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KISANTU. SECONDE HABITATION DES PERES

(i) Extraits d’uno lettre du Père Liagre (novembre

Deux aus plus tard, le gouverneur du Congo, le général baron Waliis, alors colonel, donnait à la Mission de Bergeyck-Saint-Ignace ce beau témoignage :

« En sortant du district des Cataractes, je me suis dirigé sur Kisautu, où j’ai beaucoup admiré le travail rapide qui a été fait dans cette^ Mission... Le Père Van Hencxthoven ne s’est pas borné à faire des bâtiments en briques, il s’est activement occupé des populations, sur lesquelles il a nne1 réelle influence dans un ra5mn de plusieurs lieues.

... A côté du travail religieux, les Pères se sont occupés très activemeut de l’établissement de Kisantu proprement dit.

Ils y ont de beaux locaux pour eux et leurs enfants, des cultures qui prennent de l’ex- , tension, et qui, kisantu. maison des sœurs

selon les prévisions du

Père Supérieur, permettront de nourrir en grnnde partie le personnel très nombreux employé dans la Mission (i). »

Aujourd’hui, Kisantu compte vingt-six bâtiments répartis en deux groupes, à proximité d’une église de mètres de long sur i3 mètres de large.

La maison des Pères est une habitation à étage. Elle comprend dix-huit chambres, d’environ 3 mètres sur 4> une chapelle, un réfectoire, une bibliothèque, une salle de récréation. Deux vérandas courent le long du bâtiment.

(i) Extrait d un rapport du colonel Wahis, gouverneur général 4u Congo, au gouvernement de l'État Indépendant (3 juillet i8gü).

une au rez-de-cliauspée et une à l’étage. La cuisine avec boulangerie et ^magasin, la forge, la menuiserie, les ateliers, la maison des enfants, le magasin à chik'wargne, un autre magasin, la brasserie, la tannerie, l’école et un grand enclos 2)our jîarquer le bétail, tout est construit en briques. A cinq' minutes de là est située la colonie des Sœurs de Notre-Dame.

Un j)eu jtlus loin,'’à l’écart, quelques bâtiments en pisé : ce sont les anciennes habitations, aujourd’hui transformées en remises' jmur les échafaudages des scieurs, les chariots, les machines, etc.

Tout cet ensemble forme comme un hameau, assis à l’extrémité d’un vaste j^lateaii de 800 mètres de largeur

l’église de KISANTU

moyenne et qui s’étend à plusieurs lieues dans la directinii nord-sud. Un chemin large de 8 à 10 mètres part de l’église, liasse devant la maison des Soeurs et court vers le sud, reliant à Bergeyck-Saint-Ignace trois kraals pour

les bœufs. Le plas éloigué de ces kraals est à une lieue environ de la Mission.

Dirigés par les missionnaires, les jeunes nègres ont déjà défriché au delà de ii8 hectares. Les fillettes des Sœurs de Notre-Dame ne sont pas loin d’atteindre les 6o hectares.

A vingt minutes de la maison des Pères, un potager de I 1/2 hectare fournit les légumes, les fruits à la commu-

AU JjiEDlNAGE

nauté et sert de jardin d’essai pour les expériences agronomiques du Frère Gillet.

Kisantu fait l’admiration de tous les visiteurs. Pour desservir ce poste et les nombreuses fermes-chapelles qui en dépendent, il s’y trouve quatre prêtres, dont un récemment arrivé.

En outre, cinq scolastiques (i) font là-bas l’apprentissage de la rude vie de missionnaire. Après quatre ou cinq ans, ils reviendront faire ici leurs études de théologie, seront ordonnés prêtres et puis repartiront pour l’Afrique.

(i) On donne ce nom, dans la Compagnie de .Jésus, aux Pères qui ne sont pas encore prêtres. On est scolastique aussitôt qu’on a fait les premiers vœux, c’est-à dire deux ans après l’entrée en religion ; on le reste jusqu’à la prêtrise.

En iqo5, sur quinze Jésuites belges envoyés aux Missions du Congo, du Bengale et de Ceylan, il y avait quatre prêtres, neuf scolastiques et deux Frères coadjuteurs.

Telle est la méthode habituelle de la Compaguie de Jésus pour la Mission du Cougo. Les jeunes Pères partent après trois, quatre, cinq ans de vie religieuse, habituellement à la fin de leurs études de philosophie, vers l’âge de 23 ans. Au lieu de faire leurs années de régence comme surveillants ou j)rofesseurs dans un collège de Belgique, ils sont envoyés au Congo pour enseigner le catéchisme, l’a b c, voire l’agriculture et le cornet à pistons.

Sept Frères coadjuteurs, dont un nouveau venu (i), complètent la communauté. Ceux-ci sont préj)Osés surtout au matériel.

11 est rare que tout le personnel blanc se trouve réuni à la Mission. Généralement, un ou deux Pères sont en tournée, pour visiter lesfermes chapelles

ou en fonder de nou velles. Leurs expé-

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