ARS OR
em,
A à os
braise la vipère qui J’ a fait périr du coup
Pents, de l’île de Malte, In eu depuis lors, c’est un fait.
dant les dimensions
de la grotte ne Chan- Seaient pas.
chez le Peuple, à l'égard de l’apôtre, une Confiance illimitée.
On ajoute aussi qu’en rejetant dans la
avait Piqué, l’apôtre l’engeance des ser- Yena jamais
man
dans sa foi et dans sa piété un peuple aussi profondément catholique.
Et nous nous éloignons lentement, traversant la foule au son des fanfares et aux cris des bonjours de chacun.
Le théâtre et les fanfares de la ville ont joué comme d’habitude, mais chose à noter, et qui marque bien l’unanimité des sentiments et des actes durant ce congrès celles-ci donnant surtout de la musique religieuse, commençaient et terminaient leurs concerts par l’hymne pontifical ; et à l'Opéra, on a fait entendre un oratorio, “Saint-Paul”, dont les paroles étaient de Mgr J. Formoso.
Nous sommes allés, cet après-midi, à une grande séance chez les Fils de Dom
en pe ec
Bosco, les Pères Salésiens ; Séance dramatique et musicale. Le cardinal Bourne présidait.
Le cardinal, au cours de son allocution, met les familles maltaises en garde contre le fléau des cinématographes qui menace de s’abattre sur l’île et d'y exercer les mêmes ravages que partout ailleurs; c’est Pour l'enfance surtout un mal sérieux, dont on méconnait trop la gravité : la perte du temps, le gaspillage des petites économies familiales ne sont rien à côté des émotions factices, des sensations violentes, des suggestions vilaines produisant, avec la fatigue physique et mentale, l’affaiblissement de la vue, la dépravation du sens moral et la perte bientôt de tout goût sérieux. Hélas! dès lors que les Scopes s’implantent à Malte, les enfants et les jeunes gens y échapperont-ils mieux que les nôtres à la griserie malsaine et fatale ?
Les catholiques maltais n’ont pas voulu
Rene ape
ee
laisser passer inaperçu le centenaire d’O- Zanam que l’on célèbre actuellement à Paris, où le cardinal V. Vannutelli s’est rendu comme légat pontifical. Il y avait tout à l'heure une réunion des membres des conférences Saint-Vincent de Paul. Nous avons pu y aller faire acte de présence.
Plusieurs discours ont été prononcés par des personnages ecclésiastiques et lai:
ques. On y faisait l'éloge de la charité, celui de l’immortel apôtre en France, saint Vincent de Paul, et de son illustre disciple, Frédéric Ozanam. L'idée eucharistique, l’Eucharistie elle-même, comme source, centre et terme de toute vraie charité, dominait tous les travaux présentés.
On dirait que l’atmosphère à Malte reste imprégnée du parfum céleste, on le respise Partout.
Les pèlerins de Terre-Sainte sont repartis la nuit dernière, ainsi qu’un bon nombre de congressistes ; d’autres suivront ce soir ; nous sommes re*enus ici encore pour deux jours.
si f
{ | à Malte, 29 avril 1913. | |
Les Dames du Sacré-Coeur possèdent à Malte un Superbe couvent; il est situé !
sur les hauteurs de la Sliema, un quartier Ï de la ville séparé de Valetta par une pe- #0 tite rade. Nous ÿ Sommes aliés dire la
messe ce matin, puis nous avons vicité la maison.
Les religieuses, à demi-cloîtrées comme U On sait, n’avaiert Pu, dimanche, se rendre { à la procession ou la voir de près, mais le | toit de leur maison leur fournissait tout jl trouvé un poste d'observation trop favorable pour n’en Pas profiter; aussi étaient- | |
elles toutes fières de nous y conduire pour nous expliquer comment elles avaient pu voir et entendre aussi bien que quiconque, et recevoir en même temps la bénédiction du Très Saint-Sacrement.
Les Dames du Sacré-Coeur poursuivent ici l’oeuvre qu’elles accomplissent partout avec tant de dévouement et de succès, l’éducation supérieure des jeunes filles.
Une grande réception était donnée dans les salons de leur palais, par le marquis et la marquise de Mattei, en l’honneur de Son Eminence le cardinal Bourne, leur hôte pendant le Congrès, ct réunissait l'élite de Malte.
J'étais bien aise de voir de près ce qu’on appelle “ la classe dirigeante ”, au sortir d’un congrès eucharistique, dans une ville où tous les citoyens semblent se faire un honneur non moins qu’une règle de tenir en accord leur conduite, même publique, avec leur foi. Non moins que le
DE MALTE 119 NE ne NS Si peuple des travailleurs, tous ces messieurs et ces dames étaient réjouis du succès monumental qu’ils venaient d'obtenir, et qui était le fruit commun de la piété de tous.
Nous ne leur avons pas ménagé les félicitations si bien méritées.
La Valette, Malte, 30 avril 1918.
Hier soir grand banquet offert dans la grande salle du Casino à Son Eminence le cardinal Bourne et à Son Excellence le duc de Norfolk, avec quelques invités d’honneur, parmi lesquels votre humble serviteur.
Les convives étaient au nombre de cent quarante, tous ou à peu près tous titrés.
C'était vraiment la société catholique maltaise : marquis, comtes, barons, vicomtes, chevaliers de divers ordres ; magistrats, conseils du roi, gradués universitai.
Re
res, hauts fonctionnaires ; la noblesse, l’administration civile et judiciaire avaient là leurs principaux représentants,
Le président, M. le juge Parnis, fit le discours d’usage en termes excessivement délicats ; le cardinal et le duc répondirent en faisant l'éloge de Malte et spécialement des citoyens que la naissance, le mérite, l'instruction ou les fonctions placent à la tête de la nation, et qui par là même sont tenus d’être de toute manière l’exemple du peuple.
C’est bien ce qui se passe à Malte, et c’est peut-être là l’un des traits les plus frappants du Congrès qui vient de se terminer. -
Les messieurs haut placés, riches, instruits, fidèles d’ailleurs à leur conduite habituelle, se montrant Catholiques dans leur vie extérieure, aussi bien qu’à leur foyer, ont tenu à honneur d’être les premiers partout autour de leur Dieu, comme
ils sont partout à la tête de leurs concitoyens. Logique et bon sens.
Je fus appelé à prendre la parole. Il serait malséant de me reproduire ici. Du reste je ne m'attendais pas à l’honneur et je n’ai pu que bien faiblement porter la charge de faire un discours. J’observai qu’il était remarquable que des vingtquatre Congrès eucharistiques internationaux, trois des plus grandioses avaient été tenus sous la protection du drapeau britannique. Il faut s’en réjouir, mais c’est justice. L’une des fins principales de ces congrès est la réparation. Qu'elle se fasse solennelle, éclatante, et qu’elle soit comme une protestation contre trois siècles de blasphème officiel, proféré périodiquement contre la Sainte-Eucharistie.
J’essayai ensuite d'établir un parallèle entre le peuple canadien français et celui de Malte. Notez que je parlais en anglais.
Entre les nations canadienne-française et
ere RS
maltaise, n’y a-t-il Pas plusieurs points de rapprochement : origine religieuse, mentalité, luttes, souffrances, fidélité et loyalisme, vocation nationale, affirmation et revendication des droits les plus sacrés, tout jusqu’à l’état äctuel de chacun des deux peuples Peut servir de point de com- Paraison. Aujourd’hui, des Maltais et des Canadiens-français on peut dire’les mémes choses et elles s'appliquent également.
Bien plus, si le temps l’avait permis, j’aurais tenté de faire voir, mais je n’ai pu qu’iudiquer que les mêmes problèmes se posent, les mêmes Questions s’agitent et que, dans la même anxiété mais avec la même confiance, Canadiens-français et Maltais, tous catholiques, regardent du côté de l'Angleterre et comptent, dans une fidélité inviolable aux truités, sur la re- Connaissance Constante et sur la Conservation intégrale de leurs institutions. de leur langue, de leur religion, en un mot de tout ce qui constitue respectivement leur caractère national. Au reste PAngleterre elle-même Sait, par expérience et par
doctrine, qu’elle n’aura jamais dans tout l'empire de sujets plus sincèrement loyaux que les catholiques, et parmi les catholiques eux-mêmes que les Canadiens-français et les Maltais, aussi longtemps qu’il y aura un peuple maltais et une nation canadienne-française.
l'out à côté, au-dessus d’un portique, en face du palais du gouverneur, se lit l’inscription fameuse :
Magnaec et invictae Britanniae Melitentium amor et Europae voz Has insulas confirmat.
Chez nous, 1775 et 1812, ne sont-ce pas là deux dates qui valent cette inscription?
Pour vous faire voir combien ces Maltais de haut rang sont aimables à notre endroit et nous témoignent de cordiale sympathie, je vous dirai qu’à la suite du repas, il m’a fallu m’asseoir à une table, et durant plus d’une heure contresigner la carte-menu de chacun pour la leur laisser en souvenir.
Vraiment, je suis de Plus en plus char.
mé par la distinction, et aussi par l’étendue et la variété des connaissances de ces messieurs. Il m’a semblé que la culture intellectuelle est ici portée très loin et va de pair avec la science religieuse elle.
même, J'ai rencontré des avocats, des
juges, des Médecins qui sont de vrais théologiens,
D'ailleurs, l’île de Malte a été longtemps régie Par le droit Canonique dont elle n’est pas encore complètement privée.
Ce qui fait que la législation et l’administration de Ja justice, aussi bien que l’enseignement à tous ses degrés, sont imprégnés de religion.
En-dehors des Maltais Proprement dits, il yaun groupe peu considérable d’an- £glais Protestants, outre la &arnison de dix mille soldats et un certain contingent de marins. La Plupart sont aussi protestants, Tous ont eu durant le Congrès une tenue très digne. On n’a vu aucun uniforme,
RE Re ee Te me