‹ Au Congo et aux IndesChapitre 34 sur 114 · CLASSE DES SŒURS · texte numérisé non relu

CLASSE DES SŒURS

selles, voilà le principal. Elles i^euvent alors épouser un kapita de ferme-chapelle et, ati besoin, faire pour 'es filles ce que le mari fait pour les garçons.

Sansnégligerla lecture, l'écriture et le calcul, on travaille surtout à l'éducation ménagère des jeunes négresses. « Pendant la classe, l'application des élèves est satisfaisante. Comme les portes restent toujours ouvertes, des poules, des chèvrcp, des boucs entrent sans façon, font le tour des bancs, fouillent dnns tous les coins. Cela ne distrait pas les gamines (i). «Elles trouvent très naturelles ces visites-là! On est en famille, quoi!... faut pas se gêner !

« Savoir lire et écrire paraît superflu à la plupart d'entre

(i) Lettre de Sœur Mélanie des Anges (lo juin 1902).

elles, mais pouvoir confectionner un vêtement est un talent très apprécié (i) ».

A la buanderie elles lavent et repassent le linge, les robes de toile. A la cuisine, on les initie aux secrets d'un art partout apprécié, mais au Congo plus qu'ailleurs!...

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