‹ Au congrès eucharistique de Malte [microforme]Chapitre 18 sur 32 · D EE · texte numérisé non relu

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dans les plus hautes sphères intellectuelles, et qui a ramené à l'Eglise plusieurs des penseurs les plus sérieux et des meilleurs écrivains.

Voulez-vous maintenant une formule qui résume mon impression : la partie dégradée de la France périra, rongée jusqu’à la moëlle dans ses énergies physiques et morales que ne protège aucun bouclier religieux, on assiste déjà à sa décomposition; mais la France catholique vivra, ou

plutôt elle vit toujours plus religieuse que jamais, d’une activité et d’une générosité d’autant plus admirables qu’elle est privée de tout appui légal et condamnée, pour longtemps peut-être, à l’indigence dans la personne de ses pasteurs, et à la gêne financière Pour le soutien matériel de ses oeuvres si variées ; et le nombre de ses enfants fidèles et dévoués augmente notablement de jour en jour. D'ailleurs, Pour moi il m’est impossible d’en douter aussi longtemps que de la France la Vierge fera son piédestal Pour y manifester ses grandeurs, et répandre de là ses bienfaits sur l’univers entier.

Lourdes, France, 26 juin 1913.

“Il y a trois endroits où je trouve qu’il fait bon de vivre, disait tout à l’heure l’évêque exilé de Beja au Portugal :

Malte, ou le peuple est si profondément catholique, Rome où réside le Souverain- Pontife, et Lourdes où l’on assiste chaque jour à de si impressionnantes manifestations de piété populaire. ” Je fis observer à Sa Grandeur qu’elle ne connaissait pas le Canada. Tout de même il est bien vrai qu'après les splendeurs du Congrès de Malte, et les jouissances d’un séjour prolongé dans la ville éternelle, on éprouve encore des émotions toujours nouvelles

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