‹ Au-dela du RhinChapitre 15 sur 65 · TOMB · texte numérisé non relu

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traités de 1523, de 1701 et 1755, qui les soumettent à la même constitution, aux mêmes États et au même système d'impôts. Le Mecklenbourg a couservé presque toutes ses vieilles franchises. Là , on trouve encore deux des anciens états qui composaient la représentation du pays , la chevalerie et la bourgeoisie , Ritter und Landschafi; seulement les prêtres ou les prélats, Praelaten, ontdisparu comme ordre séparé. Veut-on une singularité qui rappelle les anciens jours? Troiscouvensde nobles demoiselles, Frùulein Klœster, Dabbertin, Malchow et Ribnitz , ont une représentation particulière à la diète du pays : cette représentation est exercée tant parla chevalerie que par la bourgeoisie. C'est la possession d'une terre noble qui donne dans la chevalerie le droit de représentation ; ainsi le droit est conféré par la qualité du sol et non par la qualité de la personne ; conservation entière de l'élément réel du système féodal» Rostock et quarànte'trois autres villes concourent à former la représentation de la bourgeoisie. Les états concourent à la législation , accordent ou refusent le budget, adressent leurs plaintes au gouvernement* Les franchises municipales du Mecklenbourg sont grandes. Les villes élisent leurs autorités et s'administrent elles-mêmes. Le gouvernement n'a d'autre droit que la nomination des juges, Stadtricthten Les communes du Mecklenbourg ont jusqu'à présent maintenu leur indépendance. Elles ont plusieurs fois refusé à la diète germanique et à différons go^ivernemens d'Allemagne l'extradition des réfugiés poli-

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tique* qui leur aVaient demandé un asile. Plusieurs fois un magistrat municipal a bravé les menaces et les ordres des souverains. Ainsi les débris des vieilles institutions ont pu servir d'abris à des infortunés comme les ruines sacrées d'un temple antique.

Dans les moeurs même de la vie privée , F Allemagne a d'innombrables variétés qu'il serait barbare de broyer sous un despotisme artificiel et lourd. Ne vous hâtez jamais de porter sur les mœurs allemandes un jugement trop général , car il sera démenti par la survenance de détails contradictoires et nouveaux. Cette vie, si instinctive et si riche, pourra être un jour ramenée à plus d'ordre et à plus d'uniformité par la réflexion et la conscience de la nation elle-même. Mais si une oppression dictatoriale pesait sur l'Allemagne, même au nom de la liberté, elle étoufferait les développemens précieux de l'originalité intime , sans y substituer efficacement des nouveautés viables.

Les destinées d'une nation comportent la même conséquence que celles d'une homme. Tout s'enchaîne et se déroule. Or, l'Allemagne avec sa nature idéale , ne peut aboutir à la liberté que par l'éclaircissement et le triomphe des idées. Et ici la variété éclate plus encore : dans leur exubérance, les idées se surpassent et se supplantent , se choquent et se heurtent ; un système s'élève aujourd'hui pour être contredit demain par un rival qui rencontre à son tour un contradicteur ; les efforts de l'esprit humain se croisent et semblent se combattre ; le tournoi est

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éternel ; le champ de bataille , immense et profond , est souvent couvert de nuages épais ; mais des flancs de ces nuages sortira la vérité.

Un écrivain spirituel autant qu'il est possible de l'être , M. Heyne , pensant avec raison qu'une révolution politique ne pouvait être pour l'Allemagne qu'une conséquence de la philosophie indigène, nous a représenté les événemens futurs comme le reflet fidèle des différentes vicissitudes de la métaphysique allemande. Ainsi doivent apparaître les Kantistes , extirpant les dernières racines du passé : puis viendront les Fichtéens , dont le fanatisme de volonté ne pourrait être maîtrisé ni par la crainte , ni par l'instinct ; mais les plus effrayans seraient les philosophes de la nature, qui se mettraient en communication avec les pouvoirs originels de la terre , conjureraient les forces cachées de la tradition , et pourraient évoquer celles de tout le panthéisme germanique. Alors ces trois chœurs séparés d'idéalistes entonnant un chant révolutionnaire qui fera trembler la terre, il se passera un drame en Allemagne auprès duquel la révolution française ne sera qu'une innocente idylle. Alors, Français, continue l'auteur, tenez-vous fort tranquilles , et surtout gardez- vous d'applaudir, car vous avez plus à craindre de l'Allemagne délivrée que de la Sainte-Alliance avec les Croates et les Cosaques.

Que M. Heyne en convienne : dans ce morceau , fantaisie scintillante échappée à une verve toujours impétueuse et toujours féconde, il a voulu flatter

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les derniers ressenti mens du. vieux patriotisme germanique , et trouver dans des menaces adressées à la France une expiation de son audace révolutionnaire. Màis en vain il s'est fait un instant Jeunevieille- Allemagne, pour parler son langage ; en vain il a abdiqué quelques minutes la pensée cosmopolite pour les farouches aigreurs d'un ressentiment qui n'a plus d'objet; il ne sera jamais pour l'Allemagne un représentant de la Teutonia. Qu'il revienne donc à l'amour de l'humanité et de la France ; que par un caprice indigne de son esprit , il n'appelle plus la révolution française une idylle , et qu'il ne nous montre plus l'Allemagne déchaînant contre la France sa liberté mugissante et sauvage, singulier emploi des forces émancipées d'une des grandes familles du genre humain !

Oh! que nous concevons autrement la liberté de la noble Allemagne , et que nous sommes loin d'en redouter le développement et l'éclat! Du sein de la philosophie et des idées sortira pour elle la liberté , liberté générale et réfléchie qui, elle-même à son terme, enfantera l'unité; mais dans cet enchaîne* inent nécessaire de la philosophie , de la liberté et de l'unité poli tique, il importe que la cause première, la philosophie , ait mûri long-temps encore dans la conscience et dans Famé de la nation.

Le cycle dialectique de la pensée allemande est fourni, et les grands ouvriers delà métaphysique ont fini leur journée. Mais l'Allemagne ne s'est pas encore complètement assimilé la forte nourriture pré-

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parée par ses penseurs ; elle la digère en ce moment; elle contracte en silence cette habite vigor, nécessaire aux grandes destinées. La liberté générale ne sera ni mûre , ni possible en Allemagne , tant qu'il y aura des camps séparés de Kantistes, de Fichtéens, d'adhérens de Schelling et de Hegel, mais seulement elle luira , quand de ces lambeaux palpitans se sera formée une philosophie vivante , une pensée chaude et profonde , ame inépuisable et passionnée d'une nation convaincue. Il faut que les formules tombent, que les dissentimens d'école disparaissent , que les échafaudages scolastiques ne masquent plus l'idéalisme vivant, le verbe philosophique de l'Allemagne. Voilà le travail qui s'accomplit maintenant, travail obscur, long, mais dont la fécondité récompensera le temps dépensé et la patience consentie.

Tel est le véritable sens des conjectures actuelles de l'Allemagne; elle n'est ni épuisée, ni abattue; elle se nourrit en silence de son propre génie ; elle se prépare , elle attend ; il convient à sa profondeur de ne se résoudre à quelque chose qu'après avoir épuisé un de ces puissans monologues où sont passés en revue tous les problèmes de l'esprit humain.

Le temps semble couler moins vite au-delà du Rhin ; il n'a pas la rapidité des flots du grand fleuve, et l'homme qui habite entre le Danube et la Sprée semble consentir à agir plus tard pour penser davantage.

La patience appartient surtout à l'Allemagne : si aux Français Dieu a donné la furia > il a doué les

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Allemands de la patience , cette durée majestueuse du courage. Aujourd'hui la Germanie peut, comme l'Ulysse de l'Odyssée , s'écrier en frappant sa forte poitrine :

« Supporte mon cœur, tu en as déjà enduré de u plus rudes, »

En vérité, il y a deux Allemagne au-delà du Rhin. A la surface se déploient des royaumes et des duchés , retenant tout ce qu'ils peuvent des anciens jours et ne se laissant arracherjpar l'esprit du siècle, que les transactions les plus avares et les plus inévitables. Les traditions féodales brillent encore; les superstitions de la vieille société ont encore une apparente vigueur. Les monarchies de Vienne et de Berlin font concourir à l'exercice d'un pouvoir absolu et commun d'anciennes habitudes d'obéissance et l'appareil de la force militaire. Le cours officiel des choses se poursuit ; les noms, les titres, les formes , les inscriptions du passé sont toujours visibles; tout se tait, tout obéit, et les choses humaines semblent se courber sous le joug avec une docilité inaltérable.

Mais il est une Allemagne invisible, animée d'une vie secrète et vigoureuse sous ces spécieux simulacres ; elle marche, et on ne la voit pas ; elle passe à côté de ses maîtres, les contemple et les juge ; elle rêve, elle pense, elle médite; elle condamne au

fond du cœur tout ce qui semble arracher encore l'apparence de ses respects; son examen est inflexible, sa spéculation infinie. Au milieu des établissemens qui la fatiguent et qui lui pèsent, elle se fait par la pensée une solitude et un désert , et par la pensée encore dans cette solitude et dans ce désert, elle se bâtit une société à la convenance de ses conceptions et de ses espérances.

Que faire contre cette Allemagne invisible? Qu'entreprendre contre elle? Quelquefois les puissans semblent inquiets et comme gênés par son invisible présence ; elle passe et ils semblent sentir son souffle comme un vent subtil, comme l'esprit de Dieu, suivant les traditions bibliques ; ils voudraient étendre la main pour la saisir, mais la mystérieuse Germanie de l'avenir rit du geste impuissant et leur échappe victorieusement.

Qui donc la vivifie et lui prête la force? L'idéal. Le génie de l'Allemagne aperçoit confusément un avenir que doivent enfanter la science et la conscience de la nation . De l'épanouissement des idées sortira la liberté, et les rayons de la liberté convergeront à une centrale unité.

Plusieurs ont pensé que l'Allemagne avait trop de philosophie pour conquérir la liberté politique : il fallait penser au contraire que l'Allemagne aurait un jour beaucoup de liberté, parce qu'elle avait beaucoup de philosophie.

Ce que la France a fait avec une rapidité naturelle, l'Allemagne y procède avec une lenteur na-

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turelle : elle aussi efface les mœurs par les idées, et la révolution politique suivra la révolution morale.

Il est certain que la réflexion est la meilleure ouvrière de la liberté morderne ; nulle part cette réflexion n'aura employé plus de temps et de méthode qu'en Allemagne; voilà pourquoi la révolution qu'attendent les Allemands sera lente à venir; voilà pourquoi encore sa venue est inévitable.

Chaque peuple a sa dette à payer au monde : nous avons jusqu'à présent payé la nôtre par notre impétueuse activité ; l'Allemagne soldera la sienne par une temporisation intelligente.

Nous ne saurions vouloir pour elle ni une liberté précipitée, ni une unité despotique : les peuples ne doivent pas être égoïstes, puisqu'ils sont éternels. Quel lamentable dommage si la profonde Germanie ne continuait pas de vivre avec cette majestueuse patience qui la caractérise, et si le développement social qu'elle doit apporter au monde avortait !

La liberté allemande sera fille légitime et viable de la métaphysique, ou elle ne sera pas ; et comme une grande nation ne peut durer aujourd'hui sans être libre, il faut induire qu'à la fin du siècle, la philosophie aura fondé la liberté.

Nous ne nous livrons point ici à de chimériques espérances, et nous sommes certains d'écrire la vérité. Les Allemands seront libres quand ils auront abstrait les sucs élémentaires de leur science pour s'en nourrir, quand ils auront acquis la pleine conscience d'eux-mêmes, de leur nature, et de leur rôle

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dans l'histoire. Alors les grands hommes ne manqueront pas à l'Allemagne dans l'ordre politique : de* puis un siècle et demi elle en a été dénuée ; nous exceptons Frédéric ; elle a eu ses grandeurs dans Tordre de la pensée, elle eu trouvera d'autres pour l'action, quand l'action sera Tenue à sa maturité fatale.

Puisque la liberté et l'unité de l'Allemagne doivent être produites par la pensée, cette génération nécessaire nous commande d'examiner comment aujourd'hui ehe$ nos voisins se comporte la science, mère des destinées sociales. Ce sera tout ensemble raconter le présent et pressentir l'avenir. Nous ne changerons point de sujet, seulement de point de vue ; nous ne quitterons pas l'examen de la puissance humaine chez un grand peuple ; seulement nous en constaterons un autre emploi, et sa portée future.

Il est au dix-neuvième siècle une alliance indestructible, celle de la politique et de la science ; elle est contemporaine de l'origine des sociétés, et ses progrès se confondent avec le développement même des destinées humaines. Aujourd'hui elle se fait sentir avec plus d'autorité, et cependant que de refus encore de la reconnaître et d'y souscrire ! Quand la science gouvernera les hommes, il n'y aura plus de révolutions que celles de la science : au moins les peuples auront obtenu de n'obéir qu'à la pensée même, et l'intelligence seule sera la mesure du droit et de la légitimité sociale.

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Wurtemberg*

Wurtemberg était une maison héréditaire, limitée par des Etats. Le prince , dont le titre<était duc de Wurtemberg et Tek et comte de Mompelgard , succédait d'après le droit de primogéniture. Les sujets ne lui prêtaient serment de fidélité, qu'après qu'il eut juré l'observation des lois fondamentales et de leurs droits. Les Wurtembergeois avaient fait par la convention de Tubingue (1514) une sorte de pacte avec leur prince et ne lui devaient plus qu'une obéissance constitutionnelle. Dès le temps de là convenions t. 17

tion de Mûnsing, le pays fut déclaré indivisible. Le prince était majeur à sa dix-huitième année (s'il n'avait pas reçu plus tôt le veniam œtatis de l'Empereur), le plus proche agnat majeur gérait la tutelle , concurremment avec la princesse-mère, dans ce qiii concernait l'éducation du duc mineur. Dans les affaires du gouvernement , il exerçait entièrement les droits du prince. Les princes puînés , d'après la loi de la maison (le testament d'Eberhard III en 1664), obtenaient des apanages. Les princesses étaient obligées, à leur mariage, de signer un acte de renonciation de toute prétention au duché et au hien de chancellerie privée , c'est-à-dire au plus strict fidéicommis de la famille. Le duc était le chef de la famille et l'usufruitier de ce bien très considérable.

Dans le gouvernement du pays , l'autorité du duc était très limitée, sous plusieurs rapports. Il faut savoir qu'au seizième siècle les nobles propriétaires fonciers s'étaient totalement séparés du pays pour se considérer comme chevalerie de l'Empire. Aussi les sujets de Wurtemberg ne se partageaient plus qu'en deux classes, le clergé et la bourgeoisie, dont Içs droits étaient absolument égaux, sauf une participation plus grande du clergé aux Etats du pays» Voici les plus iraportans de ces droits et privilèges des Wurtembergeois. . ,

Chaque Wurtembergeois, même serf, pouvait quitter le pays sans être astreint à un prélèvement ou à un impôt sur ses biens et sans avoir besoiu.de

WOl* COlfSTITUT. DU WURTEMBERG. 195

pëttnissiôn ; il n'avait qu'à déclarer son intention à Faiitorité compétente.

Un Wurtembergeois ne pouvait être condamné à une peine que par la juridiction ordinaire, prononçant dans lès cas déterminés par la loi, Les mêmes dispositions s'appliquaient à Temprisonnemént. 1

Il ne payait que les impôts constitutionnellement alloués; il n'était tenu qu'aux prestations et aux corvées conformes au cadastre ou définis par des convendons ou la coutume, et notamment il ne pouvait être forcé aux services pour les fêtés et chasses seigneuriales. ' 11 i

Touté propriété ainsi que tout droit bien acquit étaient déclarés inviolables. Il y avait surtout beaucoup de réglemèns contre les dégâts commis â k chasse. i

Tous les monopoles étaient défendus ; les communes pouvaient faire librement le commerce de sel.

Chaque Wurtembergeois avait le droit de posséder des armes et n'était d'ailleurs obligé au service militaire que dans le cas de guerre, d'urgente nécessité, avec l'assentiment des états, et uniquement pendant la durée dés hostilités. En principe, et surtout durant la paix, l'armée régulière ne pouvait être complétée que par un enrôlement volontaire, et les volontaires mêmes ne devaient pas être forcés au service au-delà du temps marqué par la capitulation. Les bourgeois ne devaient aux soldats qu'abri et logement.

La constitution des communes était très libre , et les Communes possédaient beaucoup de droits et une.

indépendance remarquable; ainsi tous les fonctionnaires communaux étaient laissés au choix libre des magistrats (conseils communaux) , et des communes elles-mêmes.

La garde de ces droits était confiée aux. états du pays. Ces états étaient composés : (a) des prélats de 14 établissemens et couvens, sécularisés pendant la réformation et annexés aux biens de l'église ; (b) des députés de 70 villes et bailliages, élus dans leur propre sein par des assemblées de bailliages et les magistrats(consèi!s communaux). Aucun fonctionnaire supérieur de l'état ne pouvait assister aux élections ni être élu. Chaque député était délégué aux frais de l'arrondissement qui l'envoyait; il en tenait des pleins pouvoirs, et il était lié par les instructions , qu'il avait reçues ; on pouvait voter aux états par procuration.

L'assemblée des états était convoquée par un rescrit du prince, dans lequel on mentionnait les motifs de la convocation. Ordinairement on les convoquait à l'avènement d'un nouveau gouvernement ou dans d'importantes occasions ; néanmoins ces assemblées étaient assez rares. Le petit comité et les villes de Stuttgard et de Tubingue avaient le droit de demander la convocation des états. Les objets sur lesquels les états devaient délibérer leur étaient communiqués par le duc dans une audience solennelle. Le comité était une commission permanente qui élaborait les propositions du gouvernement et les présentait à l'assemblée. Les résolutions étaient

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