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."Tu:avais donc été frappé bion fort?
‘Pour ce qui est de ça, oui, une paire &è “claques” terribles, mais C'est tout...
excepté que mon casque avait disparu ; c’est en me l'enlevantquele manitou m'a. } vait tiré les cheveux.
| —{Comment expliques-tu céla ?
| | Personne ne peut l'expliquer. fl Ya | des gens qui prétendent que nous avons affaire à l'âme d'un charretier de bœufs mort enreniant Dieu dans ces endroits ici, il y'à | plusieurs années; d’autres disent d'autres | choses, mais c’est une affaire effrayantetout | de mème. Demain nous quitterons “tout le | chantier.
| Comme le cuisinier achevait ces mots ét | que js me récriais contre la décision qu'il . | venait de m'annoncer, Pierre Miron, suivi | de tous ses hommes, entra dans la “ campe.” | —Qu'estce que cela veut donc dire, Pierre? vous parlez de départ! En plein | mois de janvier! Vous n'ignorez pas la | . perte que cela devra occasionner, | | —Ah! monsieur Charles, ce n’est pas an | badinage—je suis resté le dernier à mécon-
de
naître le ‘sortilège, mais, hier soir, je me suis rendu à l'accord général. C'était le sixième casque qui partait...
—Le sixième casque—celui de France Pigeon.
—JLe cinquième était celui de Philippe Lortie.
—Le quatrième, celui de Théodore Laviolette.
—Le troisième .....e
—Ah ça! lenr dis-je en cherchant à me montrer un pen en colère, êtes-vons tous devenus fous ? Quel conte bleu me faitesvous là ; o1 croirait, à vous entendre, que le diabie loge ici!
—Monsieur Charles, reprit Miron &'un air grave et convaincu, c'est una affaire sérieuse comme pzrsonne n’en à vue.
—Eh bien! mes amis, leur disje à tous, si vous voulez rester ici ce soir, je tâtherai de me convaincre par moi-même de ce que lon dit. Demain avant-midi, Olivier Lachance, contre-maître en ch:f doit me rejoindre ; nous décidérons alors ce que nous aurons à faire.
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