‹ Au Congo et aux IndesChapitre 104 sur 113 · BŒUFS TRAVERSANT L’EAU A LA NAGE · texte numérisé non relu

BŒUFS TRAVERSANT L’EAU A LA NAGE

fut ému jusqu’au fond de l’ame. «Ah ! cette petite servante, disait-il lilus tard, si elle savait combien elle me donna de courage, et combien la pensée de ses x^rivations m’aida à suj)porter les miennes. »

En octobre 1889, rintréx)ide chasseur d’âmes entrei^rit la conversion du Barway, contrée située à j)rès de 100 milles vers l’ouest.

Jamais un x>rêtre n’avait traversé ces contrées et c’est X>ar centaines, par milliers que les gens venaient au missionnaire. Les montagnards, descendant de leurs forets, accouraient en foule à sa rencontre. Le Père trouvait ses

néophytes si bien instruits et si bien disposés, qu’il n’avait plus qu’à leur donner le baptême. C’est alors qu’en un mois il baptisa plus de i3,ooo personnes.

Ces résultats magnifiques étaient dus aux eatécliistes qu’il avait formés à Ranclii ; ils démontraient d’une fa(;on péremptoire quels services on pouvait attendre de cette admirable institution.

Pour soutenir cette église naissante, il eiit fallu des prêtres. Le Père Lievens adressait des aj^pels pressants à ses frères de Belgique; mais, hélas! la Pi'ovinee Belge était épuisée et ne pouvait satisfaire ses désirs. Cette impuissance était pour le Père un chagrin toujours renouvelé. Un moment il eut une lueur d’espérance. En 1889, dix-huit Pères avaient été envoyés aux Indes. Hélas ! de ces dixhuit, partis avec tant de courage et tant d’espérance, quatre, à peine arrivés, mouraient ; les autres furent dispersés dans les missions déjà fondées ; et le j^auvre Père eut l’immense douleur de voir sa belle mission du Barway, qui comptait x)lus de 14,000 néophytes, rester ou sans prêtre, ou avec un seul à chaque instant malade.

Il rêve alors de desservir à lui seul cette xn’ovince du Barway qu’il venait de conquérir au Christ, beau rêve qu’il essaya de réaliser au prix de sa vie. 11 ne se donna plus de relâche, on eût dit qu’une force d’en-IIaut le x)oussait; lîcut-être aussi sentait-il que sa vie s’usait et qu’il fallait aller vite iiarce que le teinx^s qui restait était court. « Sa résidence, on dit que c’est Ranclii. — Xon, c’est la selle de trois et quatre chevaux qu’il éreinte en un jour. »

On lui dit de jirendre des xirovisions de voyage. « Allons donc, je trouverai jiartout du riz xiour manger et une botte de i^aille jiour dormir; tout le reste est de la surcharge. » On l’engage à xirendre garde au soleil. « Le soleil, réxiondit-il en souriant, le soleil me connaît. » On lui recommande au moins de soigner ses fièvres : « Je vais les guérir», réx)lique-t-il, et il enfourche son grand cheval xiour une course nouvelle. « Que de fois je l’ai vu, écrit le l’ère Cèlestin IMotet, monter en selle, tandis que ses jambes tremblaient des frissons de la fièvre. »

Dix-huit mois durant, il vécut ainsi allant de Ranclii au Barway et du Barway à Ranclii, chevauchant la nuit pour

— 3oo —

gagner le temps du jour, dormant deux nuits sur trois à la belle étoile au ijied d’un arbre; i)rêcliant, examinant les catécliumèues, administrant les sacrements...

La Maladie Cciiendant la nature faiblit. Vers la fin du mois de mai i8gi, au retour d’une de ces expéditions, à bout de force, la gorge en feu, dévoré par la fièvre, il tombe épuisé : on l’oblige, pour refaire sa santé, de partir pour Darjeeling.

Quatre mois après, se sentant mieux, et trompé par un retour api)arent de santé, le bouillant apôtre rentrait à Raucbi, las de cette vie de repos qu’il appelait une vie fainéante et inutile. Il reprenait ses occuijations habituelles, ses grandes courses aux lointains villages du Barway ; parfois il imenait avec lui quelque jeune missionnaire i)our l’initier à ses travaux et à sa vie ; par eux nous sont venus les récits de ses succès inimaginables en ce pays.

«Vous savez, écrit le Pèx’e Dehon, que le Père Lievens a composé un livre du baptême. Il contient les vérités fondamentales, et, sur chacune d’elles, des chants dans la langue et sur des airs du paj^s. Presque tout le monde, au Barway, sait le livre ixar cœur; vous ne vous figurez pas l’entrain avec lequel on l’étudie et on le chante. J’ai entendu plus de cinq mille hommes chantant ensemble et répétant en chœur ; « (^u’il n’y a qu’un seul Dieu, qu’ils étaient fous autrefois d’adorer des arbres et des jxierres, que Jésus est mort pour eux sur la croix, etc. »

« Discutez, si vous le voulez, écrit le Père Vau der Keilen, les raisons qui portent ces braves Ouraons à se déclarer chrétiens, je constate un sinqde fait; il y a dans le Barway et le Chechari plus de trente-cinq mille chrétiens. Et le pays n’est ixlus reconnaissable. Les cantiques pieux ont remplacé les chants païens d’autrefois, les danses sont supprimées, et le fameux puja, ou sacrifice au diable, ne serait plus possible, du moins en public. »

Le Père Lievens vécut ainsi huit mois environ, laissant à toutes les routes quelques lambeaux de sa vie, baissant, baissant toujours; une toux profonde, persistante, le brisait; il voulait s’illusionner encore: «C’est un rien.

ÜAKJliKU.NC; — LliS IIIMAI.AVAS

Retour.

disait-il, cela passei’a, un mauvais rhume qui va s’user. » En juillet 1892, il dut s’aliter. Les médeeins déclarèrent que le seul moyen de le guérir était de le faire rentrer en Europe.

Aux derniers jours d’août, on le monta dans une des voitures du pays, et il x^artit. Les chrétiens de lianchi avaient deviné qu’il s’en allait x>our un lointain voyage, et, derrière la voiture qui l’emxjortait, ils couraient, gémissant et ideurant, avec des gestes de désespoir; ils joignaient les mains et lui criaient de les hénir une dernière fois; et lui, suffoqué i)ar les sanglots, leur disait: « Je reviendrai, je reviendrai. » Et de sa main, qui tremblait de fièvre, il les bénissait. Longtemi)s ils coururent ainsi, les infortunés ! imis, à quelque détour de route, la x)etite voiture disparut !

C’était fini! line devait x)lus les revoir!

Kentré en Belgique au mois d’octobre, le Père Lievens ])assa l’hiver et le x)rintcmx>s à Tronchiennes. A ce moment il était encore x)lein d’espoir et se faisait comx)lètement

illusion sur la gravité de son mal. Avant de cxuitter les Indes, il avait obtenu de ses sux)érieurs la jn-omesse formelle de x^ouvoir, une fois rétabli, retourner dans sa obère mission. Hélas ! ceux (xui le voyaient de x^i’és ne partageaient x>as ses esx)érances.

« Un soir, raconte le Père Van Tricbt, dans les longs ambulaeres de la vieille abbaye, à la blafarde lueur d’une lamx)e x^âle et tremblante, je le vis se traîner devant moi comme un fantôme, courbé et ebancelant ; il s’arrêtait tous les dix x^as, ax^x^uyé sur sa canne, comme rex^rendre baleine ; x>arfois la toux le x>renait, une toux creuse, baletante, avec des sanglots où il semblait (xue l’on entendait ballotter dans sa x)oitrine tous les lambeaux de ses x>ounious déchirés. Quand était x>assée la crise, il se laissait doucement tomber, l’éx)aule contre la muraille, et attendait (xue le calme fut revenu. C’était lui ! Ce cadavre cxui marcbait, c’était lui ! A trente-buit ans. Voilà ce (xui restait de tant de jeunesse et de tant de courage ! Voilà ce cxue lui avaient coûté les âmes ! »

Il demanda de x>ouvoir venir à Louvain, où le secours des xdus célèbres xjrofesseurs de l’Université ne lui feraient X)as défaut. Il obtint sur-le-cbamx) la x)ermission demandée et, le 6 juin, il arrivait à sa nouvelle résidence.

Hélas ! de l’avis de tous les médecins les x>ii^is éminents, ax)X)clés en consultation aux)rès du x)auvre malade, il n’y avait x^bis le moindre esx)oir de guérison. Et le Père était dans le x>otit carnet dont nous avons xiaiié cette simx)le ])brase : « Le docteur déclare (xue je ne x>uis x)lus guérir. » Rien n’était triste comme la vue de la lutte (Xui se x^nssait en lui, entre la vit' et la mort. Et le mal, intérieuremènt, rt)ngeait, rongeait tt)ujt)urs. Ce n’était ]>as la laiine, brustxue, soudaine, dans un rax>ide fracas; c’était l’émiettement ; une flamme (xui vacille, baisse, baisst' et avant tlt* mourir, brûle enct)re, x>ar bandes rouges, les bt)rtls d’une mècbe c])uisée. lncax)able de tout travail, de toute fatigue, il ]>asse ses jt)urnées à x>rier, à méditei’ et à lire. Et jamais une ])lainte : tt Comme cet btunme se i)ossètlc », tlisait dt' lui le médecin, vrainumt cmervtillc dt* sa vertu béroïtiui'.

(iuebiues Pères allaitnit régulièrtMucnt ])asser avec lui l(‘s bt'ures de récréatit>n. 11 les cutnienait gaîmcnt des

Mort

missions, du bien à réaliser, de la vie dans ces régions lointaines, du sacrifice absolu qu’on doit y faire de soimême. Il ne leur cacbait rien : a Si vous n’êtes pas décidés à l’avance à vous faire liaclier menu, s’il le faut, pour les âmes, restez iei, n’y allez pas ! Si vous rêvez une bonne petite vie douce, avec vos repas à l’heure et votre sommeil comi)té, on n’a pas besoin de vous là-bas, restez ici. » — « Aller aux Indes pour y vivre en bon petit curé de paroisse, attendant ses fidèles les jours marqués, mais c’est folie ! » — «Broyez votre corps, broyez votre eœur, tenez pour rien du tout votre vie et vous même, et alors partez. »

Un jour, on frappe à sa porte, c’était la petite caravane annuelle en j)artance i)our Calcutta ; ils étaient cinq cette année-là, et avant de prendre la mer ils avaient voulu saluer l’ax)ê)tre du Cbota Xagpore. Oh! comme il se dressa sur son lit! Comme il leur ouvrit les bras! Il leur parla longtemps, les encouragea, leur ])rodigua les conseils, puis comme ils l’en suppliaient, il les bénit, il les embrassa et ils s’en allèrent.

(^uand ils furent x^artis, son eœur lui échaïqia, il se mit à x^leurer amèrement, et, comme l’infirmier lui en demandait la eause : « Je sens, dit-il, que moi je ne pourrai i)lus revoir les Indes. »

11 écrit encore dans son agenda, mais d’une main tremblante : « 5 novembre. — Je viens de terminer ma dernière neuvaine; le médecin me trouve x^lus mal que jamais; il n’y a qdus d’esi^oir i)our moi; que la volonté de L)ieu soit faite ! Zoo als God ivil ! » Ce sont les derniers mots qu’il ait écrits !

Le même jour, le médecin au sortir de sa visite avei’tit l’infiianier que la mort aiq)rochait. Lui-même, d’ailleurs, sentait que la fin était là. 11 demanda à être administré.

Comme on lui x>rox)osait de lui faire une lecture : « Non, dit-il, laissez-moi x)cnser doucement au bonheur de mourir.

Son esi)rit ne se détacha x)lus de cette vision de la mort et de la délivrance. Il souffrait cruellement, sa xjoitrine

déchirée et l)rùlée se soulevait avec des spasmes de douleur ; (piand survenait une crise plus forte, il tournait ses grands yeux noirs vers le crucifix dressé devant lui, et de la main il serrait la petite statue de la A'ierge (|u’il l)ortait sur la poitrine.

La crise i)assée : « Ali ! cher Frère, disait-il, j’ai cru que cette fois c’était la fin; mais je vois que je ne m’y connais point. X’oubliez pas quand le moment sera là de me crier tout de suite : a Père, vous allez- mourir. «

Deux jours se passèrent ainsi, deux jours d’un vrai martyre, la vie semblait ancrée dans ce corps dévasté : <( Ah ! Frère, dit-il en souriant, que l’on a donc de peine à mourir ! » Le 7, vers deux heures et demie de l’axu'èsdîner, il demanda à l’infirmier de l’aider à se dé])lacer un ])eu. Le Frère le souleva doucement, mais aussitôt le voyant blêmir : « .\^h ! Père, voici le moment, ayez confiance. «

Le x^auvre mourant tourna la tète vei'S le crucifix et n’en détacha x^lus les yeux.

L’agonie fut de quelques instants ; il souleva une dernière fois, avec un effort convulsif, sa x^auvre x)oitrine ; ses lèvi’es se (contractèrent comme en un sourire, et il s’affaissa. Tout (îtait fini sur cette terre.

Ses funérailles furent bien simx)les ; il n’avait x)oint noué de relations dex)uis son retour au x>ays ; sou nom ne disait rien en cette région d’Euroxîe où ses travaux de géant (îtaient ignorés, et derrière son cercueil ne marchaient (xue <xuel(xues x>arents, ses frères en religion, et x)lusieurs amis de la Comx)agnie. Et le x^auvre corbillard roulait à travers les rues indifférentes. Parfois un x>assant s’arrêtait, se découvrait, regardait x>asser ce cortège de x)i'êtres silencieux, et s’en allait en se disant : a C’est (xuehpie ])rêtre ((u’on enterre. » Il ne S(> doutait x>as <xue ce ])rêtrc était un héros.

(iui sait si (xuehpie autre, hostile, ne s’est j)as dit : ce Hah ! ce n’est (xu’un curé ! » C’est vrai, ce n’était (pi’iin curé, mais ce curé avait civilisé x)iH‘ l’Cvangilc des x>i’ovinc('s grandes comme (puitrc fois notre patrie !

En revenant dn eimetière d’IIéverlé, h' Père Koch, ancien missionnaire (|ui l’avait vu à l’œuvre, disait : a Ali ! si cet liomme-là était mort aux Indes, le (’liota Nagpoi-c' tout entier lui eût élevé des autels. ))

Et là-bas, dans les vastes missions qu’il avait fécondées, dans ees i)rovinces ([u’au ])rix de sa vie il avait amenées à la toi, la nouvelle de sa mort se répandit comme l’éclair; et un x)auvre vieillard du Barway eut un mot superbe : a Ne dites i^as que notre prêtre est mort; c’était plus qu’un prêtre ; c’était le l’oi des ])rêtres ! »

Parmi ceux qui viennent d'achever la lecture de ces pages, plusieurs peut-être aimeront à être tenus au courant des progrès de l’évangélisation au Kwango, au Bengale et à Ceylan.

Les «MISSIONS BELGES DE LA COMPAGNIE DE JÉSUS», revue mensuelle iliuslrée, de 4-0 pages, très artistemenl éditée à Bruxelles, chez M. Charles Bulens, leur donneraient pleine satisfaction.

Les Missionnaires du Bengale Occidental

BRABANT

DECEDES

Départ

Dc<*és

P. de PetTaranda, Ch., Bruxelles.

P. de Penaranda, ,Alp.. Bruxelles

F. Coremans, Fr.-X., Keerbergen

P. Cravau, Joseph, Nivelles . .

F. Boving, Félix, A'ertreyk. .

NIVAN'I'S

Dûpart

P. De Gryse, Edm,, Loeiiw-st-Pierre 18S5

K. Dustin, Isidore, Curegliem. . . 1S86

P. Haghenbeek, Louis, Diest . . 1887

P. Stevens, Louis, Bruxelles . . , 1891

F. Van Acken, François, Bruxelles. 1892 P. Lettens, Louis, Molenbeek. . , I89G

P. Paulus, Jules, Bruxelles. . . . 1897 P. Van Eesbeeck. Henri, Bruxelles. 1902 P. Liefmans, Leon, ,Iette-.St-Pierre. 1993 P. Feron, Paul, Bruxelles .... 199 1

ANVERS

DEIIEDÉs

Départ

Ducés

F. Moons, Jean, Leest . . . .

P. Nieberding, Joseph, .Anvers .

P. Jacobs, Émile, Berchem . .

P. De Bie, Auguste, Moll . .

P. Verlinden, Victor, Helfen . .

P. Fierons, Jean, Anvers . . .

P. De Kinder, Louis, Anvers . .

P, Verdonck, .Adrieti, Turnhont.

P. De AVevor, J.-B., AVt'storloo .

P. Servais, Stanislas, .Anvers. .

P. Mtiyldermans, lîaymond, Bae-

len-le/.-Glioel

P. Van derKeilen. P., Boi gerhoul

(*) Los d.^tcs entre iiamuhcses imliqu<‘iit t année oit le niissionnairc a quitté la Mission, ou les années qu’il a passées 011 ilehors Je La Mission.

Vl\ AXTS

Départ

P. De Cliiipeleir, Cotistant, Schooten 1872 P. Berglitnnns, J.-B.. Anvers. . . 1879

P. Van Trooy, .\ugttsle, Turtibout. 1879 P. .Marchai, Victor, .Anvers . . . issu

P. Doprins, Jean. Heiroti .... I8S1 P, Laenen, Denis. Heyst-op-den-B. 1887 P. Verlioustrneten, Alfred, .Anvers. 1SS8 P. Fillet, Paul, .Anvers .... 1890

F. Broes, Pierre, Putte 1891

P. De Wachter, Fr.-X,. Uuysbroeck 1892 P. Van Hoeck, I.ottis. Anvers. . . 1892

P. Van Ticlielen. Edmond, Anvers. 1891 P. Stoll’els, Louis, .Anvers .... 1898

P. op de Beoek, Gtistavc, .Malines . 1S9S P. üpilelieeck, Frant.’ois, .Anvers . I9D1) P. Nnyens, Gorneille, Ttirnhout . . 1902

P. De Dnve, Joseph. Anvers . . . 1902

P. Courtin, Émile, Ativers. . . . 1902

P. spelten. Httbert, Anvers . . . 1903

P. De Berraly, Jean. Lierre . . . I9tu

P, Bertels, Jean -Baptiste Anvers . loii.ü

IIAIXAUT

DÉCÉDÉS

Dcpait

Dccès

VIVANTS

Di;part

Depelcliin, Heni'i, Russeignies

19UÜ

P. Lul'ont, Eugène, Mons ....

P. de Cauipigneulles, Vict., Tournai

Sapart, Chrysanthe, Châtelet.

P. Cardon. Louis, Néchin ....

Carhonnelle, Ignace, Tournai .

P. Meunier, Julien, Péronnes. . .

F. Lemoine, Alfred, Tournai . . .

Brisaek, Amand. Enghien . .

P. Josson, Henri, Leuzc

P. Cus, Alphonse, Péronnes . . .

Henry, Jules, Tournai . . .

1ÜÜ3

P. Bernard, Léopold, Mons . . .

Lobert, Théophile, St-Sauveur

P. d'Espierres, Xavier, Tournai . .

Dehon, Paul, Maurage . . .

P. Druart, Gabriel, Buvrinnes. . .

Fleurquin, Louis, Kain . . .

P. Van Neste, Jean, Estaimpuis . .

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