LA LIC.NE DU CHEMIN DE FER APKÈS LES ÉBOLLEMENTS
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plus de seize cents victimes aux environs de Darjeeling. « On entend des appels au secours, écrivait un Père, et les indigènes refusent d'aider ces malheureux, sous prétexte qu'ils sont de caste différente. Vite, je demande au Père Piéfet de pouvoir me rendre avec quelques-uns de nos plus grands élèves à l'endi-oit où sont ces infortunés. La cliose fut aussitôt accordée. Un Frère et une douzaine de jeunes gens m'accompagnent. A notre arrivée, les parents des victimes avaient déterré trois cadavres, mais un peu plus loin gisaient, sous des débris de toutes sortes, deux pauvres femmes dont les appels déchirants n'étaient écoutés par personne. Quelques élèves m'avaient devancé; ils s'étaient déjà mis à l'œuvre, mais il nous fallut :
travail pour les retirer de leur terrible situation. Comment ces infortunées n'avaient joas péH, je ne pourrais le dire, car elles avaient été littéralement enterrées vivantes. En s'abattant sur elles, le toit sans les écraser heureusement, leur avait laissé un peu d'air respirable. Xous enlevons donc une partie des débris et une première victime sort de son tombeau. Pour dégager la seconde, nous [devons d'abord retirer quatre cadavres, les trois enfants de la malheureuse et sa vieille mère, w
MOKTAGNAED
Laissant là Darjeeling, ses horreurs et ses beautés grandioses, nous pénétrons plus au nord dans le Sikkim. Ce district est habité par la forte tribu des Lepchas, aux corps vigoureux, taillés tout exprès, semblc-t-il, pour le dur métier de porteur.
L'évangélisation de ces rudes montagnards entreprise par quelques-uns de nos Pères, trouve un grand obstacle dans l'extrême difficulté des communications.
Parfois, se dérobant pour quelques heures à ses travaux
quotidiens, le missionnaire de ces régions descend des montagnes et s'en va visiter et consoler les Ouraons catholiques emploj^és dans les plantations de thé. Ces braves gens, que la misère a exilés du Chota Nagpore, vivent là en petits groupes, échelonnés aux pieds des Ilimalaj'as, aussi attachés à leur foi que dans leurs caml)agnes natales.