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protestation contre les insultes du manifeste de la libre-pensée. Cette protestation, je la propose comme président du Comité permanent des Congrès eucharistiques et aussi comme Belge, parce que le manifeste émane d’un comité dont tous les dignitaires portent des noms Belges.
Et d’abord, je vous demande de renouvcler avec moi, votre acte de foi à la Sainte- Eucharistie, où nous croyons que Jésus- Christ, vrai Dieu et vrai homme, est vraiment, réellement et substantiellement présent dans la Sainte-Eucharistie. Nous croyons que Jésus-Christ dans la Sainte- Eucharistie, est le Dieu, non seulement des individus, mais de la nation, et de la société tout entière, et nous voulons lui offrir les hommages publics, solennels et sociaux, qui lui sont dus à tant de titres.
Nous reconnaissons que le mystère de la Saiute-Eucharistie est au-dessus de la raison humaine, et que jamais elle ne pourra le comprendre, mais nous affirmons, que ce mystère n’est point contre la raison humaine, et, sans crainte, nous
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déclarons que jamais les adversaires de notre sainte foi, n’ont pu prouver, et ne Pourront jamais prouver, la moindre contradiction des enseignements de la foi, avec les vérités évidentes connues par les seules lumières de la raison.
“ Par conséquent, en réclamant la soumission de la raison humaine aux mystères de la Sainte-Eucharistie, nous ne lançons point un défi outrageant à la pensée humaine, mais nous élevons cette pensée au-dessus de sa sphère naturelle et nous Jui donnons une grandeur, une lumière qu'elle ne saurait avoir par ellemême,
“Les libres-penseurs peuvent multiplier leurs objections et leurs insultes contre elle, les fidèles enfants de l'Eglise démontrent toujours la vérité que nous venons d'affirmer, ”
Après cette déclaration aussi noble que nette et fière, toute l'assistance se lève et
par trois fois proclame sa croyance inébranlable au mystère de la Très Sainte- Eucharistie.
On entend ensuite le R. P. Leanza, s. j., parlant au nom de Mgr Zorne de Bulach, Mgr Faruzia, vicaire-général de Gozo, Malte, M. Crémona, le chanoine Desgranges; et le cardinal-légat prononce le discours de clôture, qui fut un chant d’actions de grâces envers Dieu, et l’expression de la reconnaissance générale pour tous ceux dont le concours a fait de ce Congrès un succès si complet.
Tous ces mémoires, rapports et discours seront sans doute publiés tout au long dans le compte-rendu officiel, je me contente ici de les mentionner. Avant de se disperser, l’assistance a reçu la bénédiction du cardinal-légat, et poussé des acclamations enthousiastes en l’honneur de Son Eminence et du Pontife qu’Elle représente si dignement.
“ Eh bien! franchement, il doit y avoir quelque chose dans cette doctrine de l’Eu-
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Charistie”, disait à la sortie un protestant à son compagnon. Oh! oui, mon cher ami, il y a certainement quelque chose, il ya Dieu lui-même. Notez bien; on conçoit que vous n’y croyiez point et que beaucoup partagent votre incrfAulité La foi est un don divin. Vous. l’avez pas. Soit.
Mais ce que vous ne pouvez jamais expliquer, c’est que depuis vingt siècles, l’humanité dans sa portion la plus élevée et la plus cultivée, représentée par les plus grands saints et les plus beaux génies, se soit agenouillée, prosternée, pour l’adorer et pour l’aimer, devant cette chose insignifiante qu’est une hostie, qui n’est par ellemême l’image ou le symbole d’aucune puissance, d’aucun attribut divin, s’iln’ya vraiment Dieu lui-même, selon sa divine parole. L’aberration en pareille matière et sous cette forme, ne saurait être ni si universelle, ni si durable. L’Eucharistie c’est Jésus-Christ, le Dieu-Homme présent sous les espèces sacramentelles. C’est la foi catholique. Elle est révélée. Elle est vraie. Je vous souhaite de lavoir un jour vous-même,
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Samedi, 26 avril 1913.