‹ Au fil de l'eauChapitre 19 sur 38 · LA LISIERE DE LA FOR HT · texte numérisé non relu

LA LISIERE DE LA FOR HT

IVliDi. l'été. L'oiseau sans voix, Un ciel de feu, pas une haleine.

— J'osai préférer aux grands bois La ligne droite de la plaine.

Nous allions... on eût dit la mer, Mais une mer propice et bonne, De qui le sein n'esc pas amer Et qui n'est rude pour personne ;

Calme et belle de la beauté Des moissons larges et profondes, La mer blonde des champs, l'été, Immobile et comme sans ondes.

L'ardent baiser de messidor Brûlait le sol couvert de rides, Sans remuer l'océan d'or Des blés épais, droits et torrides.

Du milieu des champs que suivait Notre regard tendu sans terme.

Comme une voile se levait La forme blanche d'une ferme;

Les buissons faisaient les agrès, Le mât était le tronc d'un hêtre Qui se profilait à grands traits.

Haut et facile à reconnaître.

Une bonne odeur de pain blanc.

Au lieu de l'acre odeur marine.

Comme un arôme somnolent Montait caresser la narine.

La côte c'était la foret.

Qui prolongeait en masses noires.

Sous qui le détail disparaît.

La verdure des promontoires;

LA FORET

Et sous la lumière de feu Je retrouvais dans mes pensées.

Vers un lointain tranquille et bleu.

Des souvenirs de traversées.

LES HORIZONS AIMÉS

LES HOT^IZOV^S cAimÉS

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