LES RELIGIEUSES AU CHOTA NAGPORE
Les Ursulines de Thildonck. — Les Sœurs de Sainte=Anne.
Depuis quelques années, des Soeurs Lorettines Irlan- Les Ursuiines daises travaillaient au Chota Xagpore. Quand, laissant un ineffaçable souvenir de leur dévouement, elles quittèrent leur résidence de Ranchi pour aller à Morapaï, dans les XXIV Pergaunahs, elles furent remplacées par les Sœurs Ursulines de Thildonck (i).
A peine arrivées, eu janvier igo3, les religieuses belges se mirent à l’œuvre et prirent la direction de la vaste école des filles à Ranchi.
Il est aisé de comprendre combien pareil apostolat est nécessaire. Sans religieuses, l’éducation des filles indigènes devient presque impossible; sous leur direction maternelle, au contraire, ces enfants élevées dans la pratique de la vertu, seront plus tard d’excellentes mères chrétiennes, régénérant la population jiar la transformation des familles. Aussi, les missionnaires désirent-ils voir les résidences des Sœurs se multiplier; aux maisons de Ranchi et de Khunti s’ajoutera bientôt celle de Tongo, et remplacement d’un quatrième couvent est déjà décidé.
(i) Les Ursulines de Tliildouck-lez-Loiivaiu forment une des branches les plus florissantes de la grantle famille religieuse fondée par sainte Angèle de Mériei. C’est un i)rêtre éminent, le Révérend M, Lambertz, curé de Thildonck de i8i5 à i8üô, qui en 1818, jeta les fondements de la nouvelle congrégation; il adopta en i83i la règle des Ursulines de Bordeaux, et bientôt son (cuvre prit une extension l)rodigieuse ; quand il mourut eu odeur de sainteté en i8(i<j, il avait fondé quarante maisons.
Dieu se plaît à combler cette mission de ses divines faveurs. Il y a vingt-cinq ans à peine tout était païen, et voici que parmi ces. âmes fraîchement régénérées, parmi les pauvres femmes kôles, Il a voulu se choisir des vierges qui lui fussent spécialement consacrées.
Les Sœur. Le 6 février 1899, dans la chapelle des Soeurs à Ranchi, de sainte-Anne. spectacle saus précédent au Chota Nagpore s’offrait aux regards des chrétiens. Au jned de l’autel, quatre jeunes filles indigènes, en robe blanche de fiancée et la couronne de lis au front, s’inclinaient devant l’archevêque pour recevoir l’habit religieux. C’étaient les prémices de