‹ Au couchant de la monarchieChapitre 116 sur 148 · I. Journal de Véri · texte numérisé non relu

I. Journal de Véri

Ut' ». C'osl aussi Sa î al -Germain, blessé de voir ses comples soumis a la revision d'un collègue, s*cfforçanl à secouer le joug et se rapprochant du Mentor dans l'espérance de sortir ainsi de tutelle*. Et c'est encore Sartine, gagné, dit-on, par le parti Choiseul \ s'associant sournoisement aux manœuvres d'un intrigant dans le procès scandaleux qu'il intente au président Turgot, frère aîné du ministre. En discréditant sa famille, on compte atteindre du même coup le contrôleur lui-même. Vergennes et Berlin restaient neutres et gardaient un silence prudent ; mais leur résene froide était sans bienveillance.

Surpris, déconcerté par cette levée de boucliers, Louis XVl, au fond du cœur, s'en prenait à celui qui, l'an dernier si populaire, s'était si prompt^mcnt attiré la désaffection générale. Un trait rapporté par Véri nous révèle sa pensée intime. Comme il félicitait Malesherbes d'avoir échappé jusqu'alors aux attaques du public : « C'est sans doute, répondait celui-ci en souriant, que je remplis mal la place que Voire Majesté m'a donnée ; car, si je m'en acquittais bien, je ferais une foule de mécontents ». Alors le Roi,

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