FABRICATION DE LA CHIKWANGUE
mais nos provisions de bouche ne sont pas assez abondantes. La difficulté du ravitaillement est et demeure la grosse question ! (i) »
(i) Lettre de la Supérieure de Kisantu (2 février i«jo5).
Régime
alimentaire.
Depuis que l’État a envoyé tant d’orphelins àlaMission, et accru ainsi le nombre des bouches à nourrir, la difficulté, comme bien l’on pense, n’a fait qu’augmenter.
A Mpese il y a huit ceuls enfants au-dessous de 8 ans !... Quel avenir brillant pour la Mission si l’on i^arvient à surmonter la crise actuelle! Mais quel crève-cœur aussi de songer que, faute de ressources, on sera peut-être obligé de renvoyer ces petits malheureux. Malgré tout, on tâche de satisfaire négrillons et négrillonnes, en leur donnant leur liikii au moins une fois par jour.
Le régime des enfants de la colonie est, du reste, notablement meilleur que celui des indigènes. Ils reçoivent tantôt du riz, tantôt des patates, des bananes, des haricots, etc., et, trois fois par semaine, on leur donne de la viande.
Pour varier le menu, ils ont toujours en réserve: chenilles, sauterelles, rats, souris, serpents, fourmis et autres bêtes dont ils sont également friands.
La cuisine n’offre pas la moindre difficulté : chacun s’en charge :
«Voilà votre ration, ... tirez-vous-en!...» Et ils s’en tirent parfaitement!.,.
Quant au menu des Pères à Kisantu et dans les autres grands poste.s, il se rapproche sensiblement de celui qu’on a en Europe, en ce sens qu’ils ont ordinairement de la viande. En voyage, on mange ce que l’on peut se procurer. Ce n’est pas toujours l’idéal, mais... en mission comme en mission !