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et entendu à Vienne, au dernier Congrès, et le tenaient en grande estime. Tous me font part de leurs sympathies et promettent leurs prières.
Pour moi je perds un ami véritable, non moins qu’un collègue éminent par sa piété, par son zèle, et par sa science ; c’est un vide très grand dans les rangs de l’épiscopat canadien.
Mon affliction est d’autant plus grande et profonde, que je n’aurai pas eu la consolation de le voir avant sa mort, et que je n’aurai pas non plus celle d’être présent à ses funérailles Le chagrin s'est emparé de mon âme, et je vois bien que je ne pourrai guère le dissiper, malgré les solennités de ce jour et de ceux qui suivront. Du fond de mon âme je supplie le Seigneur d'accorder à l’illustre évêque de Joliette le repos et la lumière éternels.
Aujourd’hui les étudiants de l’Univer-
sité ont fait leur communion générale ;
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en. :
Pas un n’y a manqué. Je suis allé dire la messe en leur présence pour assister à celle de Mgr Pace, dont la vigueur malgré son grand âge se maintient d’une manière étonnante pendant le Congrès.
Les jeunes gens m’ont fait ensuite la gracieuseté de m’inviter à poser avec enx devant l’appareil photographique, en compagnie de leur évêque, ce qui fait que j'aurai, étant moi-même au milieu d’eux, le groupe intéressant des étudiants de P'Université maltaise.
C’est la journée des portraits. Les dignitaires du Congrès avaient été avertis de se rendre dans l’avant-mici chez M.
Orestes Grech, qui habite tout près de l’église de la Musta une charmante villa. L'opération terminée, on se rend à la basilique pour la dernière réunion générale.
C’est comme la séance d’adieux. Mgr Heylen en profite pour lire la déclaration
suivante qui produit une profonde impression :
“ Le mois d’octobre prochain, se tiendra à Lisbonne, le dix-septième Congrès de la Fédération internationale de la Libre- Pensée. Déjà le conseil général, dont le siège est à Bruxelles, a publié uu manifeste dans lequel il est dit que ce Congrès s'annonce comme devant avoir une double signification, dont voici la première :
“Le Congrès sera une protestation contre l’outrecuidance de l'Eglise Romaine, qui, dans un Congrès eucharistique, a lancé un défi outrageant à la pensée humaine.” Cette insulte des libres-penseurs ne nous étonne point, elle nous efiraye encore moins. Elle nous prouve que les Congrès eucharistiques, sont une oeuvre glorieuse à Dieu, et salutaire aux âmes. $’il n’en était point ainsi, les ennemis de Dieu et de l’Eglise ne les attaqueraient pas avec tant d’acharnement. Toutefois il nous semble nécessaire que, dans ce Congrès eucharistique de Malte, il s'élève une