‹ Au couchant de la monarchieChapitre 13 sur 148 · I. Lettre da 1 4 juillet · texte numérisé non relu

I. Lettre da 1 4 juillet

a. Lettre de Mercy-Arg^nteau à Tlmpératrice, du aS septembre 1774. I^c, cit.

donné ces écarts à son extrême jeunesse; le pire était son caractère hautain^ impérieux, violent, une témérité de propos qui n'épargnait rien ni personne, et la fatale manie de jeter ceux qui l'approchaient, par son exemple et ses conseils, dans les plus périlleuses aventures*

Louis XYI sans faire grand cas de lui, montrait quelque faiblesse envers cet enfant étourdi et lui passait mainte incartade. Cette indulgence eût été sans danger, si elle n'avait facilité Tintimité fâcheuse de la Reine avec son beau-frère. Sans doute celle-ci, aux heures de réflexion, le jugeait-elle à sa valeur. Après un séjour avec lui : « Je suis convaincue, confiait-elle à sa mère S que, si j'avais à choisir un mari entre les trois frères, je préférerais encore celui que le Ciel m'a donné ». Elle s'amusait pourtant de ses propos hardis, de ses folles équipées et de ses façons cavalières, tolérait de sa part de choquantes familiarités^. Les jours de désœuvrement et d'ennui, nous le verrons entraîner sa belle-sœur à toutes les imprudences, à toutes les inconséquences de conduite, où Marie-Antoinette laissera de sa réputation. C'est encore lui, dans les crises politiques, qui abusera de son crédit pour engager plus d'une fois la souveraine en de déplorables démarches, au détriment de sa dignité personnelle et de l'intérêt du

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