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SITUATION GÉNÉRALE DE LA MISSION

Les quinze grandes résidences. — L’école. — Le catéchuménat. — Visite des villages. — Les catéchistes. — Situation des Kôles. — Intervention des missionnaires. — Dernière visite de Mgr Qoethals. — Mgr Meuleman.

Pour donner une idée de l’état actuel de la Mission du Cliota Nagpore, montrons dans ce chapitre l’ensemble des quinze stations qu’elle comprend avec leur trentaine de prêtres et les principaux moyens d’apostolat mis en œuvre par les missionnaires. Voici les divers postes, tels qu’ils étaient au recensement du 1®“' août igoû :

Baptisés Catéchumènes Tota

Ranclii .

2 prêtres

Cliaibassa .

Sarwada

Karra .

Khunti .

Torpa . .

Xoatolli.

Mallu ad and

Maudar.

>Soso .

Tougo .

Kalkahi.

Kurdeg . .

Rengarili ,

Samlolli

Les

quinze grandes résidences

L'école.

Donc 95,800 clirétiens dont environ 40,000 catécliumènes, tel était, le i®'’ août igo5, le bilan de la Mission. Actuellement — avril 1906 — leur nombre a dépassé les 100,000,

pides, et l’on nous écrit mouvement vers la vraie Mais ce n’est pas nu grand nombre veaux il faut iustruigraudes

tant les progrès sont ra que cet extiaordiuaire foi s’accentue encore, tout d’inscrire de n O U chrétiens, aussi les

les

et

re,

l’église de torpa

véi'ités qui sont comme de l’hébreu pour ces geus ui’entrent pas toutes seules dans ces pauvres têtes.

Cette besogne, vraiment accablante, est le grand travail du missionnaire, sou occupation de chaque jour. Il dispose à cet effet de deux moyens iirinciiiaux : l’école pour les enfants, le catéchuménat pour les adultes.

L’école-pensionnat! c’est le premier souci du missionnaire, l’œuvre indisiiensable.

Elle s’élève en même temps que sa hutte provisoire et bien avant son église; dès le début, elle est sa grande préoccupation : cent, deux cents ou trois cents bouches à nourrir; mais qu’importe, l’école donne au missionnaire une génération élevée à l’ombre de la croix, instruite de ses devoirs; elle forme de vrais catholiques.

Kurdeg, 7 janvier lyoG.

« Un mot sur l’école de Kurdeg vous fera plaisir, écrit le Père Edmond De Gryse à un bienfaiteur. La renti'ée a eu

lieu le i4 décembre, et voici les cliiffres. Présents, 207 garçons et i63 filles, donc un total de 870. De idus, 60 suivent les cours du soir. Donc, 4^0 qui s’instruisent et se préparent aux sacrements. Il faudrait voir ma résidence. A droite, les garçons divisés en sejA classes; à gauclie de la résidence, les filles divisées en cinq classes. C’est un bourdonnement continu de iDrières et de leçons apprises ou répétées.

» Tous les jours je donne six instructions aux filles; mon compagnon, le Père Camille Van Hecke,

en donne quatre ou cinq aux garçons. De

j)lus, chacun, le soir, donne une leçon de chant pour enseigner les cantiques. A tout cela, vient s’ajouter l’adiniuistratiou d’un district de 9,000 âmes. Monseigneur nous arrivera dans un mois et confirmera de cent quatre-vingts à deux cents enfants. La journée est si bien remplie que je n’ai qu’une demi-heure de relâche par jour et très souvent je ne puis pas me coucher avant 10 h. 1/2 du soir. Mais le travail s’effectue et je suis fier de dire que la station du Sacré-Cœur possède la plus nombreuse

Le catéchuménat

école. Sans doute, la dépense est grande, 25 francs par jour. Certes, ce n’est pas trop pour trois cent soixante-dix enfants. L’école me coûtera 4>ooo francs au moins cette année. Par contre, si je puis continuer pendant quatre ou cinq ans, quel bien aura été fait...

» J’espère, mon cher ami, que vous continuerez à m’aider dans mes entreprises et à propager la Foi pai'ini ces pauvres Indiens. En avant, toujours A.M.D.G. On se reposera à la mort, pas avant. Mou plus grand bonheur sera de mourir parmi mes chers Ouraons. »

Le catéchuménat établi dans plusieurs postes donne les plus brillants résultats. Voici une idée de cette œuvre.

Des groupes nombreux tantôt d’hommes, tantôt de femmes viennent tour à tour passer cinq ou six semaines à la Mission, et s’y prépai'ent à recevoir les différents sacrements. Leurs journées s’écoulent à apprendre le catéchisme et l’histoire sainte que leur enseignent les maîtres et maîtresses sous la direction du Père. Quarante jours tout le long desquels se succèdent prières, instructions, coui-s de religion, chant de cantiques sont pour eux comme une longue retraite, passée à l’abri des influences extérieures, loin des préoccupations et des travaux de la vie , quotidienne : on peut facilement s’imaginer le travail qui s’opère dans ces natures dociles.

Venus souvent avec leur seule bonne volonté, ces gens s’en retournent instruits des vérités essentielles de la religion et familiarisés avec les pratiques de piété. INIais quelle besogne, quelle dépense pour le missionnaire! A Torpa, en 1002, le catéchuménat s’ouvrait deux fois l’an, les jeunes mamans avaient la permission d’apporter leurs mioches; ces derniers, s’ils étaient déjà assez solides sur leurs petites jambes, pouvaient aller jouer dans la salle pendant que leurs mères s’instruisaient; céla faisait trois cents personnes à nourrir, petits et grands.

De chacun des centres, le missionnaire rayonne dans vingt, trente, cinquante, cent villages. Le cheval, le ponsspouss, et depnis quelques années la bicyclette, voilà ses moyens de transport.

De bourgade en bourgade il va, remplissant les humbles et pénibles fonctions de pasteur ; il baptise les petits enfants, confesse les chrétiens, contrôle les progrès des néophytes, visite les malades, règle les différends et prodigue partout conseils et encouragements.

Ne pouvant seul instruire ces milliers de chrétiens et de catéchumènes, il se fait aider par des catéchistes.

Leur concours est indispensable aux missionnaires. Les caféchistes ont une large part dans ses travaux et l’on peut dire que, bien souvent, le succès est du à leur zèle et à leur activité.

Après line préparation soignée, ils sontrenvo^’és dans leurs villages où ils instruisent les catéchumènes et reml^lissent souvent aussi les fonctions de maîtres d’écoles.

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