‹ Au coin du feu (volume 4)Chapitre 4 sur 17 · AU LECTEUR · texte numérisé non relu

AU LECTEUR

Pour tous, il y a sans doute une raison d'être ; mais quelque jugement que l'on porte sur leurs créations, au moins faut-il reconnaître qu'elles ne répondent pas au besoin que nous avons constaté plus haut. Au-dessous de ces grands drames, il reste le drame familier; I oin de ces renommées bruyantes qui fatiguent lapresse, riiumble réputation qui ne cherche point à franchir le cercle domestique : à celles-là de briller, à celle-ci d'être aimée!

Les récits qui suivent ne sont qu'un essai, mais peut-être donneront-ils l'éveil. Parmi tant de charmants conteurs, dont l'accent se fausse un peu à crier dans la foule, il en est peut-être qui se lasseront enfin de ce tumulte qu'on appelle de la célébrité ; ils viendront s'asseoir sous le toit domestique, et, baissant la voix QU ton de la vérité, ils nous feront entendre quelques-uns de ces récits éternellement touchants, parce qu'ils sont éternellement sincères. Alors l'auteur des Romans de Famille se taira sans regret pour laisser la parole à de plus dignes, et reprendre sa place parmi les auditeurs.

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