‹ Au Congo et aux IndesChapitre 11 sur 114 · DEUXIEME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE

KISANTU

(Bergeyck-Saint-Ignack)

l'heure même où nous abordions la seconde partie de cette étude sur la Mission du Kwango, à l'infirmerie de notre collège de Louvaiu, le Père Hendrickx se mourait.

C'est dans la chambre, et pour ainsi dire au chevet même du prêtre agonisant, que furent tracées ces premières lignes.

Le rapport de la Commission d'enquête au Congo venait de paraître. Tandis que nos yeux se portaient sur le visage défait du pauvre agonisant, tous nous pensions aux calomnies qui faisaient passer nos missionnaires catholiques pour n'être, après tout, que de vils exploiteurs!...

Quatre jours plus tard, nous conduisions le corps du Père Hendrickx au tombeau. Parmi ceux qui assistaient à la funèbre cérémonie, se trouvaient trois anciens du Congo, tous trois rentrés en Belgique épuisés par leur rude apostolat : les Pères Cus, Van Heede et Opdebeeck. Ils avaient voulu rendre à leur vaillant compagnon d'armes un dernier témoignage d'affection et de regret.

Peu de temps avant sa mort, au Père Opdebeeck qui le visitait et lui parlait de retour au Congo, le malade avait dit : « Tout selon la volonté de Dieu ! Il sait ce qu'il y a de mieux pour nous! (i)... »

(i) « Ailes gelijk God liet wil. Hij weet wathet beste is. » Paroles <lu Père Hendrickx quatre jours avant sa mort.

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