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vroir. Quatre petits couloirs, que nous nous plaisons à nommer nos « cloîtres », donnent accès aux chambres des
Sœurs, à la classe et à la chapelle Le toit est en zinc
ondulé; les plafonds sont en planches, surmontés d'un petit grenier. »
Nlemfu est une résidence plus agréable que beaucoup d'autres, mais que son accès est difficile quand on y vient de Kisantu!
Monter, descendre, escalader de nouveau pour redescendre encore!... De vraies montagnes russes !... Tout au loin, comme dans un mirage, on voit de temps en temps apparaître le rideau de verdure qui entoure la Mission.
On arrive au pied du plateau. La dernière ascension est longue, longue !... et sous le rude soleil d'Afrique, les pauvres piétons transpirent à grosses gouttes.
Un dernier effort; on est en haut du plateau, à l'ombre des safoutiers, grands arbres aux fruits exquis et rafraîchissants! C'est l'oasis après le désert!
Kimpako est peut-être le moins « européanisé » des grands postes. Dans les principaux centres de la Mission, il y a ordinairement une ou deux grandes maisons pour
Kimpako.
CAPTURE 1) UN LEOPARD
enfants. Ici, les jeunes gens sont logés "dans des cliimbeks séparés, ce qui donne à la colonie un aspect se rapprochant de celui des villages indigènes.
Le pays est accidenté. Le matin, quand le brouillard se lève, on croirait se trouver au milieu d'une mer de vapeurs, d'où émergent çà et là, îlots de verdure, les cimes des grands arbres.
A droite, court la lisière sombre d'une forêt; à gauche, dans le lointain, un amphithéâtre de collines ferme l'horizon. Le paysage est vraiment magnifique.
Ce serait parfait sans quelques petits désagréments. Les léopards se croient seigneurs du pays et, comme tels, exercent leurs droits de chasse et de pillage au grand détriment du petit bétail. Les fauves cependant n'aiment guère le voisinage immédiat des grandes habitations. Ils craignent — et n'ont pas tort, après tout, — de se voir adresser une balle de fusil ou de s'aller fourvoyer dans quelque piège.
Kimpako et ses vingt cliimbeks, groupés autour d'une chapelle en pisé et d'une petite maison en briques, sont d'un pittoresque tout congolais. Sanda, au contraire, se civilise beaucoup. Église, école, maison des Pères et dépendances sont construites en briques.
Le pays Le rcstc cst tout cc qu'il y a de plus africain.
des palmiers. C'cst le pays dcs palmicrs ; ces arbres superbes, aussi
utiles que beaux, donnent à la contrée un coup d'œil magnifique, mais! !... car au Congo, à côté de ce qui est agréable, il y a toujours un mais! Là-bas, dans la Njili, qui coule à quelques mètres de la Mission, le crocodile a élu domicile. Nous sommes bien en Afrique!
Au j)i6d du massif formant les hauts plateaux de la Nsele, et non loin de la rivière, le Père Hendrickx avait établi le poste de Mpese. Chapelle, maison des Pères et maison des enfants, tout y est encore en pisé.
Un boy prudent. Uu boj' protestant avait occupé ce village, mais visité par la fièvre, l'iionnête garçon craignit pour sa santé et s'en fut habiter ailleurs. Le Père Hendriekx, lui, ne se laissa pas arrêter par la crainte de la malaria. Peut-être y a-t-il contracté la maladie qui devait l'emporter? Mais que lui importait? il a fait avancer d'une étape les conquérants de l'Évangile.
Nlemfu, Kimpako, Sanda et Mpese se trouvent situés dans un raj'on de quelques lieues autour de Kisantu. Wombali, au contraire, est tout au bout de la Mission, au confluent du Kwango et du Kassaï.
Pour fonder un poste dans la région du Kassaï, plusieurs voyages d'exploration avaient été tentés par les missionnaires.
Wombali. En 1901, le Père Van Hencxthoven, alors Supérieur
général de la Mission, remonte le Congo et le Kassaï, par