chapelle que Champlain avait fait vœu de bâtir... » '
FAILLON. — Histoire de la colonie française en Canada, tome I, p. 273.
7 « Le songe est l'oracle que tous ces pauvres Feuples consultent et escoutent, le Prophète qui leur prédit les
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choses futures, la Cassandre qui les aduertit des malheurs qui les menacent, le Médecin ordinaire dans leurs maladies, l'Esculape et le Galien de tout le Pays... »
Relations des Jésuites, de 1636, p. 109.
8 ..,«il avait préparé... une Confession générale... qu'il fit... au Père Lallemant, qu'il honoroit de son amitié; le Père le secourut en toute sa maladie, qui fut de deux mois et demy. »
Relations des Jésuites, année 1636, p. 56.
L UN (Œuvres de, — Notice biographique, tome I, P. :
10 CHAMPLAIN (Œuvres de — Voyages aux Indes Occidentales, tome I, p. 1.
11 CHAMPLAIN (Œuvres de) — Voyages aux Indes Occidentales, tome I, pp. 1 à 48. Au sujet de Panama spécialement, voici ce que CHAMPLAIN relate dans le même écrit: « L'on peult iuger que fy ces quatre lieues de terre qu'il y a de Panama à cefte rivière eftoient couppés, l'on pourroit venir de la mer du fu, en celle de deça & par ainfy l'on accourciroit le chemin de plus de quinze cents lieues... »
CHAMPLAIN (Œuvres de) — tome I, p. 41.
12 CHAMPLAIN (Œuvres de) — tome Il, généralement. A compter de cette année, la Nouvelle-France est le seul but des traversées de Champlain. Le nom de Pontgravé ne figure pas dans la relation de ce voyage de 1603, mais il y était. Voir: tome IL, à la Préface, et tome V, p. 45 des Voyages.
, :3 CHAMPLAIN (Œuvres de) — tome III, livre premier généralement. Voyages.
14 CHAMPLAIN (Œuvres de) — tome III, livre second, p. 148. Voyages.
15 « Ce lieu ou fe fit cefte charge eft par les 43 degrez & ae minutes de latitude & fut nommé le lac de Champlain.»
CHAMPLAIN (Œuvres de) — tome III, livre second, p. 196. Voyages.
RS et ns) ad nee: 2 PER