M.VISON DES SŒURS A NLEMFU
« Quelle belle construction, écrivait quelques jours après son installation, en février iqoS, la Mère Supérieure de Nlemfu. Le couvent a 40 mètres de long sur i2™5o de large. Tout le long de la façade court une véranda dont une porte à double battant forme le centre ; elle nous introduit dans une vaste salle, où nous allons établir l’ou-
vroir. Quatre petits couloirs, que nous nous plaisons à nommer nos « cloîtres », donnent accès aux chambres des
Sœurs, à la classe et à la chapelle Le toit est en zinc
ondulé; les plafonds sont en planches, surmontés d’un petit grenier. »
Nlemfu est une résidence plus agréable que beaucoup d’autres, mais que son accès est difficile quand on y vient de Kisantu !
Monter, descendre, escalader de nouveau pour redescendre encore!... De vraies montagnes russes !... Tout au loin, comme dans un mirage, on voit de temps en temps apparaître le rideau de verdure qui entoure la Mission.
On arrive au pied du plateau. La dernière ascension est longue, longue!... et sous le rude soleil d’Afrique, les pauvres piétons transpirent à grosses gouttes.
Un dernier effort; on est en haut du plateau, à l’ombre des safoutiers, grands arbres aux fruits exquis et rafraîchissants! C’est l’oasis après le désert!
Kimpako est peut-être le moins « européanisé » des grands postes. Dans les principaux centres de la Mission, il y a ordinairement une ou deux grandes maisons pour
Kimpako.
CAPTURE d’un I.ÉOPAUU
Le pays des palmiers.
eufauts. Ici, les jeunes gens sont logés dans des cliimbeks séparés, ce qui donne à la colonie un aspect se rapprochant de celui des villages indigènes.
Le pays est accidenté. Le matin, quand le brouillard se lève, ou croirait se trouver au milieu d’une mer de vapeurs, d’où émergent çà et là, îlots de verdure, les cimes des grands arbres.
A droite, court la lisièi-e sombre d’une forêt; à gauche, dans le lointain, un amphithéâtre de collines ferme l’horizon. Le paysage est vraiment magnifique.
Ce serait parfait sans quelques petits désagréments. Les léopards se croient seigneurs du pays et, comme tels, exercent leurs droits de chasse et de pillage au grand détriment du petit bétail. Les fauves cependant n’aiment guère le voisinage immédiat des grandes habitations. Ils craignent — et n’ont pas tort, après tout, — de se voir adresser une balle de fusil ou de s’aller fourv'oyer dans quelque piège.
Kimi)ako et ses vingt cliimbeks, groupés autour d’une chapelle en i^isé et d’une petite maison en briques, sont d’un inttoresque tout congolais. Sanda, au contraire, se civilise beaucoui). Église, école, maison des Pères et dépendances sont construites en briques.
Le reste est tout ce qu’il y a de plus africain.
C’est le pays des palmiers; ces arbres superbes, aussi utiles que beaux, donnent à la contrée un coup d’œil magnifique, mais!!... car au Congo, à côté de ce qui est agréable, il y a toujours un mais! Là-bas, dans la Njili, qui coule à quelques mètres de la Mission, le crocodile a élu domicile. Nous sommes bien en Afrique!
Au pied du ^nassif formant les hauts plateaux de la Nsele, et non loin de la rivière, le Père Ilendrickx avait établi le poste de Mpese. Chapelle, maison des Pères et maison des enfants, tout y est encore en pisé.
Piiibn fiuia lfSii-Kri5lii iiuiiia (lliarijBl
CHAPEU-E DE MPESE-SATNTE-GERTREDE
Un boy prudent. Uii boy protestant avait occupé ce village, mais visité par la fièvre, l’bonnête garçon craignit pour sa santé et s’en fut habiter ailleurs. Le Père Hendrickx, lui, ne se laissa pas arrêter par la crainte de la malaria. Peut-être y a-t-il contracté la maladie qui devait l’emporter? Mais que lui importait? il a fait avancer d’une étape les conquérants de l’Evangile.
Nlemfu, Kimpako, Sanda et Mpese se trouvent situés dans un rayon de quelques lieues autour de Kisantu. Wombali, au contraire, est tout au bout de la Mission, au confluent du Kwango et du Kassaï.
Pour funder un poste dans la région du Kassaï, plusieurs voyages d’exploration avaient été tentés j>ar les missionnaires.
Wombali. En 1901, le Père Van Hencxthoven, alors Supérieur général de la Mission, remonte le Congo et le Kassaï, i^ar